REPOUSSE
REPTILES
dans le trajet que parcourent ces processions : on y dépose le St-Sac.reinent. ...
REPOUSSÉ, se dit, en pariant des métaux, de toute œuvre en relief exécutée au marteau dans une feuille de métal posée sur un mastic élastique : l'orfèvrerie, la fabrication des armes de> luxe, etc., emploient le repoussé.
Voy. EMDOUTISSAGE et ESTAMPAGE.
REPOUSSOIR, ciselet qui sert aux bijoutiers et aux tourneurs en métaux à repousser les reliefs. On appelle renoiisseurs les ouvriers tourneurs qui façonnent en relief les chandeliers, lampes et autres objets d'ameublement.
Voy. REPODSSÉ.
Repoussoir se dit aussi, dans l'Industrie : 1» d'une cheville de fer on d'un marteau dont la panne est remplacée par une longue lige en forme de cheville, et qui servent tous deux à repousser les chevilles qu'on veut faire sortir de leur trou ; 2° du poinçon dont on se sert pour faire sortir les clous du pied d'un cheval en le déferrant; 3» d'un outil, en forme de ciseau, dont se servent les sculpteurs pour pousser des moulures ; 4° d'un instrument dont se servent les dentistes pour arracher les chicots, etc.
REPRÉSAILLES (de l'ital. ripresaglia). En Droit international, on entend parce mot toute mesure exercée contre un Etat ou contre les nationaux de cet Etat pour obtenir la réparation de droits méconnus ou violés. Ces mesures présentent trois degrés : la rétorsion, par laquelle on oppose à un acte de rigueur un acte de même nature ; Icjs représailles propr. dites, confiscation de biens trouvés sur le territoire national ou sur mer, embargo, blocus, retenue des personnes, etc.; enfin la guerre, qui n'est qu'un état de représailles générales et continues.
REPRÉSENTANT, représentation. On appelle reorésentatio» naiionalc une assemblée des députes represenlant la nation et concourant à la formation des lois. Le gouvernement dans lequel il y a une représentation nationale s'appelle représentatif; c'est la forme de gouvernement le plus généralement adoptée aujourd'hui. Lorsque le souverain, au lieu de gouverner réellement et par lui-même, laisse la direction des affaires aux représentants de la nation, et se borne au rôle de modérateur, le gouvernement représentatif est dit /jarZe/nentoire; on l'oppose alors au gouvernement personnel. — Ceux qui sont élus pour représenter leurs concitoyens ont été appelés en France tantôt députés [Voy. ce mot), iAnibi représentants du peuple : cette dernière dénomination fut d'abord en vigueur sous la Convention; elle fut reprise aux Cent-Jours et de 1848 à 1852. — Consulter: Guizof, Histoire des origi?ies du gouvernement représentatif; Carné, Eludes sur l'histoire du gouvernement représentatif en France de 1789 «1848.
En Droit, la représentation, en matière de succession, est une fiction dont l'ellet est de faire entrer les représentants cfans la place, le degré et les droits du représenté, au point de vue des droits de succession. Elle a heu à l'infini dans la ligne directe descendante, et dans la ligne collatérale en faveur des enfanls et descendants de frères ou sœurs, mais non dans la ligne ascendante. Dans tous les cas de représentation, le partage a lieu par souche, et les représentants, s'ils sont plusieurs, ne prennent jamais que la part du représenté (C. civ., art. 739-744).
RÉPRIMANDE [du \ai.reprimendus), peine disciplinaire que portent les lois ou les règlements contre les manquenients légers. Elle peut être appliquée par le conseil de disci[)line de l'ordre des avocats, par la chambre des avoués, par celle des notaires, et, dans l'Université, par les conseils départementaux ou académiques ou par le Conseil supérieur. Elle peut être faite avec ou sans publicité.
REPRIS de justice, celui qui a déjà subi une condamnation judiciaire {Voy. récidive). Il ne peut jamais être mis en liberté provisoire sous caution (C. d'instr. crim., art. H.5).
REPRISE (de repris) , continuation de ce qui a été interrompu. — En Musique, on nomme reprise toute partie a un au- qui doit être exécutée deux fois, quoiqu'elle ne soit écrite qu'une fois. La séparation de la reprise se marque par deux barres perpendiculaires tracées sur la nauteur de la portée et accompagnées latéralement de deux points. Quand ces points ne sont marqués que d'un cote, on ne répète que la partie qui suit ou qui précède, selon que les pomts sont à droite ou à gauche.
