‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1396 sur 1729 · REVENANT · texte numérisé non relu

REVENANT

civils ne sont comptés aiic de la date du premier traitement et à partir de 1 agc de 20 ans accomplis : le temps de Burnumérariat n'est compté dans aucun cas. La veuve a droit à une pension qui est le tiers de celle du mari. Pour subvenir à la dépense des pensions de retraite, tout fonctioiiuaire subit une retenue de 5 pour 100 sur son traiteuu'ul. MM. R. Daresic et L. Dclaroquc ont donné chacun un Code (les pensions civiles. Voy. aussi Bavelicr, Traité des pensions. — f'oi/. ÉMÉittiE.

Le clergé ne se trouvant pas compris dans la précédente loi, un décret du 28 juin 1853 a créé des ressources qui permissent de donner une pension de retraite aux prêtres âgés.

Knfin, une loi du 18 juin 1852, modifiée et complétée parcelles des 28 mai 1855, 7 juillet 1856, 12 juin 18(31 et -4 mai 1804, en créant une Caisse des relrailes poiij- la vieillesse, a permis à tout homme qui veut joindre l'ordre au travail de se procurer, au moyen des plus faibles économies, une existence assurée pour ses vieux jours. Les vei-soments peuvent être faits avec aliénation ou réserve du capital ; le maximum de la renie viagère est de 1 500 fr. Les fonds des déposants sont versés à la Caisse des dépôts et consignations. II est actuellement question d'organiser un fonds de retraites pour tous les travailleurs âgés, au moyen de retenues faites sur leurs salaires et de sommes versées par l'Etat.

RETRANCHEMENT (de retrancher), se dit, en termes de Fortilicalion, de tout obstacle naturel ou artificiel dont on se sert pour se fortifier contre une attaque ou une surprise de l'ennemi. On peut ranger parmi les /{. naturels les ravins, les cours d'eau, les marais, les escarpements, les bois, etc., organisés à cet cifct. Les R. artificiels se composent essentiellement d'un rempart en terre formé des démais de la tranchée, et du fossé, ce dernier servant d'obstacle. La nature et l'importance d'un retranchement varient avec le but auquel il est destiné et des ressources dont on dispose pour son exécution. — On donne plus particulièrement le nom de relranchemenls aux ouvrages de fortification passagère; et l'ensemble des positions fortifiées derrière lesquelles s'abrite mie armée se nomme aussi retranchements ou lignes. En Fortification

fi'rmanente, on appelle /{. intérieur un parapet placé à intérieur d'un ouvrage et destiné à être défendu après la cluite de la première enceinte.

Les Romains excellaient dans les retranchements : c'était une règle, chez eux, de ne s'établir jamais dans une jxjsition, fût-ce pour une soûle nuit, sans y construire un retranchement (vallutn).

En Droit, ce mot est quelquefois synonyme de réduction d'une libéralité à la quotité disponible (C. civ., art. 1496).

Voy. RÉDUCTION.

RÉTROACTIF, nÉTROACTiviTiî fdu lat. relro, en arrière, et de actif). L'art. 2 du Code civil porte : « La loi ne dispose que pour l'avenir; elle n'a point d'effet rétroactif)), et l'art. 4 du Code pénal : « Pour que la loi pénale puisse être appliquée à l'auteur d'un délit, il faut qu'elle ait été déjà en vigueur au moment où le délit a été commis ».

RÉTROCESSION (de rétrocéder, du lat. relrocedere), acte par lequel on remet à une personne un bien, un droit qu'elle avait précédemment cédé.

RÉTROGRADATION. Voy. planètes.

RÉTROGRADE (vers). Voy. anacyclique.

RETROUSSIS (de retrousser), se dit : 1° de la partie du bord d'un chapeau qui est retroussée, comme dans les chapeaux à la Henri IV ; 2» de la partie des bascjues d'un habit qui est ou qui semble retroussée ; 3° d'une pièce de cuir qui se rabat ou semble se rabattre dans le haut des hottes dites à revers.

RETS (du lat. relis), sorte de filet. On appelle : rets saillants un filet composé de mailles à losanges, et qui sert à prendre des pluviers, des canards et de plus petits oiseaux ; pans de rets, des filets avec lesquels on prend les grosses bêtes.

RETUS (du lat. retusus), se dit, en Botanique et en Entomologie, de ce qui est très obtus, et plus ou moins déprimé.

REUNION (du préf. re et de union), se dit, en Chirurgie, du rapprochement des lèvres d'une plaie ; la réunion est immédiate ou par première intention, quand elle se fait sans suppuration; médiate ou par seconde intention, quand il y a suppuration.

