FROMENT AL
AVOIR (doit et). Voy. crédit et débit. AVOIR-DU-POIDS (livre), pound, avoirdupois, nom
aue les Anglais donnent à leur livre de 16 onces, usitée ans le commerce pour peser les marchandises d'un gros volume, comme le chanvre, le café, le coton ; ils la nomment ainsi par opposition à la livre troy, qui n'a que 12 onces, et qui sert pour les objets précieux. La livre avoir-du-poids vaut 453'',54o. Voy. livre.
AVORTEMENT fdu lat. abortus, m. sign.). L'avortement s'observe le plus fréquemment dans les trois premiers mois de la grossesse. 11 est naturel ou provoqué. Dans le premier cas, il peut avoir lieu : 1° sous l'influence d'une prédisposition organique tenant soit à la mère (faiblesse générale ou état plétnorique, extrême susceptibilité nerveuse, maladies de l'utérus, ou conformation vicieuse du bassin), soit au fœtus (altération ou mort de l'embryon); 2° par l'effet de quelque circonstance fortuite (commotion violente, physique ou morale, chute, coups, eflort, fièvre, toux, émotion vive, etc.). Dans le second cas, il peut avoir été déterminé par des manœuvres criminelles, et il ^est alors sévèrement puni par la loi, qui prononce des peines contre la personne qui se l'est procuré, les médecins, chirurgiens, officiers de santé, pharmaciens, sages-femmes qui en ont indiqué ou administré les moyens, et en général contre toute personne qui a procuré l'avortement (G. pén., art. 317). Voy. encise.
Avortement épizootique des vaches. Lorsque les cas d'avortement, au lieu de rester isolés, se succèdent dans une même étable ou dans des étables voisines, c'est de Vavortement épizootique. C'est une affection encore mal connue, très probablement de nature infectieuse, qui cause des pertes très sérieuses dans certains pays d'élevage. Il n'existe pas encore de traitement efficace, et si une hygiène bien entendue ne peut arrêter les progrès de l'affection, il ne reste qu'à renouveler l'étable après désinfection complète.
En Botanique, on nomme organes avortés ceux qui ne se développent pas : carpelles, étamines, ovules, pollen, pétales, sépales, feuilles, etc.
AVOUÉ (du lat. advocatus), officier ministériel étebli près les tribunaux civils de 1"^' instance et les cours d'appel, pour représenter les parties et pour faire les actes de procédure pendant toute la durée de l'instance. On ne peut plaider sans ministère d'avoué; à défaut d'avocats, les avoués peuvent plaider eux-mêmes. Le nombre de ces officiers est limite ; leurs charges sont transmissibles à prix