Lu Droit, on nomme reprises, reprises matrimoniales,
ce que chacun des époux a droit, par lui ou par ses représentants, de prélever avant partage sur la masse des biens de la communauté, lorsqu'elle est dissoute, en raison des créances qu'il a sur elle. Les reprises de la femme s'exercent avant celles du mari. En cas d'insuffisance de la communauté, la femme ou ses héritiers exercent leurs reprises sur les biens personnels du mari (C. civ., art. 1471-1525, passim).
reprise, plante. Voy. orpin.
RÉPROBATION (du lat. reprobatio). C'est, en Théologie, le jugement par lequel Dieu exclut du bonheur éternel un pécheur, et le condamne au feu de l'enfer : c'est le contraire de la prédestination. On distingue la R. négative, qui est la non-élection d'une créature à la béatitude éternelle, et la R. positive, qui est la condamnation formelle d'une créature aux supplices de l'enfer. L'Eglise catholique admet : 1° qu'il y a réellement une réprobation : 2" que le nombre des réprouvés, comme celui des prédestinés, est fixe et immuable. Toutefois elle considère comme une hérésie de croire que Dieu, par sa pure volonté, et sans avoir égard au mal, a destiné des hommes aux péchés qui les conduisent à la réprobation éternelle.
REPROCHE (de reprocher y. rapprocher, mettre sous les yeux). En Droit, c'est la fin de non-recevoir proposée contre l'admission d'un témoignage en matière civile. Le témoin reproché est entendu, sauf au tribunal à avoir tel égard que de droit à la déposition. Les causes de reproche sont la parenté, l'alliance, la qualité de serviteur à gages ou d'héritier présomptif, etc. (Code de pi-oc, art. 208- 275)
REPRODUCTION (du préf. re et de production), action par laquelle les animaux et les végétaux produisent des êtres semblables à eux, de quelque manière que cette action s'exerce [Voy. génération). On appelle reproduction sexuelle la génération par œufs fécondés, qui exige le concours de deux éléments, l'un femelle [ovule], l'autre mâle {sperînatozoïde) ; du contact et de la fusion de ces deux éléments ou fécondation, résulte une combinaison organique [gertfie) qui se développe en un être nouveau. Les organes des sexes sont tantôt réunis sur le même animal, tantôt séparés sur des animaux différents : dans le premier cas, il y a hermaphi-odisme, monœcie, êtres monoïques ; dans le second, sexes séparés, diœcie, êtres dioiques. L'hei'maphrodisme est incomplet lorsqu'un seul animal ne peut pas se féconder lui-même : ainsi les Salpcs sont mâles,
[luis femelles à des époques successives ; chez les Limaces, a fécondation exige le concours d'un animal de même nature ; enfin les Limnées jouent le rôle de mâle avec un être de leur espèce, de i"emelle avec une autre- Il est complet quand un seul animal peut se sulfire à lui-même : tels sont les Stéphanomies, les Synaples, les Edwarsies, les Peignes, etc. — La séparation des sexes est entière chez tous les animaux supérieurs et elle entraîne alors une différence marquée dans toute l'organrsation. La fécondation est alors extérieure ou intérieure. La fécondation extérieure est fortuite chez les Poissons : les femelles pondent leurs œufs, les mâles leur laile, et la rencontre des deux éléments est abandonnée au hasard ; elle est un
fteu moins fortuite chez les Batraciens, où le mâle arrose es œufs à mesure qu'ils sont pondus ; enfin la fécondation s'opère avant la ponte de l'œuf et dans l'intérieur même du corps de la femelle chez quelques Poissons, les Reptiles, les Oiseaux et les Mammifères : cette fécondation interne nécessite l'accouplement. La fécondation s'accomplit dans la glande femelle qui produit l'œuf [ovaire] ou dans son voisinage; l'œuf fécondé descend par le même chemin par lequel le spermatozoïde est monté, et il s'arrête dans l'utérus ou matrice, où il se développe et devient embryon [Voy. ce mot). — Pour la fécondation en Botanique, voy. fécondation.
Ce n'est que depuis de Baër (1827) et Coste (1834) que l'on sait véritablement que l'espèce humaine se reproduit par œufs comme les espèces animales.
REPS (orig. inc), étoffe de soie, de laine, ou de laine et coton, à chaîne très forte, qui se fabrique princinalement à Lyon. Le reps se teint et s'imprime.
REPTATION (du lat. reptatio], mode de progression propre aux Reptiles, aux Vers et à certains Mollusques qui se traînent sur le sol en rampant.
REPTILES (du lat. reptilis, de repère, ramper), 3» classe de l'embranchement des Vertébrés, renferme des animaux de formes très diverses, à respiration pulmonaire, à tempe-