‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1377 sur 1729 · RELIURE · texte numérisé non relu

RELIURE

vassal. — Le relief est auj. l'acte d'être relevé d'une d('c!iénine, et Ton appelle spécialement lettres de relief les lellres qui s'accordent à celui qui veut recou%Ter la qualité (le Français.

RELIEUR. VoiJ. RELIURE.

RELIGIEUX. KELiGiELSE (du Lit. rcliyiosus), xmm donné aux personnes de l'un et de l'autre sexe qui se sont con- 'sacrees à Dieu dans un ordre religieux. Voy. ordres

HOXASTIQDES.

En Histoire naturelle, le nom de Religieuse a été donné par le vulgaire, sans doute à cause de quelque analogie de couleur ou de maintien, à plusieurs animaux, tels que la Sarcelle, ['Hirondelle des fenêtres, la Corneille rnanlelée, les Mantes, etc.

RELIGION (du lat. religio), ensemble des crovances, des sentiments et des actes qui relient l'homme à Dieu. Egalement nécessaire à l'intelligence et au cœur de l'homme, la religion lui doime la solution des problèmes qui concernent sa destinée; elle oppose un frein puissant à des passions coupables, et par là elle sauvegarde la société ainsi que l'individu; enfin elle soutient et console l'homme dans le malheur, elle le prépare à la mort.

Avant le Christianisme, le Polytliéisme sous ses diverses formes était répandu dans le monde entier, sauf une partie de l'Asie, où les Juifs avaient déjà l'idée d'un seul Dieu (Monothéisme) ; chez les Grecs et les Romains, les philosophes s'étaient élevés à la conception d'un Dieu unique, mais cette conception était restée luie conception philosophique. Entin le christianisme fit prévaloir dans le monde civilisé la notion de l'unité de Dieu, notion adoptée ensuite par le niahométisme. Les principaux dogmes chrétiens sont l'unité d'mi Dieu en trois personnes, le péché originel, l'incarnation du Verbe, la rédemption, la rémission des péchés, la résurrection des morts et la vie éternelle. Du sein du Christianisme sont sorties deux sectes principales, l'Eglise grecque au ix' siècle, qui est plutôt un schisme, et \c Protestantisme ou Religion réformée, au xvi". Néanmoins l'Eglise latine, de laquelle se sont détachées ces deux branches, a conservé le nom de catholique, c.-à-d. universelle.

La religion chrétienne comprend deux parties : le dogme, qui est l'objet de la foi, et ta morale, qui est l'applicalion de cette foi aux actes de la vie; on y ajoute le culte. par lequel se manifeste publiquement le sentiment religieux. Voy. THÉOLOGIE, culte, piété.

Voici la liste des diverses rehgions, avec un état approximatif de leurs adhérents :

Eglise catholique. : • • ■ 19^500 000

Eglise grecque et les diverses sectes orientales. 85 800 000

l'rotestantisme 114501» 000

Judaïsme 4 700000

Wahométisme 175000000

Drabmanisrae 140000000

Douddhisme 486000000

Religions de Zoroaslre (Mazdéisme) et de

Confucius (Sintoïsmel 40 000 000

Sabéismc, Fétichisme, Chamanisme, etc. . . 107 000000

Consulter : 1° pour la religion chrétienne, outre Y Ecriture, qui en est la base, les traités de Théologie et les divers Catéchismes : l'Exposition de la doctrine catholique de Bossuet; le Traité de la vraie religion de Bergier; la Doctrine chrétienne de Mésenguy, celle de Lhomond; l'Histoire ecclésiastique de Fleury, celles de Dupin, de Ronav. Racine, de Gotleau, de Bérault-Rercastel, d'Orsi, de Rohrbacher, etc., rédigées par des écrivains catholiques; deBasnage,Jurieu,Mosheim, Jablovvsky,Jacque-Matter,elc., écrites au point de vue protestant ; et le Dictionnaire des sciences religieuses, publié sous la direction de Lichtenberger, également au point de vue protestant ; — 2° pour les religions païennes, les ouvrages cités aux art. xïtuologie et

POLYTHÉISME

L'abbé Bertrand a donné un Dictionnaire universel de taules les religions du monde (1857).

La science des religions est enseignée au Collège de France et à l'Ecole des Hautes Etudes.

Un musée des religions a été récemment ouvert à Paris (fondation Guimet). Une publication d'histoire des rehgions (Annales du musée Guimet] se rattache à ce musée.

Religion se dit aussi de l'état des personnes engagées \Ksr des vœux à suivre une certaine règle : c'est en ce sens qu'on (lit : entier en religion.

