RHINOCEROS
lii-iiiii. — La liamille des lÛiarnnées fonne 5 Iriltus : les PInjliccpH, les Ziiyphées et les Gouaiiices. Principaux pciiros : Hhamnus (sulxlivisé en Alalenms [Nerprun] et l-'rtiiHjnla [Bourdaine]',, Zinyphus. Palitirus, Poma- (Irrris. Colletia, Phylica, Gottania, elc.
RHAMNUS, nuni latin lx)tanique du genre Nerprun.
RHAPIS mot {jrec signifiant verge), genre de la famille de* l'iilniiors. tribu des Corypiunées, a |)our type le liliiipis urundinacea de la Caroline.
RHAPONTIC, plante. Voy. ruubaube.
RHAPSODE, RiiAi>soDiE. Voy. rapsode, rai'SODIe.
RHEA AMERiCAXA, oiseau. Voy. >axdoi'.
mu A, 5' satellite de Saturne. Fait sa révolution autour de Saturne en 4 j. 12 li. '25 m. S'écarte du centre de Saturne au plus de 76" à l'opposition de la planète. Apparaît comme une étoile de 1(H grandeur. Voy. satellite.
RHÉNAN (étage), nom donné quelquefois à l'ensemble du névonicn inférieur.
RHÉOMÈTRE ^du gr. péo;. courant, et \i.i'zç,oy, mesure), synonyme de Galvanomètre. Voy. ce mot.
RHÉOPHORE (du gr. ^éoî et 9000;, qui porte), fil métallique qu'on adapte aux ptdcs de la pile pour former le circuit voltaïque. Voy. coiraxts et pile.
RHÉOSTAT (du gr. pso;, courant, et trcàTOî, immobile), ajjpareil destiné à maintenir constante l'intensité d'un courant électrique, en faisant varier la résistance du circuit. Il en existe un grand nombre de systèmes, dus à Wlieatstone, l'ouillet, l'oggendorff. Becquerel, elc. Ils consistent toujours en principe à introduire aans le circuit une résistance variable à volonté, qui fait varier l'intensité.
RHÉOTOME (du gr. pso;, courant, et xoiJif,. section), dit aussi Internipleur, appareil de Physique, servant à interrompre périodiquement un courant voltaïque. Le plus sim))le est formé d'une roue métallique dentée, dont les dents touchent successivement un ressort de métal pendant sa rotation : ce ressort connnuniquc avec un des pôles de la pile. In autre ressort métallique qui conununique avec l'autre pôle frotte l'axe de la roue. Le courant passe chaque fois qu'une dent est en contact avec le premier ressort. — Lu autre rhéotome consiste en une lige de platine qui oscille sur un bain de mercure, de sorte que son immersion périodique ferme le circuit. — Voy. aussi trembleur.
RHÉSUS, Macacus erythrwiis, espèce de Singe du genre Macaque. Voy. ce mot.
RHÉTIEN (étage), nom donné, en Géologie, à l'étage inférieur de l'Infralias. C'est par le Rhétien , caractérisé par X'Avicula contorla, que commence le système jurassique. Le Rhétien est représenté : en Angleterre, dans le bassin de Paris, en Allemagne, par des grès; en Provence, en Corse, dans les Alpes, par des calcaires.
RHÉTORIQUE (du ^r. pr,xopLx-r,), l'art de bien dire et de jtersuader, c.-à-tl. de convaincre, de plaire et de toucher. La rhélorique ne peut produire Véloquence, qui est un don naturel; mais elle apprend à l'orateur à user de toutes ses ressources: elle lui sert de règle et d'auxiliaire. Dans tout discours, comme dans toute composition litténiire. il faut d'abord trouver ce qu'on doit dire, puis le dis- ])oser dans l'ordre le plus convenable, enfin l'orner de tous les agréments du style : de là trois parties dans la rhétorique, l'invention, la disposition et Vélocution. Comme le débit et le geste sont inséparables de la |)arole, on ajoute à ces trois parties l'action, à laquelle se rattache la mémoire. — L'origine de la Rhétorique est fort ancienne. Les premiers qui l'enseignèrent chez les Grecs furent les rhéteurs Tisias et Corax, qui vivaient au v* siècle avant J.-C et de l'école desquels sortit le célèbre sophiste Gorgias. Aristote la soumit à des règles. On doit encore citer : parmi les rhéteurs grecs, Isocrate, Démétrius de Phalère et Denys d'IIalicarnasse. et parmi les Romains. Cicéron, Sénèque le père et Quintilien. La Rhétorique eut des écoles brillantes en Grèce, à Rome, dans les Gaules, et elle n'a cessé, depuis les temps anciens, d'être l'objet d'un enseignement spécial. Dans notre système actuel d'études, la classe de rhétorique couronne les humanités.
