RELIEF
nEis-EFFESDi Mc l'arabe rais , chef , cl de cffendi), cliaiH-elicr et ministre (îcs alTaires étrangères de la l'orle olloinaiic. Voy. ekfexui.
RÉITÉRATION (du lat. reiteratio). C'est, en Droit, le fait de commettre une nouvelle infraction après une première non punie. La réitéralion diffère de la récidive en ce que celle-ci n'a lieu qu'après une première condamnalion. La peine la plus forte est seule prononcée (C. d'instr. crim.. art. 565).
REÎTRES (de l'allem. /(ei7er, cavalier), nom donné dans l'ancien empire d'Allemagne à des corps de cavalerie formés d'aventuriers de tout pavs, qui vendaient leurs services comme les condoltieri : ils furent introduits en France au xvi" siècle.
REJET, REJETON (du préf. re et de jet), pousse des arbres, arbustes, ou des plantes vivaccs, qui sort des racines ou de la base de la tige et forme de nouvelles plantes. Certains arbres se multiplient plus facilement par leurs rejetons que par leurs graines : tels sont le peuplier, le lilas, le rosier, etc. ; mais les arbres ainsi multqjliés s'élèvent moins haut et vivent moins longtemps que ceux qui sont le produit des graines.
En Géologie, rejet d'une faille. Voy. faille. RÉJOUISSANCE, se dit, en termes de Boucherie, d'une certaine quantité d'os que les bouchers ajoutent à la viande qu'ils pèsent à leurs pratiques. Sous le règne de Henri IV, une ordonnance du prévôt des marchands Miron enjoignit aux bouchers de vendre au peuple la basse viande désossée et de répartir les os sur la vente des qualités supérieures. Cette ordonnance fut aloi*s l'occasion de réjouissances publiques; mais auj. le mot réjouissance a l'air d'une véritable ironie.
RELÂCHE (de relâcher). En termes de Marine, ce mot signifie l'entrée d'un bâtiment dans un port, soit pour déposer une partie de son chargement ou recevoir quelques colis nouveaux, acheter des vivres, prendre de l'eau, soit pour chercher un abri contre le gros temps ou la poursuite d'un ennemi. On distingue la H. simple et la H. forcée : celle-ci a lieu par force majeure, dans un port autre que celui de la destination. Dans les cas de relâche forcée, c.-à-d. lorsqu'il y a danger imminent, les navires doivent être reçus dans les ports mêmes qui ne sont pas ord. ouverts au commerce. Des traités conclus entre presque toutes les nations civilisées garantissent et règlent le droit de relâche.
RELÂCHEMENT (de relâcher). En Médecine, on nomme ainsi l'état des parties contractiles, qui ont perdu leur activité habituelle. On oppose cet état à celui de contraction. — Dans l'usage vulg., ou appelle particulièrement relâchement un état de faiblesse et d'inertie des voies intestinales : ce mot est alors l'opposé de constipation, de resserrement.
RELAIS (de relaisser, A\x préf. re et de /ai'sser), station (le poste où l'on réunit des chevaux frais, destinés à remplacer ceux qui sont fatigués. Voy. poste.
Ce mot se dit encore du terrain qu'un fleuve laisse à découvert en se retirant' d'une rive pour se porter sur l'autre, ou de celui que la mer abandonne. Voy. lais. — Dans les Télégraphes électriques, le courant qui parcourt la ligne est souvent trop faible pour actionner convenablement les appareils récepteurs. On emploie alors ce qu'on appelle un relais. Le courant agit simplement par un électro-aimant liour ouvrir ou fermer le courant d'une pile locale, qui jieut agir avec toute l'intensité désirable, et dont les interruptions suivent exactement celles du circuit principal.
RELAPS (du lat. relapsus, retombé). Ce mot désignait d'abord celui qui retombait dans le péché pour lequel il avait subi une pénitence publique. Il s'est dit ensuite de l'hérétique ou de l'idolâtre ciui, après sa conversion, retouiv nait à son hérésie ou à l'idolâtrie. Les relaps étaient autrefois brûlés vifs. Jeanne d'Arc fut brûlée par les Anglais comme relapse.
RELATIF (du lat. relalivus), se dit, en Philosophie, de ce qui n'existe qu'à la condition d'une autre chose et dans un certain rapport avec elle ; de ce qui, dans la pensée comme dans la réalité, dépend d'une condition. On l'oppose à \ absolu. — L'Empirisme professe qu'on ne peut rien connaître que de relatif; il entend par là soit que nous ne pouvons connaiire aucun objet qu'en l'opposant ou à un autre objet ou à nous-mêmes, soit que tout ce qui est connu de nous dépend à cet égard de nos facultés mêmes et de nos moyens de connaître. Voy. empirisme, etc.
