SEIGNEUR
des Tubicolcs vagabondes, a pour type la S. perfide, qu'on trouve en France et dans le nord de l'Afrique. Dugès a fait voir que cette araignée, ainsi que la Dysdère, au lieu d'avoir deux paires de faux poumons, comme les autres espèces de ce groupe, n'ont que deux organes qui méritent ce nom et que les deux autres sont de véritables Jraclu'os.
SEGMENT (du lat.segrmenfum), en Géométrie. On appelle segment de aroite ou quantité dirigée (Caucliy) ou plus simplement segment une portion de droite limitée; les deux points qui le limitent ne jouent pas le même rôle : l'un est regardé comme l'origine, l'autre comme l'extrémité ; le sens ou la direction du segment est le sens dans lequel il serait parcouru par un mobile allant de l'origine à l'extrémité. Sa li^ne d'action est la droite indéfinie qui le porte. Si cette ligne d'action est parallèle à un axe, cà-d. à une droite sur laquelle on a pris une direction positive, il peut être exprimé par un nombre positif ou négatif dont la valeur absolue mesure la longueur du segment et dont le signe est -f- ou — , suivant que pour aller de l'origine à l'extrémité du segment on marcbe ou non dans la direction choisie comme étant la direction positive sur l'axe. Les segments peuvent être regardés comme des cléments sur lesquels on peut reprendre les définitions relatives à l'égalité et aux opérations fondamentales. La notion d'égalité est alors remplacée par celle d'éguipoUence {Voy. ce mot). La somme géométrique de deux ou plusieurs segments a été définie au mot résultante. La diflerencc de deux segments est un segment tel, qu'en lui ajoutant géométriquement le second segment on ait un segment equipoUcnt au premier. Le produit de deux segments est une notion plus compliquée ; il peut être défini comme un quaternion [Voy. ce mot) : la partie scalaire du quaternion est le produit (changé de signe) des deux nombres qui mesurent les longueurs des deux segments par le cosinus de l'angle de leurs directions. Ce même produit (non changé de signe) est appelé aussi produit géométrigue des deux segments (Resal), ou produit intérieur (Grassmann). Le vecteur du quaternion, en supposant que les deux segments soient remplacés par deux segments respectivement équipoUents et qui aient pour origine l'origine commune de tous les vecteurs, est equipoUcnt à l'axe du couple [Voy. couple) dont le premier clément serait le premier segment, dont le second élément aurait pour origine l'extrémité du second segment. Ce vecteur change de sens quand on change l'ordre des deux segments (des deux facteurs du produit), ordre dont il est ainsi nécessaire de tenir compte dans la multiplication des segments. On donne aussi à ce vecteur le nom de produit extérieur (Grassmann) des deux segments. La partie scalaire du quaternion, produit des deux segments, €st nulle si les deux lignes d'action sont perpendiculaires l'une à l'autre ; la partie vectorielle est nulle si les deux lignes d'action sont parallèles. La partie scalaire et la partie vectorielle ne peuvent être nulles à la fois sans que l'un des deux segments soit nul.
La multiplication d'un segment par un nombre est une opération beaucoup plus simple. Le produit est alors ëquipollent à un segment ayant même ligne d'action et même origine que le segment proposé, et tel que le rapport de sa longueur à la longueur du segment proposé soit égal à la valeur absolue du facteur numérique. Les deux segments sont de même sens si ce facteur numérique est positif, de sens contraire s'il est négatif.
Un segment peut dépendre d'une variable numérique : on dit alors qu'il est fonction de cette variable. La dérivée géométrique d'un tel segment se définit comme la dérivée ( Voy. ce mol) ordinaire d'une fonction, en remplaçant la dilférence algébrique par une différence géométrique. Si, par exemple, on considère un point M mobile, et si 0 est un point fixe, le segment OM est une fonction du temps. La dérivée géométrique est la vitesse du point M. La dérivée géométrique seconde d'un segment est la dérivée géométrique de sa dérivée géométrique. Ainsi, dans l'exemple précédent, la dérivée géométrique seconde de OM est l'accélération du point M.
On appelle : segtnent de cercle, la portion d'un cercle comprise entre un axe et sa corde ; segment de sphère, le volume compris entre deux plans parallèles. Si l'un des deux plans est tangent à la sphère, le segment est dit à une base. Tout segment de sphère est équivalent à la demi-somme de deux cylindres ayant pour hauteur la dis-
' tance des deux plans, et pour base les deux cercles qui li- ! mitent le segment, augmentée de la sphère ayant iiour diaj mètre la distance des deux plans.