lue foule d'ouvrages ont été écrits sur la Rhétorique. les plus célèbres sont : chez les anciens, le Gorgias de Platon, la Rhélorique d'Aristote, VArs rhetorica d'IIermogène, les Progymnasmata d'.4phthonius : les traités de rhétorique de Ciceron [Orator,deOratore, de Inventione, Topica, Partitiones oratoriae, etc.) ; les Institutions oratoires de Quintilien, etc. (ces ouvrages ont été réunis sons lis titres de lihetores grieci par Christ. Walz, i8ô!2-ô6,
et par Léonhard Spengel, 1853-56. et de Rhetores latini, publiés par Capperonnier, 1756) ; — chez les modernes, les Institutions oratoires de Vossius, les Règles de l'éloquence de Gibert, la Rhélorique du P. Lamv, celles de Crevier et de RoUin (dans son Traité des éludes).
RHEUM, nom latin botanique du genre Rhubarbe.
RHEXIE, Rhexia, vulg. Quadrette, genre de la ftimille des Mélastomacées,se cam|H»se déplantes de l'.Vmérique du >'ord, à tiges herbacée, droite, quadrangulaire ; à feuilles opposées, ovales, entièrement chargées de poils courts et soyeux ; à fleurs variant du jaune au pourpre, disposées en cime, en corymbe on en iwinicule. On cultive en France la R. de Virginie, à fleui-s (l'un beau rouge, et la R. veloutée, vulg. Fleur ailée, à fleurs d'un bleu superbe.
RHINANTHE (du gr. pîv. nez, crête, et âvÔQ;, fleur; allusion à la forme de la lèvre de la corolle). Rhinanthus, vulg. Cocrète, Crète de coq, genre de la famille des Scrofularinées, type de la tribu des Rbinanthées, renferme des végétaux herbacés à tige droite, à feuilles simples et opposées, à grandes fleurs, en épis terminaux : calice renflé à 4 dents, la lè\Te supérieure de la corolle en casque. Le /{. crête de coq [R. crista galli) s'élève à près de 1 m.; feuilles glabres, sessiles, lancéolées, profondément dentées, fleurs jaunes ; cette plante est commune dans les prés et les pâturages humides de l'EuroiK?. Le /{. des Alpes (R. alpinus) est remarquable par ses belles fleurs d'un rouge violet : le calice et les bractées forment un épi feuille, très coloré. Le /{. thrixago a la tige hérissée, les feuilles disposées par paires opposées en croix, les fleurs jaunes ou blanchâtres. Le R. bizarre (R. versicolor) se distingue par ses grandes fleurs purpurines : la lèvre inférieure de la corolle est souvent blanchâtre, avec un palais à deux bosses d'un blanc jaunâtre : elle croit en Espagne, en Italie, elc. Le /{. visqueux (R. viscosus), du midi de l'Europe, a des fleurs jaunes. — On fait quelquefois de la tribu des Rhinanthées une famille à part, celle des lihinanthacées ou Pédiculaires.
RHINGRAVES, c.-à-d. comtes du Rhin. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.
