SABLIER
ôlalili jHHir (les arbrisseaux de la Guyane. Genre type, la /;. i/iisia'folia.
RYDER. Voy. nuYDER.
RYTHME (du gr. puO[Jio;). Dans la Musique, à laquelle ce mot appartient en' propre, le rythme est l'ordre caractéristique dans lequel se suivent les diverses valeurs : il existe indépendamment de tout contour mélodique ; c'est ainsi que certains instruments de percussion à mtonation lixe. tels que le tambour, sont uniquement destinés à marquer le rylbme. Le rythme est dit régulier ou irrégulier K'ion qu'il comporte ou non des périodes symétriques.
HYTiiME. En Poésie, on appelle ainsi la succession régu-
lière dos mêmes temps, du même pied. Dans le disco'.irs en prose, le rytinne est une suite déterminée de syilai is ou de mots qui symétrisent avec une autre suite pareille, de même que le rythme de notre vers alexandrin est composé de douze syllabes qui, par leurs intervalles et leurs combinaisons, donnont à tous les vers du même genre une égale durée. Les langues anciennes sont naturellement rytnrnées parce que les longues et les brèves, bien détermniées, amènent de toute nécessité une cadence. Notre langue l'est beaucoup moins. — Voy. Beuloew, Précis dune théorie des lythmes (1862).
RYTHMOMÈTRE. Voy. chronomètre.
S. 10* lettre de notre alphabet, cl 15° des consonnes; on l'appelle lettre sifflante. La lettre s a le son dur en lôte et dans le corps des mois, lorsqu'elle est double ou accompagnée d'une voyelle; elle prend le son du :: li)rsqu"elle est entre deux voyelles. — Comme lettre numérale, chez les Grecs, a' valait 200; ,<? 200 000; chez les Komains, S valait 90; S, 90 000. — Comme abréviation, S. à l'iomc signifiait Sanctus, saint; Sp., Spurius; Ser., Serviiis ou Servilius; SexI., Sextus; S. J., sacrum Jovi; S. .M., sacrum Manibus; S. P. Q. I\., senatus populusque liomaniis; S. D., en tète des lettres, salutem (licit, formule de salutation. Chez nous, S ou St se met pour Saint, SS. pour Saints, S. S. pour Sa Sainteté, S. M. pour Sa Majesté, S. 11. pour Sa Hautesse, S. A. pour Son Altesse. S. V. P. veut dire s'il vous plait. — Dans la Musique, S est l'abréviation de solo. — Dans les formules chimiques et minéralogiques, S signifie soufre; Sb, stibium ou antimoine; ie, sélénium; Si, silicium; Su, stanntim ou étain; Sr, strontium. — En Analomie, ce qu'on appelle YS du côlon est une partie du côlon en forme d's.
SABADILLA, nom latin de la Cévadille. Voy. ce mot. SABAL, geiu'e de la famille des Palmiers, tribu des Coryi)hiiiées, renferme des espèces qui habitent la Caroline et la Virginie.
SABAYON, sorte de sauce anglaise au rhum, madère, etc., destinée à accompagner les plum-pudding
SABBAT (de l'hébreu chabbat, se reposer). Les Juifs appelaient ainsi le dernier jour de la semaine, notre samedi, jour pendant lequel ils observaient un repos absolu. — On appelait année sabbatique chaque septième année, parce que cette anncc-là était, comme le jour du sabbat, consacrée au repos : on laissait reposer la terre sans la labourer, et tout ce qu'elle produisait d'elle-même ap|)arlenait aux pauvres.
Le mot Sabbat désigne encore une asscmbliie nocturne et solennelle, qui, selon une superstition jwpulairc fort ancieime, est tenue le samedi à minuit par les sorciers et les sorcières, sous la présidence de Satan, leur seigneur et maître. I,es sorciers se rendent dans le lieu de l'assemblée, qui est ordinairement un lieu désert ou une abbaye en ruines, à cheval sur des boucs, des ânes, des manches à balai, des pelles à feu, et, au moyen de certaines paroles maçiques, ils traversent les airs avec la plus grande rapidité. On choisit pour ces réunions des lieux élevés et écartés : en Allemagne, le Brocken, la plus haute montagne du Harz, fut longtemps considéré comme le lieu du sabbat. Il s'y tenait dans la nuit du 30 avril au 1'='^ mai. Une des scènes les plus fameuses du Faust de Gœthe se liasse au Brocken.
SABÉISME, culte des astres. Voy. ce mot au Bicl. d Hist. et de Géogr.