Pronoms relatifs. Voy. pronom.
En Musique, on nomme 7node relatif un mode qui oll'ro à la clef les mêmes signes de tonalité qu'un autre mode. Tout mode majeur a un mode mineur qui lui est relatif, et récipnxiuement. Chaque mode majeur a pour relatif mineur celui de sa sixième note, et chaque mode mineur a pour relatif majeur celui de sa troisième note : ainsi, le mode mineur de la est le relatif du majeur A'ut, et réciproquement.
RELATION (du lat. relatio). Voy. rapport. — En Musique, c'est l'intervalle qui se trouve entre la note prise par une partie et la note quittée par vine autn;. — On appelle, en Harmonie, fausse relation de triton l'encnaîncment des accords du 5° au i^ degré, à cause du rapport indirect de quarte augmentée qui se produit alors forcément entre deux parties : cet enchaînement était proscrit par les anciens contrapontistes. On défend de même, sous le nom de fausse relation d'octave, tout changement chromatique s'ell'ectuant autrement que dans une seule et même partie.
En Physiologie, on entend généralement par fonctions de i-elalion les fonctions des sensations, la locomotion, la voix et la parole.
Ministère des relations extérieures ou des affaires étrangères. Voy. ministère.
RELATIVISME (de relatif), doctrine philosophique qui professe que toutes les connaissances humaines sont relatives au sujet qui les forme, c.-à-d. que toutes portent la marque de l'esprit humain ; et qu'aucune n'est absolue, c.-à-d. adéquate à l'objet qu'elle prétend représenter. Le relativisme se présente sous deux formes. Tantôt on dit que toutes les connaissances sont relatives à Vindividu, et qu'elles varient avec chaque homme : c'est la doctrine des sophistes (Protagoras, Gorgias) et de plusieurs sceptiques grecs. Tantôt on dit que toutes sont relatives à Vespèce humaine en général, et qu'elles sont, de par la constitution de tout esprit humain, incapables de représenter l'absolu : telle est la doctrine de David Hume, de liant, de W. Hamilton, de M. Spencer : pour Hume, l'esprit ne connaît rien hors de ses sensations et de ses idées; pour liant, il peut seulement concevoir l'absolu, non le connaître; pour W. llamilton, cette conception elle-même n'existe plus (nous n'avons aucune notion de l'absolu); pour M. Spencer, l'esprit n'aperçoit nue des relations, et non les termes mêmes entre lesquels ces relations existent. — Voir, j)0ur la réfutation de ces systèmes : E. Rabier, Psychologie.
RELÉGATION (du lat. relegatio), sorte de bannissement en usage chez les Romains, et qui astreignait le condamné à vivre dans un lieu déterminé : ainsi, Ovide fut relégué à Tomes, sur les bords du Pont-Euxin ; Sénèque fut relégué en Corse. Les îles de la Méditerranée et de l'Archipel étaient les lieux ordinaires de relégation. Cette peine ne privait l'exilé ni de ses droits de citoyen ni de sa fortune. — En France, on trouve des traces tle la relégation dans plusieurs anciens édits. De nos jours, la relégation, (|ui consiste dans l'internement perpétuel sur le territoire de colonies ou possessions françaises, a été édictée : 1° par la loi du 27 mai 1885, qui concerne les récidivistes; 2" par la loi du 28 juillet 1894, votée à la suite de l'assassinat du président Carnot, et qui a }X)ur objet de réprimer les menées anarchistes.
RELENT (orig. incert.), mauvais goût que contracte une viande renfermée dans un lieu humide.
RELEVAILLES (de relever), cérémonie pieuse faite par une femme qui vient d'accoucher et qui va à l'église pour se faire bénir par le prêtre. La cérémonie consiste dans la récitation d'une antienne et d'un psaume, l'aspersion avec l'eau bénite et le signe de croix fait par le prêtre, qui tient son étole au-dessus de la tête de la femme, pendant qu'elle porte un cierge à la main. Cette cérémonie n'est point de précepte, mais de conseil et de dévotion seulement. Elle a clé introduite dans l'Eglise en imitation de la Ste Vierge, qui alla présenter au temple Jésus nouveau-né.
R ELEVEURS (muscles), muscles dont la fonction est de relever certaines parties auxquelles ils sont attachés, telles que la paupière supérieure, le menton, la luette, etc. Voy.