‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1398 sur 1729 · REVOLVER · texte numérisé non relu

REVOLVER

RHAMNEES

lution. L'intersection dune surface de révolution par un plan perpendiculaire à l'axe est un cei-clc qui prend le nom de parallèle de la surface. L'interseclion d'une surface de révolution par un plan passant par l'axe et limité à l'axe est une courbe qui prend le nom de méridien de la surface; tous les méridiens sont évidemment égaux. Ces dénominations sont des généralisations de celles que l'on emploie en Géographie : la surface terrestre est regardée comme étant de rcivolution autour de la ligne des pôles.

En Astronomie, la révolution d'un corj)s céleste est le mouvement en vertu duquel il se déplace en tournant autour d'un autre corps. C'est ainsi que la terre et les planètes accomplissent en des temps divers leurs révolutions autour du soleil, que la lune accomplit sa révolution autour de la terre, que dans les étoiles doubles l'une des étoiles exécute sa révolution autour de l'autre, etc. — Quand il s'agit de la terre, on distingue la /{. sidérale, qui ramène la terre au même point de son orbite, et la /{. tropique, qui est l'espace de temps écoulé entre deux équinoxes du printemps consécutifs [Voy. terre). — Pour la lune, on distingue de même la /{. sidérale, au Iwut de laquelle la lune ayant parcouru 560° sur son orbite est revenue dans la même position par rapport aux étoiles, et la H. synodique ou lunaison, qui est 1 espace de temps écoulé entre deux conjonctions ou nouvelles lunes consécutives et la révolution anomalistique ou la durée qui s'écoule entre deux retours de l'astre à son périgée (Voy. hj>e). — Par extension, on appelle : R. du périgée, le mouvement qui déplace le périgée de l'orbite terrestre de 11",8 par an et le ramène dans sa position |)remière au bout de 109830 ans environ; li. synodique du nœud de la lune, le temps qui sécoule entre deux passages successifs du soleil au même nœud ( Voy. nœud). Sa durée est de 54GJ,619.

En Géologie, on comprenait autrefois sous la dénomination de révolutions du globe tous les changements brusques que l'on admettait avoir été éprouvés par la terre

f tendant son travail de formation. On doit à Cuvier un céèbre Diarours sur les révolidions du globe. Il est admis auj. que la terre n'a pas été le siège de révolutions brusques dans sa structure et son aspect, et qu'au contraire elle s'est transformée par une évolution lente et insensible, au spectacle de laquelle nous assistons encore de nos jours et qui se poursuivra dans l'avenir. Voy. époques, terrains, FOSSILES.

Dans l'ordre social, on appelle Révolution tout changement considérable, violent ou subit, qui arrive dans les choses du monde, dans les mœurs, les opinions, etc., et surtout dans le gouvernement. Les plus célèbres révolutions politiques sont : en Angleterre, celles de 1649 et de 1688, qui précipitèrent du trône la dynastie des Stuarts; en France, celle de 1789 et celles de judlct 1830, février 1848 et septembre 1870. — Vertot a écrit les Révolutions romaines et les Révolidions de Suède et de Portugal; Ancillon a tracé le Tableau des révolutions politiques de V Europe; l'histoire de la Révolution d'Angleterre a été écrite par Guizot; celle de la Révolution française, par Thiers, Lacrelelle, Mignet, Poujoulat, Bûchez et Roux, Michelel, L. Blanc, Th. Barrau, etc. — Voy. le Dict. d'IIist. et de Géogr.

REVOLVER (de l'angl. rei-o/rer, tourner), pistolet à plusieurs coups qu'un mécanisme tournant permet de tirer sans interruption. Le revolver n'a qu'un seul canon, mais le tonnerre y est remplacé par un cylindre (dit tambour ou barillet), creusé de plusieurs chambres pouvant contenir chacune une cartouche et qu'un mouvement de rotalion vient après chaque décharge présenter successivement à l'orifice postérieur du canon. — L'idée du revolver date «In xvi" siècle, mais cette arme n'est véritablement entrée dans la pratique que depuis 1837, époque à laquelle le colonel américain Coït sut lui donner une forme commode. Depuis, elle a été perfectionnée par Mauger-Comblain, Devisme, Lefaucheux, Smytli, Perrin, Weblev, Galand, Jarre, etc. — Les troupes de cavalerie et les officiers de toutes armes sont jtouivus d'un revolver d'ordonnance, qui a remplace le pistolet.

