REPASSAGE
REPOSOm
et PII n'-componsc de services rendus à la patrie ; ils se lai- -aiiiil dans le Prytance. — En France, en 1795, on voulut roiuellre en honneur les repas publics à la façon des Lacédi-nioniens ; mais la mode n'en dura guère.
Itrpas de charilc. Voy agapes au Dicl. d'Hist. et de Gèogr.
REPASSAGE (de repasser], se dit : X' de l'action d'aiguiser, d affiler un instrument tranchant (couteau, canif, rasoir, etc.) ; il s'exécute soit sur une meule [Voy. ce motj, soil sur une pieiTC à aiguiser ou un affdoir en acier [Voy. PIERRE et morfil) : on dit aussi affûtage, surtout en jMiriant soit d'outils, tels tju'un ralx)l par ex., soit d'une arme blanche ; 2" de l'action de repasser avec un fer et <|uelijuefois avec un cylindre échaulTé le linge qui a été Ijlanchi : c'est surtout pour les blanchisseuses de fin que le repassage est une opération importante : le plissage, le tuyuutage, le repassage des dentelles demandent des ou- Nncres spéciales. Voy. codron.
RÉPERCUSSIFS (du lat. repercutere, faire rentrer de forcc|. médicaments qui, apphqués à l'extérieur sur une partie engorgée ou enflammée, déplacent jwur ainsi dire la suractivité vitale. La glace, l'eau froide sont des répeixussifs. Leur action se nonune répercussion. Ou v a recours en cas de foulure ou d'entorse, pour combattre les hémorragies, les hémorroïdes, pour faire disparaître im exanthème récent, etc. Leur emploi dans les maladies de la peau invétérées peut offrir de graves dangers.
REPÈRE, POINT DE REPÈRE (du lat. reperire, retrouver', mai'jue que l'on fait aux pièces d'un ouvrage en morceaux détachés, pour en assembler exactement les diverses parties. .\insi. le mouleur a soin de marquer chaque pièce du moule d'une marque en rapport avec celle près de laquelle elle doit se placer. Le graveur qui publie un dessin en plusieurs feuilles marque ces diverses feuilles de lignes ou de points qui se correspondent entre eux, et au moyen disquels on trouve d'abord, sans autre recherche, en quel ' rdre les feuilles doivent être assemblées. L'architecte, le menuisier, le charpentier en usent de même pour les piècfs d'un ouvrage qu'il s'agit d'assembler ou de démonter, afin de le remonter ailleurs. — Les ingénieurs et les arpenteurs appellent repères les points successifs du niveau desquels ds partent pour se rendre raison du mouvement d'un terrain et en prendre le nivellement. — Ce mot se dit également des marques que l'on fait sur un mur |)our donner un alignement, pour marquer des traits de niveau sur un jalon, etc.
RÉPERTOIRE (du lat. repertorium) , table, recueil, inventaire où les choses, les matières sont rangées dans un ordre qui permet de les trouver facilement. Ce mot se dit surtout, en matière de Jurisprudence, des recueils où l'on enregistre les arrêts mémorables des cours et tribunaux [Voy. jurisprudence), et, quand il s'agit de Théâtre, de l'ensemble des pièces dont se compose le fonds particulier de chaque théâtre. In des recueils les plus remarquai les en ce genre est le Répertoire de la Comédie fran- ' iiisc (1818 et ann. suiv.) qui forme plus de 200 volumes.
répertoire. Dans le Commerce, on appelle ainsi un livre qui se tient par ordre alphabétique, et qui sert à trouver avec facilité sur le grand-livre les divers comptes qui y sont portés. — On donne aussi ce nom à un regisire timbré sur li'ijuol les notaires, greffiers, huissiers, commissaires-priscur*. etc., sont tenus d'inscrire sommairement et par ordre lie date tous les actes qu'ils reçoivent ou rédigent.
RÉPÉTITEUR (cercle). Voy. cercle.
RÉPÉTITION (du lat. repetitio). En Droit, c'est l'action par laquelle on réclame ce que l'on a indûment payé :
Tout ce qui a été pavé sans être dû est sujet à répétition B (C. civ., art. 1255, 1576-81).
Dans l'Enseignement, on appelle répétitions des leçons jiarticulières données jMir un professeur à un seul élève ou à un très petit nombre d'élèves réunis, et dans lesquelles on répète les exercices d'une classe pour les compléter ou pour aider l'élève à en résoudre les difficultés.
RÉPÉTITION ou Anaphore, figure de Rhétorique, qui consiste à employer plusieurs fois soit les mêmes mots, soit le même tour, pour donner plus d'énergie à la phrase. Tels M'Ul. dans Virgile, l'exclamation dcSisus : « Me, me, adsum ijui leci J) (Enéide, IX, 427) et les fameux vers où le |Hièle peint la douleur d'Orphée privé d'Euridice (Géorg., IV, 465) :
Te dulcis conjux, te solo in littore seciim, Te veniente die, le decedenle cauebal.