SABELLE (de sable), Sabella, genre d'Annélides, de 1 ordre des Chétopodes céphalobranches, et très voisins des .\niphitrites, avec lesquelles on les confond fort souvent. Les Sabelles adhèrent fortement aux rochers ; elles vivent 1" t^u^'^ ^^ forment des masses comparables à des gâteaux (I abeilles. Ou en trouve sur toutes nos côtes. Les espèces principales sont : la S. de Rudolnhe, la S. raboteuse, la i. mnrsuptale, la S. indienne, etc.
SABINE (en lat. Sabinaherba; du pays des Sabins, où elle était commune), Juniperus sabina, espèce du genre (.eneviier. C est un arbrisseau de 2 à 4 m., d'une belle verdure, mais d'une odeur repoussante; feuilles tri's
[letitcs, aiguës, imbriquées; baie d'un bleu noirâtre à leur maturité. On distingue la S. stérile, dite aussi .S. femelle, (lui fructifie rarement, et la S. mâle. Cet arbrisseau croît dans les Alpes et dans le Levant. Ses feuilles sont d'une saveur chaude et amère : elles sont si acres que leur application sur la peau suffit pour l'enflammer. On en extrait une huile [huile de sabine), qui est un emménagogue puissant, mais dangereux. Les Bachkirs attribuent à cette plante une grande vertu contre les sorlili'ges : ils en suspendent de petites branches au-dessus de leurs portes. Les maquignons la font avaler à leurs chevaux, jiour leur donner An feu. Voy. genévrier.
SABLE (du lat. sabulum). On donne le nom de sables à des matières meubles comiwsées de grains ronds ou anguleux, (le grosseur très variable, et qui proviennent de la désagrégation et de la trituration des rcK^lies les plus varices. Les sables peuvent aU'ecter les couleurs les plus diverses, le blanc, le rouge, le gris, le vert. Au point de vue des matières qui les forment ou qu'ils contiennent accidentellement, on distingue : les S. siliceu.v ou quartzeux, qui proviennent de la désagrégation des grès [sables de Fontainebleau) ou des roches granitiques; les S. calcaires, formés presque uni(jucmcnt de tests de foraminifères ou de fragments très divisés d'organismes calcaires; les S. magnésiens, formés par une transformation chimique de calcaires ; les S. volcaniques, qui ne sont autre chose que des cendres émises par les volcans dans leurs éruptions; les S. micacés, remplis de paill(;ttes de mica [poudre d'or) ; les S. avrifcres, sables quart zcux (jui conlienncnt des paillettes et des pépites d'or et quelquefois d'autres métaux; les S. glauconieux ou sables verts, riches en glauconie, etc. — Les sables sont d'origine marine, fluviatile ou terrestre. Les sables marins sont le résultat de la trituration par les vagues des bUx's éijoulés au pied des falaises; ils se dé|X)sent généralement à une plus grande distance des côtes que les galets. Les sables îluvialiles résultent du dépôt, dans des endroits où le courant est faible, de particules charriées précédemment par le fleuve et provenant également de la trituration d'élémeiUs plus gros. Les sables terrestres se forment à la surface de dilférentes roches par désagrégation des parties exptisées aux agents atmosphériques : ils couvrent des plaines entières dans beaucoup de régions désertiques. On connaît des sables dans la plupart des formations géologiques, mais ils sont surtout alwndants à partir des terrains tertiaires (sables de Bracheux, sables (le Beauchamp, sables de Fontainebleau, etc.). — Les sables sont fréquemment utilisés dans les arts et l'industrie, notamment les sables siliceux : on les emploie à la confection des mortiers et des ciments hydrauliques; quand ils sont purs et blancs commti ceux de Billy et de Dieppe, on les emploie à la fabrication (lu verre et du cristal ; les sables réi'ractaires sont employés à la fabrication des creusets et des briques servant à la construction des hauts fourneaux ; enfin certaines variétés de sables argileux gris ou verdàtres servent dans les fonderies à la fabrication des moules.
Bain de sable. Voy. bain.
SAUiE, t. de Blason. C'est un des émaux héraldiques; le sable désigne la couleur noire, sans doute d'après la couleur de la marte zibeline. En gravure, le sable se marque par des lignes horizontales et verticales croi»ces.
SABLÉ, Mammifère rongeur. Voy. hamster.
SABLIER (de sable), instrument uropre à évaluer le temps, est'formé de deux entonnoirs de verre, opposés ^lar