RÈGNE
tri'os) d('sig:i)C tout livre |iiil)lic ou privé où l'on consigne ccrtanis laits ou actes dont on veut conserver le souvenir [l'oij. KTAT Civil,, LIVRES DE COMMEUCE, POLYPTYQUE,
pouiLLÉ, ete.)i le mot rcqislre, qui dérive alors de regcve, gouverner, s'emploie : 4° en Mécanique et en Chimie, pour désigner certaines ouvertures pratiquées aux fourneaux, et qu'on bouciie ou qu'on déhouclic selon le degré de chaleur qu'on v<'ut donner; — 2° en Musique, pour désigner des règles de i)ois percées qu'on tire pour faire jouer les différents jeux d'un orgue : il y a autant de registres fjue l'orgue a de jeux dilfércnts ; ces registres donnent à l'organiste les moyens de gouverner le vent et de l'introduire dans le nomhre de tiî^aux nécessaire à l'elfet qu'il veut rendre ( Voij. oncuE). — On donne le même nom aux 2 séries de sons homogènes que comprend la voix humaine, différant l'une de l'autre par un tiiiihre caractéristique. Ces deux registres, dant le plus grave s'appelle voix de poitrine et le |)lus élevé voix de tête ou de fausset, sont reliés entre eux par le médium, participant de l'un et de l'autre.
En Typographie, on nomme registre la correspondance des lignes des deux pages d'un même feuillet l'un sur l'autre. Vues en transparence sur le papier, les lignes d'une page recto doivent concorder avec celles de la page vei-so. Faire son registre, c'est tirer l'une sur l'autre les deux pages d'un même feuillet, de manière que les lignes s'y correspondent parfaitement.
RÉGLAGE (côxE de), en Vélocipédie. Dans les roulements à billes ( Voy. ce mot) employés pour les roues des vélocipèdes, les billes roulent sur ileux cônes installés sur l'axe de la roue. L'un de ces cônes est lixe, et l'autre, dit cône de réglage, est mobile, de telle façon qu'on peut resserrer les hiMes autant qu'on le veut et supprimer tout jeii dans le roulement.
RÈGLE (du lat. régula), instrument qui sert à tirer des lignes droites : c'est tantôt une planchette de bois ou de métal, dont un bord est travaille de manière à présenter la forme d'une ligne droite, tantôt un long bâton carré à tranches vives. La règle est rinslrument essentiellement employé pour tirer les lignes droites sur le papier. Elle est, avec le compas, le seul instrument admis dans la résolution des problèmes dits problèmes graphiques. Pour vérilier une règle, c.-à-d. pour savoir si elle est bien droite, on tire un trait le long de son bord, puis on fait tourner la règle autour de ce bord, de manière à placer la règle de l'autre côté du trait, mais de manière que deux de ses points restent exactement où ils étaient : le trait tiré le long de la règle dans cette nouvelle position doit coùicider avec le premier. — Les anciens appelaient ri;gle lesbienne une règle de plomb qui se pliait facilement et qui servait aux architectes pour prendre le contour des pierres.
Règle à calcul. Elle se compose d'une règle de 0 m. 30 environ, creusée dans toute sa longueur d'une rainure où l'on peut faire glisser une réglette ou coulisse de même longueur. Sur la réglette de même que sur le bord supérieur de la règle sont portées, à partir d'un Irait marqué à l'extrémité de gauche, des longueurs proportionnelles, non aux nombres eux-mêmes, mais aux logarithmes des nombres de là 100. Il résulte de cette construction et de ce que le logarithme d'un produit est égal à la somme des logarithmes des facteurs, qu'à l'aide d'un simple déplacement de la réglette dans sa coulisse on peut trouver immédiatement et sans calcul le produit ou le quotient de deux nombres n'ayant pas plus de 2 ou 5 chiffres. — La règle à calcul a été imaginée en 1625 par Gunter; on emploie surtout la règle en buis de Lenoir-Gravet, et la nouvelle règle à calcul, à enveloppe de verre, de Léon Lalanne. La tresse logarithmique de Doyère est une vérilable règle à calcul.
nÈGLE. Au figuré, on entend par règle tout principe sur lequel s'appuie la pratique de la morale, du droit, des sciences en général, ainsi que tout précepte qui sert à l'enseignement d'une science, à la pratique d'un art : c'est en ce sens qu'on dit les règles de la grammaire, de la logique, de la poésie, du théâtre, etc. — En Mathématiques, on comprend sous le nom de règle la description des calculs à elfectuer jx)ur arriver à un but déterminé. Par extension, on appelle souvent les quatre règles les ouatre opérations fondamentales de l'arithmétique, Yadnition, la soustraction, la midtiplication et la division. — On donne aussi le nom de règles à cer-
tains problèmes qu'on résout à l'aide des proportions, ou par la méthode dite de réduction à l'unité. Ce sont les règles de trois, d'intérêt, d'escompte, de société, de change, de fausse position, etc. Voy. ces mots.