REVUE, réunion de troupes devant un chef qui les examine sous le rapport de la tenue ; souvent elfe constitue uniqucmen une parade. Lorsque ce chef occupe un rang cleve dans la hiérarchie (colonel ou général), l'opération se termmc par un défilé. En langage militaire, on donne e nom do revue de liquidation à une opération administralive ayant pour but de rapprocher les droits que possède

une unité à diverses allocations, des perceptions qu'elle a réellement effectuées.

revue, journal périodique qui paraît à des intervalles plus ou moins éloignés, et qui a pour objet de passer en revue les questions à l'ordre du jour dans les lettres, les sciences, les arts ou la politique : son format est ordinairement celui d'un livre ordinaire. — Il a existé en France depuis le xvii° siècle plusieurs publications périodiques ayant cette destination [Voy. journal) ; mais les premiers recueils qui portèrent, en France, le nom de Revue furent : la Revue philosophique, qui succéda à la Décade, et la Revue encyclopédique (1819-31, reprise en 1891). Ces recueils furent bientôt suivis de la Revue britannique (1826), de la Revue de Paris (1830, reprise en 1893), de la Revue des Deux Mondes (1830), qui est toujours restée au premier rang parmi les publications de ce genre, de la Revue indépendante (1841-48), de la Revue nouvelle, de la Revue contemporaine, de la Nouvelle Revue, de la Revue bleue (politique et littéraire), de la Quinzaine, de la Revue des Revues, etc., sans parler des Revues spéciales : y{. tnédicale, R. scientifique, R. des sciences pures et appliquées, Nature (revue des sciences), /{. ecclésiastique, R. de V instruction publique, R. archéologique, R. critique, R. de législation, R. commerciale, etc. — En Angleterre, les Revues [Reviews] sont plus anciennes qu'en France : le Monthly Review date de 1749 et le Critical Review de 1756. Les plus célèbres sont aujourd'hui V Edinburgh Review, le Quarterly Review, le London Review, le Weehly Review, etc. : les articles qu'elles publient s'appellent essais, d'où le nom à'essayists donné aux littérateurs qui cultivent spécialement ce genre. — L'Allemagne a eu ses Acta eruditorum, et elle possède encore, sous des titres divers, un grand nombre de revues qu'il serait impossible d'énumérer ici.

Au Théâtre, une Revue est une pièce de circonstance où l'on passe en revue toutes les actualités de l'année qui vient de s'écouler. Ces pièces, essentiellement parisiennes, ont gardé la faveur du public, à cause des facilités qu'elles otfrent à la critique politique ou littéraire.

RÉVULSIFS, moyen que la Médecine emploie pour opérer une révulsion, c.-à-d. pour détourner la cause d'une maladie, en la portant d'un organe important vers une partie éloignée du siège du mal et moins importante. Les révulsifs s'appliquent ordinairement à l'extérieur : tels sont les manuluves et les pédiluves, les sinapismes et autres rubéfiants, les vésicatoires, les sétons, les cautères de tout genre, lès moxas ; telles sont aussi les ventouses et la saignée. Les vomitifs, les purgatifs et en général toutes les injections irritantes sont de vrais révulsifs internes; mais on les désigne plus ordinairement sous le nom de dérivatifs.

REZ (du lat. rasus, ras). Ce mot, qui veut dire au ras de, au niveau de, ne s'emploie plus que dans ces expressions : rez-pied (ajjattre une maison rez-pied), rez-terre (couper un arbre rez-terre) ; rez-de-chaussée, rez-mur, etc. — Le rez-de-chaussée est la partie d'une maison qui est au niveau du terrain ou à peu près : ifest immédiatement au-dessus des fondations ou des caves, cuisines, etc., en sous-sol. — Le ret-mur est la surface des gros murs eu dedans de l'œuvTe. On dit qu'une solive a tant de iiorfée rez-mur, pour exprimer depuis un mur jusqu'à l'autre, sans compter ce qui entre dans l'intérieur du mur.

RHABDITE (du gr. pi^jQoç, baguette), phosphure de fer et de nickel, voisin de la Schreibersite, qui, comme elle, n'existe que dans les météorites.

RHABDOMANCIE (du gr. pàSSoî, baguette, et jxavTEta, divination), prétendue divination qui se faisait avec une baguette, et qui avait lieu de plusieurs manières différentes. Ce mot se dit particulièrement de l'art de découvrir les sources au moyen de la baguette divinatoire. Voy. ce mot.

RHABILLEÙR. Voy. rebouteur.

RHAETIZITE, var. noire de Z)j«</tè/je.

RHAGADE (du gr. payd:;), petit ulcère long et étroit qui a son siège dans les interstices des plis de l'anus. Voy. fissure.

RHAMNEES (du g.-type Rhamnus, Nerprun), famille de plantes Dicotylédones dialypétales à ovaire supère, se compose d'arbres, d'arbrisseaux ou de sous-arbrisseaux, quelquefois épineux, à feuilles simples, alternes, plus rarement opposées, pétiolées, quelquefois très petites; à fleui-s régulières, petites, verdàtres, axillaires ou terminales : calice à 4 ou 5 divisions, 4 ou 5 pétales alternes, 4 ou 5 étamines, ovaire à 2, 3 ou 4 loges: fruit charnu et indc-

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