RACK
RADICII.E
mation qu'on veut. On ap^iello racine »• d'un nombre à moins {luno unilé, par delauf. le plus grand nomkre dunilé* <|ui élevé à la puissance n' donne un résultat contenu dans le nombre doinié. De même la racine d'un nombre à moins de 0,1 ; 0.01 ; 0,001, ou eucoi-c à moins de
-1 par défaut, est le plus grand nombre de dixièmes, de
centièmes, de millièmes et plus généralement de p'"^^ dont la puissance ii soit contenue dans ce nombre. On trouvera dans les traités d'Arithmétique les règles pour extraire les racines carrées soit à une unilé près, soit avec une approximation donnée. La racine p'^"» d'une fraction s'obtient en divisant la racine p"-^' du numérateur par la racine p'""" du dénominateur.
On appelle racine d'une équation algébrique à une seule inconnue tout nombre qui mis à la place de l'inconnue vérifie cette t-quation. Résoudre mie équation, c'est en trouver toutes les racines. Lorsque l'équation est entière et de degi-é /i, que ses coeflicienls soient d'ailleurs réels ou imaginaires, elle admet ;t racines réelles ou imaginaires. C'est là le théorème fondamental de l'Algèbre, tliéorème auquel on donne souvent le nom de d'Aleml)ert, el dont tiaus» a donné la première démonstration rigoureuse.
RACK, ARACK, liqueur, l'oij. kuumiss.
RACOLEUR (de racoler, prendre par le cou), individu qui faisait profession d'engager des soldais pour le sen'ice militaire. Avant l'établissement du recrutement régulier, les chefs de cor]» entretenaient dans les villes des recruleui"s de ce genre, qui étaient des espèces d'entrepreneui"s de levées. Les racoleui^s avaient recours à toutes sortes de manœuvres frauduleuses : ils tenaient leur bureau de recrutement dans un cabaret, et avaient pour dépi">ts mi four, c.-à-d. un lieu où ils gardaient sous clef les mallicurcu£«s victimes qu'ils avaient saisies dans les tripots ou qu'ils avaient enivrées en les faisant boire à la santé du roi.
RACONDE. nom vulgaire du pelage du Coypou, qu'on vend connue du castor. Voy. myopotaiie.
RADE de l'ilal. rada . partie de mer, plus ou moins abritée des vents et des com-anls, où les l)àtiments peuvent tenir à l'ancre. Parmi les plus belles rades, on cite celles de Spilhead entre l'ortsmoutli el l'île de AViglit, celles de Brest, de la Spezia, de San Francisco. Les ports de Toulon, du Havre, etc., sont précédés d'une rade.
RADEAU ,du b.-lat. radellus, p. ralelltis. dimin. de rnlis). On donne ce nom : I" à un assemblage de plusieui-s pièces de bois liées ensemble, comme les trains de bois à brûler, et qui forment une sorte de plancher, dont on s<î sert quelquefois pour porter des lionnnes, des chevaux et autres choses sur des rivières; — "2" à ime plateforme faite d'un assemblage régulier de poutres recouvertes de planclies bien .ijustées, et encadrée d'un Iwnlage sur ses quatre faces, dont on se sert pour réparer les parties inférieures de la coque d'un navire : quelques-uns «le ces radeaux ont une petite cale, qui sert â mettre des cordages, des palans, des anspeils, etc.
Hadeaii de fortune, sorte de construction improvisée pour sauver l'équipage dans un échouage ou un naufrage en mer; tel était le célèbre radeau construit par les naufragés de la Méduse.
RADIAIRE (du lai. radius]. Voy. astr.*.nce.
RAOIAIRES. Voy. RAYONNES et ZOOPHYTES.
RADIAL (du lal. radialis\ ce qui a rapport au radius - de l'avant-bras . On dislingne une artère radiale, des rriiu's radiales, un nerf radial, un muscle grand radial el un muscle petit radial.
RADIANTE ^matière]. On entend par ces mots un certain état de la matière déjà entrevu par Faraday en 1816, mais sur lequel M. Crookes a le premier publié, en 1879, des travaux suivis. En faisant le vide à un vingt millionième d'almosphcre dans un tube rempli de gaz, M. Crookes amène la matière à un état de raréfaction où les lois habituelles de la propagation de l'électricité dans les gaz semblent notablement modifiées. D'après lui, la matière se trouverait alors beaucoup plus libre et les molécules soumises à des chocs beaucoup moins fréquents ; l'action des foives ne serait plus gênée. Aussi les elfets de l'électricité se formulent-ils dans des lois simples : la matière radiante électrisée se ment en ligne droite, peut porter ombre, et par suite de sa vitesse déterminer des chocs suivis d'action mécanique, de phénomènes de phosphorescence, de dégaticmenl de chaleur, etc. M. Crookes a encore étudié l'action tlu magnétisme sur cette matière. — il v a là certainement
<les fails très curieux, mais il peut sembler prématuré de Ijàlir sur eux une hy|iollièse quelconque.