RHINOCÉROS (du gr. ^ivôxspo;), Rhinocéros, genre de Mammifères, de l'ordre des Pcrissodactyles. Ce sont des animaux herbivores, d'un extérieur difforme et de grande taille : ils ont souvent de 5 à 4 m. de long sur 2 m. et plus de haut ; leurs formes sont lourdes, leur corps massif; ils ont la peau rugueuse, sèche, épaisse, grossièrement plissée et presque tout à fait déj^urvue de poils; la tète courte, portant de petits yeux latéraux; les oreilles droites et mobiles ; le museau tronqué, toujours armé d'une corne pleine, qui est accompagnée, dans certaines espèces, d'une seconde corne plus petite, placée derrière la première : cette corne semble formée jwr le rapprochement et l'agglutination d'une grande quantité de poils ; leur lx)uche est jietite et munie à la lèvre supérieure d'un appendice extensible dont ils se servent jwur saisir leurs aliments. Leurs jambes courtes et torses sont terminées par 5 sabots ou onglons, qui indiquent le nombre des doigts de chaque pied ; enfin leur queue est médiocrement longue, plate et grêle. Les habitudes des Rhinocéros sont brutales, leur force est extraordinaire : ils peuvent lutter avec avantage contre les éléphants. Les Rhinocéros habitent les Indes orientales et l'Afrique : ils se tiennent dans les forêts et les solitudes marécageuses. Leur vie paraît être fort longue. On leur fait la chasse pour leur chair, qui est eomestmle, quoique ayant ime odeur musquée; pour leur peau, dont on fait un cuir impénétrable, et pour leur corne, à laquelle les indigènes attribuent des propriétés merveilleuses, mais qui n'est qu'une inutile curiosité. — Les principales espèces sonl : le /(. des Indes [R. unicornis), qui n'a qu'une corne : il était connu des anciens, qui le faisaient combattre dans leurs cirques, mais il est assez rare aujourd'hui; le R. d'Afrique (R. bicornis], qui a deux cornes et la peau beaucoup moins plissée que l'espèce précédente : cette espèce n'a point de dents incisives; et le /•'. de Sumatra, qui est de la grosseur d'un petit boeuf.
On a trouvé une grande quantité de débris de Rhinocéros fossiles, dont les types n'existent plus. Les plus anciens de ces débris ne remontent pas au delà des terrains tertiaires inférieurs ; les espèces les moins anciennes se rencontrent dans le dihivium ou dans des cavernes à ossements.
On appelle vulgairement : Rhinocéros avis, plusieurs es^ pèces die Calaos; /{. de mer, le Narval. — On donne aussi
RHLNOLOPHE
RHUDOMTE
ce nom à plusieurs Scarabées qui portent sur le front un liroloiif^cnicnt corne.
RHINOLOPHE (du gr. ^îv, nez, et "Kôooi, crètej, Rhiiiolophus, genre de Mammifères, de l'ordre des Clieiroptères ou Ciiauvos-Souris, et type de la famille des lihinolophidés, se distingue par un nez armé de crûtes membraneuses, dont la supérieure ligure un fer de lance placé à plat sur le bas du front, et l'inférieure, qui s'étend sur les lèvres, a quelque analogie avec un croissant ou un fer à cheval. Les espèces de ce genre sont répandues dans les iles de la Sonde, dans l'Inde, l'Afrique et l'Europe : il n'y en a pas en Amérique. La plus grande est le 1{. fameux (R. uobilin), des iles de la Sonde : son envergure dépasse 0 m. 40. Parmi les espèces d'Europe, on remarque le /{. bifcr et le /{. uni fer. Voy. fer à cheval.
RHINOPLASTIE (du gr. ptv, ptvôç, nez, et TikaaxÔ!;, factice), art de refaire un nez a ceux qui l'ont perdu. Cette opération peut se pratiquer de plusieurs manières, sans parler de celle qui consiste à emprunter à une personne étrangère la matière du nez à refaire. Celse ramenait en avant la peau des joues ou taillait un lambeau sur la lèvre supérieure. On peut aussi inciser la peau du front et en détacher un lambeau, qui ne tient qu'entre les yeux et qu'on rabat ensuite sur le tronçon du nez, en le retournant : ce procédé, connu sous le nom de métliode indienne, est celui le plus généralement employé. La méthode dite italienne n'en ddfère qu'en ce que le lambeau est pris sur la surface antérieure et interne du bras. Il est bon que le lambeau implanté communique par un pédicule avec la partie à laquelle on l'emprunte jusqu'à ce que la cicatrisation soit complète. Voy. plastique.
