‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1374 sur 1729 · REIS · texte numérisé non relu

REIS

comp(c ordinairement trois règnes : le règne animal, le règuu vigclal et le règne minéral {Voij. animal, végétai., winkhal). Certains naturalistes, ne considérant que labseiiio ou la présence d'une orjfaiiisation, n'admettent que deux règnes : le règne inorganique, comprenant les minéraux, les gaz et les liquides, et le règne organique, lonipreriant les végétaux et les animaux. D'autres ont proposé; d'admettre l'existence d'un règne intermédiaire eiilic l'animal et le végétal, et lui ont donné le nom de règne psychodiaire [Voy. ce mot) on protiste.

REGNICOLE (du lat. regnicola, habitant du royaume), s«^ dil, en termes de Jurisprudence, des habitants d'un royaume, d'un empire, ayant comme tels certains droits : on ropp<Jse à étranger.

RÉGRESSIVE (discordance), en Géologie. Voy. discorda m: i;.

RÉGULATEUR (du lat. regulare, régler), nom donné, eu Mécanique, à toute pièce, à tout appareil appliqué à une machine ()our en modérer les mouvements et les rendre plus réguliei-s. Ou se sert surtout à cet ell'et du régulateur à force centrifuge, dit aussi pendule conique. Lorsque le mouvement d'une machine à vapeur s'accélère, le régulateur agit sur un registre qui dimhiue la quanlité de vapeur admise dans le cylindre; alors le mouvement cesse de s'accélérer et redevient uniforme. — Les Horlogers donnent le nom de régulateur : X" au balancier et au spiral des montres; 2" à la verge et à la lentille des j)cndules; 3" à une horloge d'une grande précision et qui sert à régler les autres horloges : elle est mue |)ar un poids et n'a pas de sonnerie.

Hégulateurs de piession du gaz. Ce sont les appareils destinés à maintenir constante la pression sur laquelle le gaz d'éclairage doit s'écouler dans les conduites ae distribution. Les régulateurs de becs ou rhéoniètres maintiennent constant le débit des becs de gaz, quelle que soit la pression.

hégulateurs électriques. On donnait autrefois ce nom aux appareils imaginés j)ar MM. Duboscq, Foucault. Serrin pour régler l'avancement des charbons dans la production de la lumière électrique. Auj. on nomme ainsi les appareils qui régularisent la marche des moteurs actionnant des dynamos. Voy. ldmièiœ électrique.

Dans les Forges et Foiuleries, le régulateur du feu est un appareil destiné à protluire dans un foyer un degré de chaleur déterminé, et à maintenir plus ou moins longtemps la même intensité de chaleur.

Hégulatcur de charrue. Voy. charrue.

RÉGULE (du lat. régulas, petit roi), nom donné par les anciens chimistes à la substance métallique obtenue par la fusion d'un minerai. Us distinguaient : le régule d'antimoine, ou simplement le régule, l'antimoine pur; le régule d'arsenic ou arsenic métallique; le i-égule de cobalt, matière métalliaue fixe obtenue de la mine de cobalt ; le régule jovial, alliage d'antimoine et d'étain ; le régule martial, antimoine provenant du sulfure d'antimoine <lécom|)osé par le fer ; le régule de Vénus, alliage violet danlimoine et de cuivre. — Ce nom de régule parait venir de ce que les alchimistes, croyant toujours irouver de l'or ou loe éléments de ce métal dans les culots métalliques qu'ils retiraient de leurs fontes, considéraient ce-.ix-ci comme de petits rois ou des rois enfants, qui n'étaient pas encore l'or, roi des métaux, mais qui pouvaient le devenir.

RÉGULIER (du lat. regidaris), ce qui est conforme à la règle. — En Botanique, une fleur régulière est celle dans laquelle les pièces de même nature sont semblables entre elles et placées régulièrement sur le verticille à égale distance les unes des autres ; une corolle régtdière, un calice régulier sont ceux dont les pétales ou les lobes sont égaux et semblables. — En Grammaire, les verbes 7-éguliers, les noms réguliers, sont ceux qui suivent, dans la formation de leurs temps ou de leur cas, les règles générales des conjugaisons ou des déclinaisons.

En Matière ecclésiastique, régulier se dit, par op|)osition à séculier, des ordres religieux, parce qu'ils sont soumis à une règle particulière : ces ordres constituent le clergé régulier.

réuulier (système), syn.en Cristallographie de système

CUhir/UP. VoiJ. CniSTALLOGRAPMIK.

