‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1391 sur 1729 · RESSAUT · texte numérisé non relu

RESSAUT

(C. civ., art. 1184). — {/action résolutoire est ccHc qui a pour objet de iau'C prouoncer la résolution d'un contrat. En Médecine, on appelle résolution un mode de terminaison des plilegmasies. consistant dans le retour de la partie airectée à son état naturel, l'inllammation cessant insensiblement et sans suppuration. On hâte ce retour au moyen des résolutifs.

En Harmonie, on appelle résolution la marche forcée des notes dissonantes ou même souvent d'autres notes. Ce même terme s'applique aussi à l'enchaînement de tout accord dissonant dans son enseml)le avec un autre accord qu'il provoque à sa suite par une sorte d'attraction. La résolution peut être naturelle ou exceptionnelle. ^ l^__ Résolution des équations. Voy. kquation.

RÉSONANCE (de résonner, du lat. resonare). Ce mot s'emploie, en Acoustique, dans deux sens un peu ditrérents. Il désigne d'alwrd ce fait que si l'on produit à côté d'un corps sonore (tuyau, corde, membrane) le son même qu'il peut rendre, ce corps se mettra à vibrer. C'est ce qu'on appelle aussi le renforcement d'un son. Un appelle aussi résonance le prolongement d'un son par réflexion, le son réfléchi par un obstacle se faisant entendre après le son principal une fraction de seconde égale au quotient de la double distance en mètres, du corps sonore à l'obstacle par 340 m., vitesse du son- Si ce temps est supérieur à 1/10 de seconde, on obtient l'écho ( Voy. ce mot).

RÉSONNATEUR, sphère creuse en métal ou en verre, présentant une ouverture. Quand on produit un certain son d;^vant cette ouverture, il est renforcé; il faut pour cela qu'il y ait un rapport déterminé entre le volume de la b(mle ei la hauteur du son. Lorsqu'on produit devant un résonnateur plusieurs sons mélangés, et que parmi eux se trouve celui pour lequel l'appareil est accordé, ce son est renforcé par la vibration de l'air contenu dans la boule. Avec une série de résonnatcurs de dimensions graduées, 0.1 peut reconnaître les divers sons du mélange; c'est ce qu'on appelle analyser un son composé, llclmholtz, (pii a imagin:; cette méthode, l'a appliquée à l'étude du timbre.

RÉSORCINE, phénol diatomique isomère de la pyrocatéchine et do l'hydroquinone. Ce corps est un diphénol, dont la formule est C*'11*(0II)*, qu'on prépare en distillant l'extrait sec du bois du Brésil. Il se présente en cristaux solubles dans l'alcool et l'éther. La principale propriété de la résorcine est de donner avec l'acide phtalique la fluorrscéine ( Voy. ce mot).

RÉSORPTION (du lat. resorpfio), se dit, en Médecine, de l'acte par lequel les corps organisés vivants font rentrer dans la masse de leur fluide nourricier et dans la circulation, des molécules de sang, de pus ou de sérosité qui en étaient sorties et qui avaient été déposées dans quelque partie du corps.

RESPECTUEUX (acte), acte par lequel les enfants de famille, ayant atteint 21 ans pour les filles et 25 ans pour les fils, sont tenus, avant de contracter mariage, de demander le conseil de leur père et de leur mère, ou, à leur défaut, de leurs aïeuls ou aieules. Jusqu'à 25 ans pour les filles et 50 ans pour les fils, il faut trois actes respectueux renouvelés de mois en mois; après cet âge, un seul acte suffit. Dans l'usage, l'acte respectueux est appelé so/Hwia<joH respectueuse (C. civ., art. 151-155).

RESPIRATION (du lat. respiratio], fonction commune à tous les êtres organisés sans exception, soit animaux, soit végétaux. Les germes aussi [œufs et graines) ainsi que les tissics respirent, c.-à-d. empruntent l'oxygène au milieu qui les entoure et lui restituent de l'acide carlx)nique et de la vapeur d'eau; mais ce genre de respiration clémeutaire, propre aux tissus surtout et aux plantes, se rapporte à la nutrition [Voy. ce mot), et le nom de ?tspiration propr. dite est réservé à l'échange gazeux qui s opcre entre le sang et le milieu où vit l'être animé. — Cet échange se fait au moyen d'appareils différents : l'all'itifoide, pour l'œuf; la peau, pour les êtres inférieurs; Jes branchies pour les poissons, les crustacés, la plupait «les mollusques et des vers aquatiques, etc; les trachées, pour les insectes; les imumons, pour les vertébrés et quelques autres animaux.

Chez l'Homme, le résultat de la respiration est : 1° de Iransiormer le sang veineux, où les proportions de l'oxvg;ne a 1 acide carbonique sont de 22 à 100, en sanq artcrtel, ou ces proportions sont de 38 à 100, c'est l'hématose-

2' de charger l'air d'acide carbonique en remplaçant 100 p. d'oxygène absorbé par 70 p. d acide carbonique, d'un peu d'azote et de beaucoup de vapeur d'eau, ce qui constitue la transpiration pulmonaire. Le renouvellement de l'air dans les poumons est assuré par le mécanisme de l'inspiration et de l'expiration ; le renouvellement du sang par la circulation [Voy. ce mot). Dans l'inspiration, la poitrine s'agi-andit dans tous les sens par le jeu des muscles et il se fait ainsi un appel d'air dans les poumons à travers la tracliée-artère et les bronches maintenues béantes, h' expiration normale est purement passive : le poumon dilaté revient sur lui-même. L'expiration forcée est active. Le nombre des respirations par minute varie de 44 à la naissance jusqu'à i8 à l'âge mûr : le mouvement respiratoire paraît être plus accéléré chez la femme que chez l'homme. Le passage de l'air dans les bronches détermine le murmure respiratoire et le souffle bronchique. Dans les alfections du poumon, ces bruits sont remplacés par d'autres, souffles et râles, dont la connaissance, depuis Laennec, permet le <liagnostic de ces affections. Le bâillement, le hoquet, le soupir, le sanglot, le rire, le cri, la voix, l'effort, le lonftement, la toux, le cracliement sont des modifications de 1 acte respiratoire. Voy. INHALATION.

Dans les Végétaux, outre le phénomène de l'assimilation chlorophyllienne en vertu duquel les parties vertes exposées à la lumière décomposent l'acide carbonique de l'air, absorbant le carlwne et rejetant l'oxygène, il y a une véritable respiration, identique à la respiration animale, par laquelle la plante absorue l'oxygène par toutes ses parties et restitue l'acide carbonique. Cette fonction respiratoire est une fonction universelle de toutes les parties de la plante, elle s'opère aussi bien à la lumière qu'à l'obscurité, dans les parties vertes que dans les parties incolores. C'est une fonction essentielle du proloplasma. Le rapport de l'acide carbonique dégagé à l'oxygène absorbé est constant, quelles que soient la pression, la température; en général ce nombre est plus petit que l'unité. L'intensité dos phénomènes respiratoires est plus grande à l'obscurité qu'à la lumière.

RESPIRATOIRES (aliments) ou A. de combustion. Voy.

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