RADIATION (ilii lat. radialio, rayonnemenl|. Ce mot désigne, en Physique, les ravons caloriliqucs. lumineux, chimiques, etc., quand on les attribue à une cause unique.
RADIATION (du lal. barb. radiare'. action de rayer, d'effacer. On se serl de ce mol |»our exprimer le retranchement que l'ordre «les avocats fait de l'un de ses membres pour cause d'inconduite, et par mesure de discipline : on dit, dans ce sens, rayer un avocat du tableau. — Dans le langage hypothécaire, on dit radiation d'inscription, pour suppression, anéantissement A'tnscription.
RADICAL, se dit, en Botani(iue, de ce qui lient à la racine. — Les feuilles radicales, les pédoncules ratlicuuj-, sont les feuilles, les pédoncules qui naissent du pied d'une plante et près de la racine; les poils radicaux sont les poils absorbants de la racine.
En Grammaire, on appelle radical, dans les déclinaisons et les conjugaisons, la partie d'un mot qui resie invariable, par opposition à la désinence ou terminaison. — Il s'emploie aussi, mais improprement, comme sjtm>nyme de racine. Voy. racine.
RADICAL, se dil, en Chimie, de tout groupe d'atomes capable de jouer le rôle d'un élément, c.-à-d. de se trans- |)orler de toute pièce d'un com|K»sé à un autre sans subir de modilication dans sa com|)osition comme le ferait un corps simple. Ainsi le |M>tassium en décomposant l'eau déplace rhydi«)gène : dans 11.011. formule de l'eau. Il est remplacé fwr le métal monovalent K pour former la jiotasse K.OII: le giiiupe 011 qui subsiste dans les deux molécules est un radical monovalent. \' ojrhydrijle . En séparant dans une formule développée le ou les groupes 011. on met en évidence la liasicilé d'un acide ou la capacité de saturation d'une Itase pour un acide monobasique.
On distingue les radicaux : SO {thioxyle) et SO* [sulfunjle). tous deux divalents: ktO [nilrosyle] et AzO* a^otyle), monovalents. C'est surtout dans l'étude des com|)osi''s du carbone, dite Chimie organique, que la connaissance des radicaux présente de l'intérêt; elle facilite l'élude de ces combinaisons en permeltanl de. les grouper autour d'un radical comme on groupe les composés d un même métal autour de cet élément. On dit les composés du méthylc (Cil'], de Véttiyle [C*ll''!. etc. In radical ne renferme pas nécessairement deux éléments comme ceux qui viennent d'être cités ;C*ir'0 est le radical monovalent arétyle dont les composés sont : C-ll'O.OII acide acétif/ue. C'IPO.ll hydrure d'acélyle ou aldéhyde acétique, (C-1P0)*0 anhydride acétique, etc. — La théorie des radicaux, entrevue par Lavoisier, donnée par Dumas, a été surtout développée par Liebig.
lUBiCAL. On appelle ainsi, en Arithmétique etenAlgèbre, le signe v^ à l'aide duquel ou indique les racines des
nombres {Voy. racine). Ainsi V 12 indique la racine
7* du nombre 12. Un radical comporte une certaine ambigu'ilé; par ex., au point de vue de l'Algèbre, 4 à deux racines carrées [+2 el — 2) qui élevées au carré reproduisent 4. Si l'on introduit les nombres imaginaires il y a n nombres qui élevés à la puissance n reproduisent le même nombre : la valeur arithmétique d'un radical d'indice n qui porte sur un nombre positif a est l'unique nombre positif qui élevé à la puissance n reproduise a. — Les radicaux sont souvent remplacés par une autre nola-
9/— lion : si /> el q sont des nombres entiers positifs. Kl aP
s't'crit aussi a' {Voy. exposant) : «' el \'a ont le même sens.
Axe radical. En Géométrie, on appelle are radical de deux cercles le lieu des points tels que les tangentes menées de ces points aux deux cercles sont égales : c'est une «Iroile perpendiculaire à la ligne des centres des deux cercles, qui se confond avec la corde commune, indéfiniment pifilongée, quand ces deux cercles se coupent.
En Politique, on appelle radical tout parti exclusif qui demande les réfonnes les plus complètes, et qui veut extirper jusqu'à la racine de tout abus.
RADICELLE, (letite racine née de la racine principale.
RADICULE (du laf. radirula, dimin. de radix. racinel, la jiailie de l'embryon tpii est destinée à devenir racine