RHIPIPTÈRES (du gr. pÏTiOî, claie, éventail, et iTTSpôv, aile), Slrepsiptères de Kirby, ordre d'Insectes créé par Lalieille, aux dépens des Diptères, renferme de très petits insectes, à ailes grandes, membraneuses, plissées longitudinalement en forme d'éventail., ayant à leur base deux appendices mobiles, en forme de petits élytres, rejetés en arrière, étroits, allongés, dilatés en massue, courbés au bout, appendices appelés par Latreille prébalanciers. A l'état de larve, ils vivent en parasites entre les écailles des guêpes et de quelques autres hyménoptères.
RHIZOCARPE (du gr. p'.^ix, racine, et xapirôç, fruit), R/iizocarpus et Lccidca, genre de la famille des Lichens, se compose de plantes cryptogames, croissant sur les pierres les plus dures en forme de plaques, et qui, parleur dessin réticulaire ainsi que leurs couleurs, ont quelque i<csscmblance avec des cartes géographiques, d'où le nom de J{. géographique donné à l'espèce principale à fond jaune.
RHIZOCARPÉES, nom donne par divers Botanistes aux Filicinées bétérosporées, constituant les genres Marsilea, Azolla, Salvinia, Piliilaria, etc. Voy. ces mots et marsi-
LÉACÉES.
RHIZOCTONE, Rhizoctonia, genre de Champignons inférieurs qui vivent en parasites sur diverses plantes (Safran, Luzerne) en y procfuisant des maladies dites tnort du Safran, mort de la Luzerne. L'extirpation et la destruction des pieds malades constituent le seul remède à la dissémination de la maladie.
RHIZOME (du gr. ^îî^wpia), nom donné, en Botanique, à la tige souterraine des plantes, qui a l'apparence d'une racine et qui se distingue de ce dernier organe par la présence de feuilles. La structure des rhizomes est celle d'une tige, modifiée par le milieu spécial où elle se développe; le système fibreux est nul ou peu développé; la lignification ne s'étend pas au parenchyme.
RHjZOPHORÉES (du g.-type Rhizophora, Palétuvier ou Manglier), famille de plantes Dicotylédones dialypétales à ovaire infère, renferme des arbres et des arbrisseaux exotiques, à feuilles opposées, à Heurs axillaires, à fruits coriaces. Les Rhizopborées abondent sur les côtes maritimes et les terrains inondés des régions intertropicales : elles se multiplient au moyen de longs jets qui, partant de leurs rameaux, pendent jusqu'à terre, s'y fixent par des racines et produisent de nouveaux troncs. Leur écorce contient beaucoup de tannin. Les Indiens pauvres mâchent les graines de quelques espèces avec des feuilles de bétel. — Genres principaux : Rhizophora, Bruguiera, Ceriops, Car allia, etc.
RHIZOPODES (du gr. ptÇa, racine, et ttoûî, tioSô;, pied;, ordre d'Infusoiros non ciliés, ainsi nommés parce que le protoplasma qui constitue leur corps difflue autour d'eux; ces prolongements ou pseudopodes, ramifiés en
forme de racines, englo!)ent les corpuscules étrangers ei, en se rétractant, les incorporent à l'être dont ils émanent. Il arrive aussi que tout le protoplasma peut confluer dans un des pseudopodes, ce qui déplace l'animal de toute la longueur du |)rolongement. Ce mode de locomotion rudimentaire est dit mouvement amiboïde [Voy. ce mot).
RHIZOPOGON (du gr. ptÇa, racine, et irwywv, barbe), genre de Champignons Basidiomy cotes, famille des llyménogastrées. Ce sont des champignons souterrains assez gros, qui ressemblent aux Ascomycètes de la famille des Trulfes.
RHIZOPUS (du gr. pîî^a, racine, et r^oûe,, pied), genre de Champignons Oomycètcs, famille des Mucorinées : les taches noires du pain moisi sont dues au Rhizopus nigricans.
RHIZOSPERMÉES. Voy. RlIIZOCARPt'ES ou MARSILÉACÉES.
