‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1424 sur 1729 · SAC · texte numérisé non relu

SAC

■1 (l'jinlc. et réunis cnlrc eux par un col clroit : il est |Kir«i d'une monture en lx)is léger qui le j)rotège sans empêcher (l'en voir l'intérieur. Un des entonnoirs est plein de saille. On calcule le temps au moyen du sablier, en comj)tanl le nombre de minutes que le sable met à passer d'un entonnoir dans l'autre, (juand il est tout à fait passé, on n'a qu'à renverser le sablier. Le sablier est la première horloge que l'homme ait employée : on s'en sert encore pour quelques usages particulière. 0» fait des sabliei-s d'une dcmi-hesre, d'un quart d'heure et aussi d'une minute. d'iHic demi-minute et d'un quart de minute. Ces derniei-s sont usités dans la marine pour compter les nœud» filés par le navire : ce sont des tubes étranglés par !(• milieu. — On représente le Temps un sablier à la main.

«Ar.LiER, Hura, genre de la famille des Eupliorbiacécs, tribu des llipiximanées. IjO Sablier élastique (II. crépitons), dit aussi Pet du diable, est remarqualjle })ar ses fruits dont les coques ligneuses ont la propriété d éclater avec fracas au moment de la maturité. Les colons mettent dans ces co(|ues le sable dont ils se servent mur poudrer l'écriture : de là le nom de sablier donné à l'arbre.

SABLIÈRE, carrière de sable. Voy. sadle.

Los Cliar|>ontiei*s nomment ainsi : 1° une pièce de bois posée JHjrizonlalement et qui reçoit par assemblage les extrémités d'autres pièces de Ix)is verticales ou inclinées; 2» la pièce qui, à chaque étage d'un pan de Iwis, eu reçoit les poteaux, et |iorte les solives d'un plancher; 5' des csjM>ces de membrures qu'on attache aux côtés d'une poutre et qui reçoivent par enclaves les solives dans leui"s entailles.

SABLINE, Arenaria, genre de la famille des Caryophyllées, tribu des Alsinées, renferme des plantes herbacées, dont on forme ordinairement des gazons, et qui se plaisent dans les sables, sur les murailles, les montagnes, etc. On distingue : la S. péploide, la S. à trois nervures, la S. « feuilles de serpolet, la S- row/e, la S. des rochers et la S. rt grandes feuilles.

SABLON, sidjle fiii-et menu qui sert aux usages domestiques, loy. SABLE.

SABORD (orig. inc.}. On donne vulgairement ce nom à toute ouverture, même accidentelle, faite dans les murailles d'un Iwliment; mais c'est proprement une espèce de (letite fenêtre faite à un vaisseau, et jwr laquelle on tire le canon. Les salwrds sont carrés, et c'est à leur coté supérieur que sont fixés les gonds du volet qui sert à les fermer et à les ouvrir; on ap|)clle fatix-sabonl une pièce de lx)is mobile (pii sert à fermer le sabord, mais qui est jxîrcée à son ceiilrc de manière à donner passage à la volée du canon. l.«s gi-ands vaisseaux ont plusieurs rangs de sabords. I>cs s;ilx)rds d'un côté doivent corresj)on<lre exactement à ceux <le l'autre ; ils doivent fermer hermétiquement, pour em-

S'-cher l'eau de la mer de pénétrer dans les batteries. — n ap|M>lle : S. de retraite, ceux qui sont percés dans la poupe, pour tirer sur l'ennemi quand on est forcé de fuir; 5. de chasse, ceux qui sont du côté de la proue et dans le sens de la longueur du vaisseau, pour tirer sur l'ennemi cu: fuit; S. de charge, de grandes ouvertures pratiquées «ans la cale des bâtiments et qui permettent d y charger des mâtures et des bois de construction.

SABOT (orig. inc.), chaussure de liois faite toute d'une ;pièce, dt creusée de manière à contenir le pied. On fait le plus souvent les sabots en bois de hêtre et de noyer. La fabrication de ces chaussures a une gituide importance : on s'y livre surtout dans les pays de forêts et de montagnes ; les saljols de Limoges furent longtemps en réputation.

En Zttologie, on nomme sabot (en lat. ungtda) l'ongle des Mammifères lorsqu'il est épais et qu'il garnit (le toutes parts la deniière phalange des doigts. On trouve 5 sabots à chaque pied de l'éléphant. 4 dans l'hipijopotame, 3 dans le rhinocéros, 2 grands et 2 |K'tits dans les cochons, 4 aux pieds de devant et 3 à ceux de derrière dans les tapirs; 2 à chaque membre, avec 2 ohglons surnuméraires, dans l'.'s Ruinmauts, un seul à chaque pied dans les chevaux. Voy. prEo (du cheval).

