BABOUCHES
BACTÉRIACEES
à bâbord ; ce n'est que par le tribord qu'on entre dans un bâtiment; le bâbord, réservé pour la manœuvre, n'est abordable qu'à l'aide de cordages. — On donne quebiuelois le nom de bâtiment de bas-bord, par opposition à haut-bord, aux bâtiments de guerre qui n'ont (|u'une batterie, ainsi
2u'à la plupart des navires de commerce. On nomme bàordais les liommcs de l'équipage qui ont leurs liamacs à bâbord, par opposition aux tribordais, qui couchent à tribord : de là ces expressions le quart de bâbord, le quart de tribord.
BABOUCHES (du persan pa-pouch, qui couvre le pied, prononcé à la turque babonch), sorte de pantoufle pointue, recourbée par le bout, sans quartier et sans talon, dont l'usage est fort répandu dans 1 Orient. On les fait en maroquin ou en étoffe de soie, unie ou brodée d'or et d'argent.
BABOUIN (c.-à-d. lippu], Simia cyiiocephalus, quadrumane du genre Cynocéphale. Voy. cynocéphale.
BABOUVISME, doctrine politique du fameux Gracchus Babeuf, tendait à établir 1 égalité des fortunes par l'application d'une nouvelle loi agraire. Voy. communisme cl, au Dict. d'Ilist. et de Géogr., badeuf.
BAC (origine celtique), grand bateau plat, principalement destiné à passer les hommes, les animaux, les voitures, etc., au moven d'un câble tendu d'un bord de la rivière à l'autre, ou attaché au milieu du courant par une ancre. Le bac et son câble sont quelquefois appelés Iraille ou pont-volant.
Les bacs ou passages d' eau étaient autrefois des entreprises particulières appartenant à quelque châtelain qui se chai-geait de passer ses vassaux, moyennant un droit de péage qu'il réglait à son gré. L'autorité domaniale enleva peu à peu l'exploitation des bacs à la féodalité. Ils furent rendus libres en 1792; mais la loi du 6 frim. an vu a mis l'Etat en possession de tous les bacs, moyennant indemnité, et en a placé le produit au rang des revenus publics : l'Etat les afferme.
On appelle encore Bac : une cuve en pierres, propre à recevoir l'eau de pluie ; divers vases ou baquets en bois en usage dans l'industrie ; des caisses à fleurs jjIus ou moins grandes, de forme ronde et légèrement conique, etc. Voy. CAISSE.
BACCALAURÉAT. Ce mot qui, en réalité, n'est qu'une altération du bas-lalni bachalariatus, a été introduit dans notre langue au xvi° siècle par l'erreur de ceux qui le croyaient formé du latin bacca, baie, et laurea, laurier. Il désigne auj. le premier degré qu'on prend dans une Faculté pour parvenir ensuite à la licence, puis au doctorat. Celui qui a olitenu ce grade est dit bachelier. Voy. ce mot.
Jusqu'à présent quatre facultés conféraient le grade de bachelier : celles des lettres, des sciences, de droit, de théologie. Le baccalauréat es lettres, que passaient vers dix-huit ans les élèves sortant des classes de rhétorique et de philosophie, comprenait deux examens, subis à une année d'intervalle; le premier portait sur les lettres anciennes et modernes, les langues étrangères, l'histoire et la géographie; le second, sur la philoso^ie et les sciences mathématiques, physiques et naturelles. Le baccalauréat es sciences, subi par les jeunes gens sortant des classes de mathématiques élémentaires, portait surtout sur les sciences mathématiques et physiques, avec quelques notions littéraires; en outre, il existait, pour les futurs étudiants en médecine, un baccalauréat es sciences restreint pour la partie mathématique et portant principalement sur les sciences naturelles. Enfin il existait un « baccalauréat de l'enseignement secondaire spécial ». Un arrêté ministériel récent (1891) a considérablement modifié cette organisation. Les élèves des lycées sont divises en deux catégories : ceux de l'enseignement classique et ceux de l'enseignement moderne. Pour tous, le baccalauréat se divise en deux
f orties. A la première, ils sont interrogés sur les lettres grecques, latines et françaises, pour les candidats de l'en- Lcignement classique; françaises seulement, pour les candidats de l'enseignement moderne), sur les langues vivantes, sur l'histoire et la géographie, sur les éléments des mathématiques. A la seconde, ils se répartissent, dans chacun des deux enseignements, en deux groupes, qu'on interroge principalement : le X" sur la philosophie et les sciences physiques et naturelles, le 1' sur les mathématiques et les sciences physico-chimiques. Ce nouveau régime vient d'être mis en vigueur. — Pour les baccalauréats en droit et en théologie, voy. faculté de droit et facultés de théologie. BACCAR. plante souvent citée par les auteurs anciens: c'est VAsarum rotundifolium. Voy. asaret.