RELIGIONNAIRES (de religion], nom donné autrefois à

ceux qui faisaient profession de la religion réformée. Les rcligionnaires fugitifs étaient ceux qui s'étaient réfugiés en pays étranger après la révocation de l'édit de Nantes et malgré l'interdiction de quitter la France : leurs biens avaient été confisqués et ils ne pouvaient être réhabilités.

Voy. RÉFUGIÉS.

RELIQUAIRE (de relique), sorte de boîte ou de coffret portatif et de forme variable où l'on renferme des reliques. Le reliquaire diffère de la châsse en ce que celle-ci renferme ordinairement le corps tout entier du saint, tandis que le reliquaire n'en contient que des fragments ( Voy. ciaprès reliques). Au moyen âge, on portait sur soi un reliquaire.

RELIQUAT (du b.-Iat. reliquatum. reste, de relinquere, laisser), ce qui reste dû par suite d'un compte rendu à quelqu'un. On appelle reliquataire celui qui, après son compte rendu, reste devoir quelque chose. — Le tuteur doit l'intérêt du reliquat de son compte à partir du jour où il a été clôturé, et le mandataire, à partir seulement du jour où il a été mis en demeure (C. civ., art. 474 et 1996).

RELIQUES (du lat. reliquix, restes, de relinquere, laisser). On appelle ainsi les restes du. corps d'un saint offerts par l'Eglise à la vénération des fidèles. On étend ce nom à ce qu'on a pu conserver des instruments de la Passion de Jésus-Clirist, à son suaire, aux morceaux de la Ste Croix, à la couronne d'épines, à la sainte Tunique (Trêves, Argenteuil), à des vêtements de la sainte Vierge (Chartres), etc. On place les reliques, selon leur importance ou leur volume, dans des châsses, des reliquaires ou des thèques. Dans la procession en l'honneur d'un saint, on porte ordinairement ses reliques. Les corps des martyrs, recueillis par les fidèles, furent les premières reliques. Les éghses les plus riches en reliques sont, en Italie, St-Pierre de Rome, et, en France, St-Sernin de Toulouse.

Le culte que l'Eglise rend aux reliques des saints c-t purement un culte d'honneur et de vénération. Les Protestants le rejettent comme une idolâtrie.

RELIURE, RELIEUR (de relier). L'industrie du relieur a pour objet de rassembler sous une couverture solide les feuilles d'un livre, de manière à en prévenir la dégradalion. On distingue : la reliure pleine, qui se dit d'un livre entièrement recouvert de peau ou d'un tissu c[uelconque, et la demi-reliure, qui n'a que le dos et parfois les coins couverts en peau, en toile, etc. ; les reliures en maroquin, en chagrin ou chèvre, en veau, en basane ou mouton, en toile, etc., la reliure à la Bradel, la reliure emboîtage, etc.

.\près l'impression on fait sécher les feuilles [séchage) et on les satme en les mettant en presse avec des cartons (satinage). On plie ensuite les feuilles imprimées, selon l'imposition [pliure], pour en faire des cahiers, aue l'on assemble en volumes [assemblage]. On bat les volumes à l'aide dun lourd marteau de forme spéciale (battage), ou on les lamine entre des plaques de zinc [laminage) ; on les met en presse entre des ais en carton lisse pour les aplanir, puis on collationne le livre à l'aide des chiffres ou signatures qui se trouvent au bas de la première page de chaque cahier. On procède ensuite à la couture soit sur nerfs, telle que la pratiquaient les anciens, soit sur rubans, ou enfin sur ficelles, à la grecque, telle qu'on la pratique généralement de nos jours. La grecqure consiste à entailler le dos du volume à l'aide d'une scie à main [grecque) ou à la machine à grecquer : ces entailles ou encoches, faites à des distances déterminées, servent à dissimuler les ficelles sur lesquelles on coud le livre et à faciliter le travail de la couture. Ce travail se fait sur im métier à coudre [cousoir] sur lequel l'ouvrière tend les ficelles; les fils de lin dont elle se sert et qu'elle enfile dans les cahiers en passant l'aiguille à travers les encoches qui lui servent de guide, y compriment en même temps les ficelles qui, après l'opération, font corps avec le volume et servent à y rattacher les cartons de la couverture. Le travail à l'endossure consiste à approprier les cartons au volume, à lui donner la forme d'une reliure à laide de presses de divers genres affectées à cet usage. On égalise ensuite les tranches au moyen de la presse à rogner, sur laquelle glisse le fât ou rognoir. armé d'un couteau affûté en fer de lance ; puis on procède à la dorure ou au coloriage des tranches. La couvrure forme un ensemble dopérations dont les préliminaires consistent : dans le placement des signets et des tranchefiles [tranchefilure\ : à solidifier le dos du volume à laide de collages de toiles, de

RELOCATION

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