‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1454 sur 1729 · SÉGESTRIE · texte numérisé non relu

SÉGESTRIE

taire, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Rapaccs, famille des Diurnes et voisin dos Busards : bec robuste, crochu et très fendu ; jambes démesurément hautes. Il porte derrière la tète une longue huppe raide qui lui donne quelouc ressemblance avec les écrivains qui, dans les intervalles de leur travail, mettent leur plume sur l'oreille : d'où son norn. Cet oiseau vit dans 1 Afrique méridionale. Il se nourrit d'insectes, de petites tortues et de serpents, qu'il combat à outrance : d'où le nom de serpentaire.

SECRÉTAIRERIE, secrétariat. Voy. secrétaire. SECRÈTE, oraison que le prêtre récite tout bas à la messe, immédiatement avant la préface.

SÉCRÉTEUR, sÉCRÉTOtRE (de sécréter, du lat. secretare), ge dit, en Physiologie, de ce qui sert ou de ce qui a rapport aux sécrétions. Voy. ci-après.

SÉCRÉTION (du lat. secrelio, séparation, triage), fonction physiologique par laquelle les corps vivants séparent de l'organisme certaines substances destmées à être rejetées au dehors ou à être transformées pour servir à l'accomplissement de certains actes. On rapporte à U nutrition \Voy. ce mot) les sécrétions élémentaires qui s'opèrent dans les éléments anatomiques au contact du sang avec les tissus. La sécrétion propr. dite s'opère dans des organes particuliers, les glandes [Voy. ce mot), dont l'élément fondamental est la cellule épithéliale, à la surface de laquelle est amené le sang qui fournit toutes les humeurs de l'économie. Cette cellule, quand elle est vivante et seulement alors, a le pouvoir d'absorber dans le milieu où elle baigne certains matériaux particuliers ; ces matériaux, plus ou moins élaborés dans l'intérieur de la cellule, donnent un produit soit récrémentitiel (bile, suc gastrique), soit excrémetttitiel (urine, sueur, etc.). Les sécrétions excrémentitielles préexistent dans le sang, et la glande les sépare comme un filtre ; au contraire le sang ne renferme pas les sécrétions récrémentitielles, mais seulement les éléments de leur formation. Les sécrétions dépendent : pour leurs qualités, de l'activité propre à la cellule épithéliale; pour leur quantité, de l'énergie de la circulation sanguine et des actions nerveuses qui la modifient, ainsi que de l'action de certains nerfs particuliers [nerfs sécréteurs outrophiques). — Les principales sécrétions sont : la matière sébacée, la sueur, le mucus, le suc gastrique, le suc intestinal, les larmes, la salive, la bile, le suc pancréatique, l'urine, le lait, le sperme, les sécrétions vasculaires sanguines, séreuses et synoviales.

Dans les Végétaux on appelle sécrétion toute substance qui s'accumule dans la plante et reste sans emploi direct. La nature de ces principes est très diverse : acide oxalique, tannin , gommes, huiles essentielles , résines, latex, etc. La forme et la disposition des cellules qui les renferment sont aussi très variées. Tantôt ce sont des cellules isolées, ou des articles indéfiniment rameux, ou des files de cellules, ou des réseaux de cellules. Enfin, dans les canaux sécréteurs, les cellules sécrétrices forment une assise entourant un conduit dans lequel se déversent résines, huiles, gommes, etc.

SÉCRÉTOIRE. Voy. sécrétecr.

SECTE (du lat. secta], parti composé de personnes qui font profession d'une même doctrine. C'est en ce sens qu'on a distingué, dans l'ancienne Grèce, plusieurs sectes de philosophes, comme les Platoniciens, les Epicuriens, les Stoïciens, etc. Voy. philosophie.

En Religion, il y a également différents partis opposés qui se donnent réciproquement le nom de secte, auquel ils attachent une idée d'erreur. Les protestants sont partagés en une infinité de sectes : les Luthériens, les Calvinistes, les Anabaptistes, les Anglicans, les Méthodistes, etc.

Voy. HÉRÉSIE.

SECTEUR (du lat. sector). En Géométrie, on appelle : S. circulaire, la portion de la surface d'un cercle comprise entre un arc et les deux rayons qui aboutissent à ses extrémités : ce secteur a pour mesure le produit de son arc par la moitié du rayon du cercle ; — S. sphérique, le solide engendré par un secteur circulaire tournant autour d'un Oiametre du cercle auquel il appartient, qui le laisse tout entier d un même côté : il est terminé par une zone et les surlaces de deux cônes ayant leur sommet au centre de la spnere; son volume a pour mesure le produit de la zone qui lui sert de base par le tiers du rayon.

becleur astronomique, lunette qui se ment au centre d un limbe en forme de secteur, dont l'arc est divisé en degrés. On s en servait autrefois dans les circonstances où on emploie aujourdhui le cercle mural. Le premier sec-

teur connu fut construit par Molyneux en 1725. C'est à l'aide de cet instrument que Bradley découvrit Vaberration et la nutation.

SECTION (du lat. sectio), se dit, en Géométrie, de la figure obtenue en coupant un solide jiar un plan. C'est en ce sens que l'on dit que toute section plane d'une sphère estun cercle. — En particulier on appelle sections coniques les courbes obtenues en coupant par un plan un cône à base circulaire. La section est une ellipse quand le pian sécant rencontre toutes les génératrices du cône d'un même côté de son sommet ; c'est : une parabole, quand le

S)lan sécant est parallèle à l'une des génératrices; une ïyperbole, quand le plan sécant rencontre les génératrices partie d'un côté, partie de l'autre du sommet. Apollonius a écrit un Traité des sections coniques. Chasles a adopté le même titre pour un de ses ouvrages. Voy. ellipse,

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