On apiKille encore sabot : 1° les garnitures cl:; cuivre qu'on met au bas des pieds de certains meubles, d'une liible, d'un bureau ; — 2° une pièce de fer creusée pour recevoir le bout d'un pilotis, et qui se termine en pointe ))onr mieux s'enfoncer dans la terre ; — 3" un outil à fût, dont les menuisiers et même les maçons se servent pour pousser des moulures; — 4» une plaque de fer ou de

bois creusé, qu'on met sous l'une des roues d'une voiture pour enrayer dans les descentes; — 5» un jouet d'enfant (en lat. turbo) en forme de toupie, que l'on fait pirouetter au moyen d'un fouet armé d'une lanière ; — (i' un crochet qui fait partie du mécanisme de la har|>e à pédales, et qui en raccoureissant la corde la hausse d'un demi-ton. — Voy. iiEcsE.

Salwt, nom vulgaire des Mollusques des genres Trochus et Turbo. Voy. ces mots.

Sabot de Vénus ou de la Vierge, espèce d'Orchitlée.

Voy. CTPRIPÈDE.

SAUOT, SABOTIÈRE. Voy . GLACES et SORBET.

SABRE (de l'allem. Sâbel], arme desioc et d'3 taille, à lame plus ou moins large. En France, les modèles de sabre ix)ur la cavalerie se réduisent à deux : le sabre à lamo droite, dit latte, propre à pointer, et le sabre demicourbe, appelé sabre-Montmorency, à lame plus ou moins courbe, propre à la fois à pointer et à sabrer. En princiin;, toute la cavalerie doit être armée du sabre droit, modèle 1882; toutefois il existe encore en service dans la cavalerie légère des sabres courbes (modèle 1822). L'artillerie à cheval est armée d'un sabre courbe analogue à celui de la cavalerie légère. — Les ofliciers d'infanterie |)ortent un sabre droit ; ceux du génie ainsi que les intendants, médecins, pharmaciens, etc., ont une épée à fourreau d'acier. — Les hommes d'infanterie lorsqu'ils étaient armés du fusil mot!. IStk), portaient le sabre-ba'ionnette en forme de valagan; depuis 1874 ils ont l'épée-baïonnette : l'une et l'autre de ces deux armes sont munies d'une douille qui |)ennet de les lixer à l'exlrémUé du canon de fusil. — Le sabre d'abordage, à l'usage des marins, a la lame légèrement cambrée, cl de chaque côte une gouttière, qui règne le long du dos.

1^' sabre ne parait pas avoir été en usage chez les Grecs ni chez les Romains. On ne trouve d'arme analogue dans l'antiquité que chez les Perses et les Espagnols : le sabre des Pei-ses (acinaces) ressemblait au cimeterre des Sarrasins et des Tures ; il a sans doute donné naissance au sabre des modernes. L'usage de cette arme passa de l'Orient en Allemagne vers le v« siècle. Du temps des croisades il de vint presque général dans toute l'Europe. Jusqu'au milieu du xvni" siècle, l'infanterie française fut armée de l'épée, les gi'cnadiers seuls |K)rlaieut un sabre à longue lame. En 174/, le sablée-briquet, à lame légèrement cambrée, à uu tranchant et sans gouttières, devint l'arme de l'artillerie, des sous-officiers d'nifanterie et des soldats des compagnies d'élite des troupes à pied. En 1851, il fit place au sabrepoignard. En 1842, le sabre-baïonnette commença à être porté par les chasseurs à pied ; il est resté en usage dans l'armée jusfju'en 1874 et à l'heure actuelle est encore porté par les tamlwurs. — Pour les fabriques de sabres,

voy. ARMES ELANXIIES.

En Horticulture, on appelle saln-e un inslniment avec lequel on tond les haies et les palissades, et dont le tranchant est recourbé en arrière vers son extrémité : sa longueur est de moins d'un mètre ; il est fixé à un manche assez long.

SABRE, Chirocenlron, poisson de la Méditerranée, de la famille des Ténioïdes, et qui constitue seul un genre voisin des Gymnètres : nageoire dorsale très longue, soutenue par des rayons ronds, et dont les antérieurs sont dentelés en scie; point de nageoire anale, la ligne latérale armée d'épines, queue fortement dentelée au-tlessous. Quelquesuns rangent ce jxiisson dans la famille des Clupéidés.

Sabre, nom vulgaire de l'Espadon. Voy. ce mot.

SABRETACHE (de l'allem. Sâbcltasche, poche du sabre), espèce de gibecière volante autrefois en usage dans certains régiments de cavalerie : elle se porte attachée par des courroies au ceinturon du sabre, et pend le long de la jambe gauche. Les oITiciers de troupes à cheval et ceux du service d'état-major portent' une sacoche analogue à l'ancienne sabretache.

SABURRE (du lat. «flfturrn, gravier, lest d'un navire), se dit, en Médecine, des liquides altérés, provenant soit de l'estomac, soit du foie, que jKîuvent retenir les premières voies gastriques par suite de mauvaises digestions. D'après l'opinion des médecins huiiMristes, l'état snbtirral, c.-à-d. l'accumulation de la saburre dans les voies digestives, serait l'origine et la cause d'une foule de maladies On peut, au moins, y reconnaître la cause de ce qu'on appelle l'embarras gastrique. Voy. gastrite.

SAC (du lat. saccus). Outre son acception ordinaire, ce

SACCHARATES

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