RÉuxioss PDiiLiQUEs. Aux tcrmcs de la loi du 10 juin 1868, elles pouvaient être tenues sans autorisation préalable.

excepté quand elles avaient pour objet des matières politiques ou religieuses ; la déclaration en devait alors être formée par sept personnes domiciliées dans la commune où la réunion devait se tenir et trois jours francs avant son ouverture. — Les réunions électorales avaient lieu librement jusqu'au 5" jour avant le scrutin, sous condition d'une déclaration faite un jour franc à l'avance.

REVACCINATION. Voy. vacci.vatiox.

REVALESCIÈRE, nom donné à un mélange de farine de pois, de lentilles, de maïs et d'orge, additionné d'un jieu de sel marin. C'est un produit alimentaire et non un médicament actif.

RÊVE (orig. inc. : on a proposé le gi-. pé[x6oî, agitation, inquiétude), combinaisc,n spontanée d'idées ou d'images, le plus souvent confuses, parfois nettes et suivies, qui se présentent à l'esprit pendant le sommeil et qui ont l'apparence de la réalité. Les rêves sont l'effet d'un sommeil incomplet : l'imagination, qui reste éveillée, évoque, en vertu de l'association des idées, une série de pensées ou d'images qui, à la faveur du sommeil des sens, acquièrent une vivacité égale à celle des sensations réelles, et qui prennent quelquefois même assez de force pour déterminer l'action [somnambulisme]. Les rêves se rattachent le plus souvent aux dernières idées qui nous ont occupes au moment du sommeil, ou à celles qui nous dominent ; ou bien ils sont l'effet de sensations, soit dues à des impressions de chaud, de froid, de contact, imparfaitement perçues, soit résultant de l'état de l'cslomac, du cœur, de la poitrine, du cerveau (oppression, cauchemar, délire, etc). Aussi les rêves peuvent-ils olfrir d'utiles indications au philosophe et surtout au médecin. Le vulgaire a été plus loin, et, dans tous les temps, il a voulu trouver dans les rêves, qui prennent alors le nom de songes, des révélations prophétiques. Voy. Maury, le Sommeil et les rêves. Voy. sommeil, SONGE, SOMNAMBULISME, HALLUCINATION.

RÉVEILLE-MATIN ou réveil. C'est proprement une horloge ou une montre qui sonne pendant un certain espace de temps pour éveiller à l'heure sur laquelle on a mis l'aiguille en se couchant [Voy. montre). — C'est aussi le nom vulgaire d'une espèce d'Euphorbe [E. helioscopia), dont le suc irritant cause de violentes ophtalmies. — Voy.

aussi DIANE.

RÉVEILLEUR, Strepera, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux conirostres, intermédiaire entre les Corbeaux et les Cassicans. Ces oiseaux ont le plumage tout à fait noir, avec des parties blanches aux ailes et à la queue. Ils doivent leur nom aux cris continuels qu'ils font entendre pendant la nuit. On les trouve en Australie et à l'ile de Norfolk.

RÉVÉLATION (du lat. revelalio). 1° En Théologie, c'est la connaissance que Dieu donne à l'homme, jiar des moyens surnaturels, des vérités qui sont la base de la religion chrétienne [Voy. théologie). La révélation a des formes diverses : tantôt Dieu se met directement en communication avec l'homme, comme lorsqu'il parle à Adam dans le Paradis terrestre, ou à Moïse sur le mont Sinaï; (aiiti't il revêt la forme humaine, comme on le voit |;ar l'incarnation de J.-C. ; tantôt il envoie un ange annoncer quelque granil événement, comme lorsque l'ange Gabriel apparut à la Ste Vierge; tantôt enfin il procède par pure inspiration comme à l'égard de ceux qui ont écrit l'Ancien et le Mouveau Testament.

On distingue : 1° la R. primitive, faite aux premiers patriarches, jusqu'à la loi écrite de Mo'ise; 2° la R. mosaïque: 3° la R. chrétienne.

2' Dans le langage ordinaire, révélation est synonyme de dénonciation. Sous Tibère et ses successeurs, quiconque n'eût pas révélé un projet contre la majesté impériale eût été déclaré coupable de lèse-majesté et puni de mort; sous Richelieu, de Thon fut mis à mort pour n'avoir pas révélé la conspiration de son ami Cinq-3lars, dont il avait eu connaissance. — Dans des temps plus modernes, la loi fit longtemps en France un devoir de révéler les crimes qui pouvaient compromettre la sûreté de l'Etat (C. pén., art. 105 et suiv.) ; celte prescription a disparu depuis 1852. Aujourd'hui révélation s'entend surtout de la dénonciation faite par un complice du crime.

REVENANT (de revenir). La croyance aux revenants paraît avoir régné de tout temps, sous les formes les plus diverses; on la trouve dans les larves, les lémures et les ombres des anciens; dans les lycanthropes, les vampires du moyen âge; dans les spectres, les fantômes, etc. Elle

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