RHIZOSTOME (du gr. ptÇa, racine, et aTOfia, bouche), Rhizostonia, vulg. Gelée de mer, genre de Cœlentérés, de la classe des Polypo-Méduses, renferme des espèces de grande taille : ombrelle large de 0 m. 25, demi-transparente et bleuâtre comme un plat d'empois renversé; bouche réduite à de très petites ouvertures qui terminent les ramifications du pédoncule. Voy. méduse.
RHODALOSE, sulfate de cobalt hydraté naturel, se forme dans les mines de cobalt, par ex. à Bieber (Nassau). On l'appelle aussi Biebérile.
RHODANIEN (étage), nom donné par quelques géologues à des couches caractérisées par Heteraster oblongus, Requienia Lonsdalei, Orbilolina lenlicularis et qui représentent le faciès urgonien de l'étage apticn inférieur.
RHODIOLE, Rhodiola, dit aussi Orpin à fleurs roses, espèce du genre Sedum et de la famille des Crassulacées.
Voy. ORPIN.
RHODITE, alliage naturel de rhodium et d'or.
RHODIUM (du gr. ^doov, rose; par allusion à la couleur de ses principales combinaisons), corps simple métallicjue fRh = 105,2]; il ressemble beaucoup au platine : il est dur, cassant, et d'une densité de 12,1. On le rencontre dans certains minerais de platine. Il a été découvert en 1803 par Wollaston.
RHODIZITE, minéral pris d'abord jwiir un borate de calcium, qui est réellement un bor.ilo d'aluminium et de
fotassium, avec du césium et du rubidium ; se trouve dans Oural.
RHODOCHROSITE (c.-à-d. de couleur rose), syn. de DIALLOGITE. Voy . cc mot.
RHODODENDRON (du gr. pôSov, rose, et SÉvSpov, arbre), vulg. Rosage, genre de la famille des Ericacées, type de la tribu des Rhododendrées ou Rhodoracées, renferme des arbres et des arbrisseaux assez semblables aux Azalées et qui font l'ornement des jardins par la beauté de leurs corymljcs chargés de fleurs variant du blanc rose au rouge le plus vif : rameaux droits et cassants, à écorce jaunâtre ; feuilles persistantes, alternes, entières, éparses, d'un vert foncé et luisant. Les principales espèces sont : le R. ferrugineux [R. ferrugineum), ou Rose des Alpes, arbrisseau à rameaux tortueux et diffus; à feuilles ovales, oblongucs, vertes en dessus, ponctuées, rousses ou ferrugineuses en dessous; à fleurs nombreuses, d'un beau rouge : il crdt dans les Pyrénées et les Alpes, et fleurit à la fin du printemps; le /{. hérissé [R. hirsiitum), plus petit que le précédent : à feuilles hérissées sur les bords de longs cils épars; à fleurs d'un rouge plus pâle ; il croît aux mêmes lieux ; le /}. du Pont [R. ponticum), abondant le long des ruisseaux, sur les côtes de la mer Noire : cet arbrisseau a le port d'un laurier-rose, mais est moins élevé : feuilles oblongues, lancéolées, presque luisantes; limbe de la corolle partagé en 5 découpures profondes. Presque toutes les variétés cultivées dans les jardins sont obtenues par greffe sur le /{. ponticum ou par des fécondations croisées avec le R. canadense ou maximum. Toutes ces espèces se cultivent dans la terre de bruyère. — On distingue encore le /{. en arbre [R. arboreum), des Indes orientales, qui, chez nous, se cultive en serre tempérée, et le R. à fleurs jaunes [R. chrysanthum), qui habite le Caucase et la Daouric : l'infusion de ses feuilles est sudorifique.
RHODOÏSE, var. A'Erythrine.
RHOOONITE (du gr. pô«ov, rose), silicate de manganèse pinO.SiO'*], cristallise en prismes anorthiques; se rencontre le plus souvent en masses lamellaires ou saccharoidcs d'un beau rose. Sa dureté est voisine de celle du quartz. Aussi lutilise-t-on (surtout celle de l'Oural) comme matière d'or-