Au Théâtre, on appelle répétitions les études préparatoires qu'exige une pièce, un morceau de musique, etc., avant d'être offert au public. La mise en scène d un opéra ou d'un grand drame exige ordinairement de nombreuses répétitions, que lermme une répétition générale, destinée à faire juger de l'effet que l'œuvre pi-oduira sur le public.
Montre à répétition. Voy. montre.
REPIC, terme de jeu de Piquet, i'oy. piquet.
REPIQUAGE. On appelle ainsi : en Agriculture, la transplantation dune jeune plante venue de semis, ainsi que la plantation des arores d'un ou de deux ans ; — dans la Construction, l'action d'enlever les pavés enfoncés ou cassés d'une chaussée pour les remplacer par d'autres pavés.
RÉPIT (du lat. respectus, regard en arrière). En Droit, on appelait ainsi autrefois un délai que jKjuvait obtenir un débiteur de bonne foi et qui s'accordait en chancellerie par lettres dites de répit. Aujourd'hui mi tribunal ne peut accorder de délai à un débiteur que par le jugement même qui statue sur la contestation (C. de proc., art. 127).
RÉPLIQUE (de répliquer, du lat. replicare). En termes de Pratique, ce sont les moyens opposés par une partie à la défense proposée par l'autre. — On appelle encore ainsi la plaidoirie de l'avocat en réponse à celle de l'adversaire, ou, eu matière criminelle, au réquisitoire du ministère public.
RÉPONS [du lat. responsum). En Liturgie, ce mot désigne des paroles, ordinairement tirées de l'Ecriture, qui se disent ou se chantent dans l'office de l'Eglise après la lecture de la leçon. On les a appelées ainsi parce que tout le chœur répond au choriste qui les a chantées ou récitées. — Dans les livres d'Eglise, les répons sont indiqués par le signe i^.
RÉPONSE (ftgce). Voy. TXSGVZ.
RÉPONSES DE DROIT, décisions des anciens jurisconsulles romains sur les questions qui leur étaient proposées. Le Digeste est composé en grande partie des réponses de droit [responsa prudentum] rendues par les jurisconsultes.
REPORT (de reporter). En termes de Comptabilité, on appelle ainsi toute opération qui a pour but de reporter ime somme, un total, d'un compte, d'une page ou d'un livre à un autre compte, à une autre page, à un autre livre. On donne aussi le nom de report à la somme même qu'on a ainsi reportée.
En termes de Bourse, un report est une opéra tiwi double et simultanée, qui consiste à acheter au comptant et à vendre à terme une même valeur [rente, action industrielle, etc.). Le cours des valeurs à terme étant plus élevé que celui du comptant, la différence forme, pour le capitaliste, l'intérêt de son argent. Cette opération, qui peut se renouveler à chaque liquidation, offre un mode de placement passager des sommes que l'on a sans emploi. On ne place ainsi que des valeurs d'une quotité déterminée, p. ex. I 5(H) fr. de rentes, 25 ou 50 actions, etc. Voy.
BOURSE et LIQUIDATION.
En Droit commercial, on appelle report de faillite la fixation de l'ouverture de la faillite à une époque antérieure au jugement qui l'avait déclarée (C. de comm., art. 441).
REPORTER (de l'angl. to rejwrt, rapporter). Ce mot a dalwrd désigné les journaUstes anglais rendant compte au jour le jour des débats parlementaires. Il s'applique aujourd'hui à ceux qui font métier de recueillir pour les journaux les nouvelles les plus récentes. Le domaine du reporter est l'actualité : ses articles sont en auelque sorte des photographies instantanées qui mettent le public au courant de tout ce qui s'est passé de bon ou de mauvais dans la journée. Les reporters répondent au goût de plus en plus vif des lecteurs pour la nouveauté : mais ils ont envahi peu à peu les journaux et y ont tué presque complètement la littérature proprement dite.
REPOSE-PIEDS, en Vélocipédie. Les repose-pieds, dans une bicyclette, sont de petites barres de fer garnies de caoutchouc fixées de chaque côté de la fourche de la roue d'avant, sur lesquelles le cycliste peut poser ses deux pieds lorsqu'à une descente la inachine roule toute seule.
REPOSOIR (du lat. repositorium), chapelle temporaire qu'on élève dans les places publiques, les carrefours, les rues, pour y faire les stations dans les processions de la Fête-Dieu, et qui renferme un autel orné de vases, de fleurs, de cbandeHers, etc. Les .re|X)soirs ont été ainsi appelés parce qu'en effet ils offrent des lieux de repos