En Musique. Voy. octave.
Le mot règle s'emploie aussi jjour règlement. C'est dans ce sens qu'on apjHîllc règle monastique, ou simplement règle, l'ensemble des statuts que les religieux d'un ordre sont obligés d'observer. On cite les règles de St Basile, do St Augustin, de St Benoît, de St François tl'Assise, etc — On appelle i'ègles de la chancellerie romaine les règlements faits par les papes, pour la durée de leur jMjulificat, fixant les fonctions des officiers de leur chancellerie.
RÉGLÉES (surfaces), se dit, en Géométrie, des surfaces engendrées par le déplacement d'une droite dans l'espace.
RÈGLEIVIENT (de régler), acte fait pour l'exécution des règles, des lois. — Dans l'ancien Droit français, on appelait arrêts de règlenietit des arrêts que les parlements rendaient sur la procédure ou sur des questions civiles ou ecclésiastiques, et qui avaient force de loi dans les tribunaux pour tous les cas semblables : ils ont été supprimés par la loi du 24 août 1700. Il est aujourd'hui défendu aux juges de prononcer par voie de disjwsition générale et réglementaire sur les causes qui leur sont soumises (G. civ., art. 5).
Règlement de juges, décision par laquelle une autorité supérieure déclare laquelle de deux ou de plusieurs juridictions qui lui sont subordonnées doit connaître d'une contestation dont elles se trouvent simultanément saisies, aussi bien dans le cas où deux tribunaux, p. ex., se déclarent incompétents, que dans celui où ils veulent tous deux retenir l'affaire (C. de proc., art. 565-5t)7 ; C. d'instr. crim., art. 525-541). — Voy. conflit.
Règlement de mémoires. Voy. vérificateur.
Règlements d'administration publique, décrets préparés par le Conseil d'Etat pour l'exécution des lois.
Règlements de police, actes par lesquels le préfet di? police à Paris, les préfets dans les départements et le* maires dans chaque commune, ordonnent des mesures relatives à la salubrité, à la sûreté et à la tranquillité publiques. Ces règlements sont obligatoires tant qu'ils n'ont pas été réformés par une autorité supérieure. Les tribunaux de simple police connaissent des contraventions à ces règlements.
RÉGLET (de règle), petite moulure plate et droite qui, dans les compartiments et les panneaux, sert à en séparer les parties et à former des gui Hochés et des entrelacs. Le réglet diffère du filet ou listel, en ce qu'il ne reçoit aucune variété de forme et ressemble uniquement à une règle. — Ce mot désigne aussi la règle de menuisier et un outil de bois dont on se sert pour dégauchir les planches.
RÉGLISSE (du b.-lat. liguiritia; du gr. yîiuxûp^t^at), Glycyrrhiza, genre de la famille des Papilionacées, renferme des plantes herbacées, à rhizomes longs et traçants, employés en médecine sous le nom de bois de Réglisse, et fournissant par décoction un extrait sec appelé jus ou suc de Réglisse ; à tiges longues, vivaces ; à fleurs violacées ou purpurines, parfois blanches ou jaunes ; le fruit est unegoussc un peu comprimée, à plusieui-s semences. L'espèce la plus connue est la Réglisse officinale [G. glabra], à rhizome long, ligneux, jaunâtre en dedans, d'une saveur douce et sucrée ; à tiges hautes de 1 m. et plus, garnies de feuilles glabres, ovales, un peu visqueuses; à fleurs petites, rougeàtres ou purpurines, en épis grêles, axillaires. Cette espèce croît surtout dans le Midi, aux lieux humides et sur le bord des ruisseaux. La /{. à fruits hérissés, ou de Dioscoride (G. echinata), se distingue par ses gousses hérissées : elle croît dans plusieurs contrées de l'Italie, dans la Grèce, le Levant, la Tartarie.
On fait usage de la racine de réglisse pour édulcorer les tisanes. Son extrait, connu sous le nom de jus de réglisse, dont on fait des pâtes et des bâtons, est un remède populaire contre la toux et les affections catarrhales. Celui qu'on vend dans le commerce nous vient de Calabre, de Sicile et d'Espagne. L'infusion aqueuse de la racine, qui se vend dans les rues sous le nom de coco, est rafraîchissante. La racine de réglisse doit sa saveur sucrée à la glycyrrhizine (Voy. ce mot).
RÈGNE (du lai. rcgnum). Outre le sens qu'il a dans l'histoire politicpio, ce nom se donne, en Histoire naturelle, à chacune des graiulcs divisions des corps de la nature. Ou
REGMCOLE