REGULUS, nom latin scientiliquc du roitelet. REiui.i-, a /,io«, étoile de 1™ grandeur. RÉGURGITATION (de régurgiter). En Médecine , on

nomme ainsi une espèce de vomissement naturel et nullement pénible, dans lequel l'enfant à la mamelle rejette par gorgées les aliments qi.i surchargent son estomac.

RÉHABILITATION (de réhabiliter ; du préf. re et de habile), rétablissement d'une persomie dans son jtremier état, dans ses anciens droits.

En Matière criminelle, tout condamne qui a subi sa pleine, peut être réhabilité s'il justifie de sa bonne conduite depuis sa condamnation. La demande en réhabilitation pour les condamnés à une peine afflictive ou infamante ne peut être formée que 5 ans après le jour de leur libération. Ce délai est réduit à 3 ans pour les condamnés à une peine correctionnelle (C. d'instr. crim., art. 619-54; Loi du 3 juillet 1852). — Auj. une sorte de réhabilitation nouvelle et plus complète a été établie par la loi du 26 mars 1891, dite loi Bérenger : quand un individu est condamné pour la première fois, le tribunal peut décider que l'exécution de sa peine sera suspendue, et dans ce cas, si pendant les cinq ans qui suivent, il n'encourt aucune nouvelle condamnation, le premier est rétroactivement anéanti (Voy. E. Worms, les Condamnations conditionnelles).

En Matière commerciale, le failli qui a intégralement acquitté ses dettes peut aussi obtenir sa réhabilitation. Elle a lieu par l'ellet d'une décision judiciaire (C. de comm., art. 526, 5ol. 604-614).

REIN, en latin 7'en, renis. Voy. reixs.

REINE (du lat. regina). — En Histoire naturelle, on appelle vulg. : Heine des bois, l'Aspérule odorante ou Petit Muguet, la Dianelle bleue et le Dragonnier à feuilles en glaive; Heine-Claude, une variété de Prunes vertes très estimée; Heine-Marguerite, l'Aster de Chine [Voy. marguerite); Heine-des-prés, ou Or/w/è/'e, la Spirce ulmaire; — Heine des caiyes, un grand poisson du genre Cyprin ; Heine papillon, la Vancsse-Paon de jour; Heine des serpents, le Boa devin.

Heine-abeillf. Voy. abeille.

REINETTE ou rainette (dimin. de raine, grenouille; à cause des taches dont sa peau est marquetée), sorte de Pomme très estimée, et qui se conserve bien. On distingue la /{. blanche,\A H. grise, la H. d'Angleterre. La reinette s'emploie de préférence pour faire de la gelée de pomme et des sirops.

REINS (du lat. rewcs), organe double qui sécrète l'urine : c'est ce que vulg. on désigne dans l'art culinaire sous le nom de l'ognons. Les reins sont placés dans l'abdomen, au niveau des deux premières vertèbres lombaires et des deux dernières dorsales, et disf)osés à droite et à gauche de la colonne vertébrale, à laquelle ils touchent. Ce sont deux glandes, dont la forme est celle d'un haricot et la longueur de 0 m. 12 env. Les uretères, canaux excréteurs, conduisent l'urine, des reins oii elle s'est amassée dans le bassinet [Voy. ce mot), jusque dans la vessie. Les artères et les veines rénales sont quelquefois désignées sous le nom de vaisseaux émulgents. Les reins paraissent n'être qu'un simple fdtre laissant passer les substances qui doivent être éliminées, comme l'urée et les urates, qui préexistent dans le sang et qui entrahieraient les désordres de l'urémie {Voy. ce mot), si la nature ne les éliminait. Certaines sul>stances, l'iodure de potassium entre autres, se retrouvent dans les urines une minute après avoir été ingurgitées. Les reins sont sujets à de nombreuses maladies, inflammation, atrophie, tubercules, cancer, calculs, etc.

Dans le langage ord., on étend improprement le nom de reins aux lornbes, à la partie inférieure de l'épine dorsale et à la région voisine ; c'est en ce sens qu'on dit avoir ?nal aux reins, en parlant d'une courbature ou d'un lumbago.

RÉINTÉGRANDE (action en), du latin redinlegrare, rétablir dans son état premier; action possessoire qui a pour objet le rétablissement dans la jouissance d'un bien dont on a été dépossédé par force ou autrement. Voy.

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