BACCARA (jeu du), jeu de hasard dans lequel les points de 10, 20, 30 sont nommés baccara, d'où le nom du jeu. Il a lieu entre un banquier et des pontes divisés en 2 camp, l'un à droite, l'autre à gauche du banquier. Le banquier donne 2 cartes à chacun des 2 camps et à lui-même : le plus beau point est 9, qui se paye triple, et, après lui, 8, qui se paye double ; les baccara ne comptent point. Le joueur devant chercher à se rapprocher de 8 ou de 9, s'il n'a que 4 ou moins encore, il demandera une carte ; s'il a plus que 4, il fera bien de se déclarer content. Les cartes abattues, le banquier gagne ou perd, selon qu'il a plus ou moins que les pontes.
BACCHARIDE, Baccharis, genre de la famille des Composécs-Astéroidées, type de la sous-tribu des Baccharidées, se compose de plantes frutescentes, pour la plupart originaires de l'Amérique méridionale. La B. à fleurs de laurier-rose est cultivée dans nos jardins.
BACCHUS, cépage américain; il résiste bien aux maladies de la feuille et donne un vin rouge foncé, très alcoolique, de qualité excellente.
BÂCHE, désigne : 1» une sorte de grosse toile dont on recouvre les charrettes, les bateaux, les voitures pour garantir de la pluie les marchandises, les bagages ; 2° en Horticulture, une petite serre chaude ou froide dans laquelle on élève des plantes, ou bien qui sert à conserver les végétaux à l'abri de l'air extérieur.
BACHELIER. Primitivement ce mot désignait un chevalier qui n'avait pas assez de vassaux pour faire porter devant lui une bannière (et aloi-s ce nom était synonvmc de bas-chevalier] ; plus tard il fut appliqué à un ctucfiant en théologie, ou encore à un chanoine de rang inférieur. Dans la suite, il |)rit l'acception de jeune homme en général, comme celui de bachelette désignait une jeune fille.
— Auj. on ne l'emploie plus que pour désigner celui qui a subi dans une Faculté l'examen du baccalauréat [Voy. ce mot) et qui en a obtenu le diplôme. — Avant 1789, les communautés d'arts et métiers avaient aussi leurs bacheliers.
— Les Universités étrangères, notamment en Angleterre, confèrent un titre de bachelier [bachelor] ; mais ce grade n'a rien de commun avec le nôtre ; il exige de la part des candidats une somme de connaissances plus étendues.
BACILE, Cri^Amum, genre de la famille des Ombellifères, tribu des Sésélinées, renferme des plantes vivaces, à racine charnue, ifusiforme, longue et pivotante. Le B. inaritime, vulg. Criste-tnarine, Perce-Pierre, Casse-Pierre, pousse dans les fentes des rochers et les crevasses des vieux murs. On confit ses feuilles dans le vinaigre comme l'estragon.
BACILLAIRE (du lat. bacillus, baguette). La structure bacillaire est celle des corps formés de cristaux prismatiques assez gros et déformés par pression mutuelle, par exemple : aragonitc, épidote, etc.
BACILLE, Bacillus, genre d'Algues appartenant à la famille des Bactériacées. On peut citer le B. du charbon, produisant la maladie appelée charbon, le B. septique, qui engendre la septicémie, le B. de la tuberculose, le B. de la lèpre, le B. de la fii'vre typhoïde. C'est également à ce genre qu'il faut rattacher le ferment butyrique : B. aniylobacter.
BACINET ou bassinet (de bassin]. Voy. casque. — Nom vulg. de plusieurs Renoncules. Voy. renoncule.
BACTÉRIACÉES, famille de végétaux inférieurs se rapprochant des Champignons par l'absence de chlorophylle et des Algues Cyanophycées par la structure. Ils sont formés de cellules arrondies disposées en chapelet [Micrococcus], elliptiques allongées isolées [Bacterium], cylindriques isolées ou réunies bout à bout en petit nombre [Bacillus] ou en grand nombre [Leptothrix]. Ces végétaux sont quelquefois enroulés en spirale [Vibrio, Spirillum]. Assez souvent, comme chez les Nostocacées, les Bactériacées sont plongées dans une masse gélatineuse. Elles se reproduisent à l'aide de spores qui se forment à l'intérieur des cellules et qui résistent bien mieux que l'adulte aux causes de destruction (chaleur, etc.). Les propriétés physiologiques de ces êtres sont très remarquables : les uns assimilent le carbone de l'acide carbonique (bactéries rouges contenant une matière colorante rouge : bactériopurpurine) ; les autres décomposent l'acide sulfhydrique et emmagasinent du soufre dans leurs cellules (bactéries thiogènes) ; plusieurs sont phosphorescentes, un certain nombre chromogènes (bacille pyocyanique du pus bleu) ; un grand nombre de bactéries sécrètent des diastases, d'autres sont des agents de fermentations ; enfin les plus importantes pour l'homme et les animaux sont les bactéries pathogènes.
BACTERIDIE