SEGMENTATION, division de l'œuf des animaux en 2, 4, 8, 16,... cellules. La segmentation de l'œuf peut être totale OM partielle, égale on inégale, etc. Les divers modes de segmentation de l'œuf dans la série animale ont aux yeux des embryologistes une grande importance théorique.
SEGUE, mot italien qui veut dire suivez, s'emploie, sur les partitions, pour indiquer que l'on doit continuer à exécuter ce qui suit sans interruption.
SÉGUEDILLE (de l'esp. seguidilla], nom donné, en Espagne, à divers airs de danses figurées et à trois temps, d'un mouvement rapide. Les airs sur lesquels on danse les boléros et les fandangos sont des séguedilles. Beaucoup d'airs nationaux portent le même nom.
SEICHE ou SÈCHE, Sepia, genre de Mollusques céphalopodes, de l'ordre des Acétabulifèrcs décapodes, et type de la famille des Sépidées. Leur corps charnu et déprimé est contenu dans un sac bordé de chaque côté et dans toute sa longueur d'une aile étroite. Un os calcaire libre est enchâssé dans l'intérieur du corps : c'est l'os de seiche qu'on donne aux oiseaux en cage. La bouche est terminale et entourée de 10 bras rétractiles munis de ventouses : deux sont pédoncules et plus grands que les autres : cette bouche est année de mandibules cornées ayant la forme d'un bec de perroquet. Les seiches répandent à volonté une encre noirâtre qui sert à les protéger contre leurs ennemis ; cette encre est contenue dans une poche spéciale qui s'ouvre près de l'anus : elle est employée en peinture sous le nom de sépia [Voy. lavis). Les seiches vivent auj. dans toutes les mers ; la S. officinale, qui est commune sur nos côtes, a 0 m. 40 de longueur. Elle sert d'appât aux pècheure.
SEICHES, phénomène qu'on observe dans certains lacs et qui consiste en une crue subite sans cause appréciable, suivie d'un retrait des eaux. Ces oscillations de la masse liquide, quelquefois périodiques comme les marées, paraissent liées aux variations de la pression barométrique, aux tremblements de terre, etc. — On a essayé de rattacher à j ce phénomène les flux et reflux de l'Euripe.
SEIGLE, Secate, cenre de la famille des Graminées, tribu des Hordéacées, se distingue du Blé par ses feuilles planes, par ses épillets échelonnés sur l'axe d'inflorescence et sessiles, de façon que les fleurs paraissent disposées en 4 séries longitudinales ; glumelles non arrondies comme dans le blé. Le S. cultivé [S. céréale) a un épi long, comprimé, chargé de longues arêtes dures ; ses glumes sont également garnies de cils rudes. Les variétés connues sous les noms de Petit Seigle, S. trémois (c.-à-d. de 5 mois) , S. de mars, S. du printemps, sont le même seigle que celui d'automne, rendu plus petit par la moindre durée de sa végétation. On en cultive deux variétés en Angleterre : le S. noir et le S. blanc; une en Allemagne, le S. à épi rameux. Il existe aux environs de Montpellier une espèce sauvage, le S. velu. L'Orient fournit encore le S. oriental et le S. Cretois. — Le seigle est sujet à une maladie qui consiste en une excroissance en forme de corne un peu recourbée, qu'on appelle ergot [Voy. ce mot) et cjui n'est autre chose que le sclérotc d'un champignon appelé Claviceps purpurea : le pain fait avec ce seigle est très malfaisant.
Le seigle se cultive particulièrement dans le nord de l'Europe : sa farine donne un pain plus rafraîchissant que celui du froment, mais un peu moins nutritif; mélangée en petite quantité avec celle du froment [Voy. méteu,], elle tient le pain frais. Le pain d'épice est un mélange de farine de seigle, d'orge et de miel. Le seigle, semé de bonne heure, peut être fauché iwur fourrage avant que la tige ne monte; il repousse ensuite sans que la récolte en soulTre. Si on le destine uniquement aux bestiaux, il peut être coupé deux fois en avril et pâturé ensuite. La paille du seigle est longue, flexible; soignée dans le battage, elle sert à faire des liens pour attacher la vigne et les jeunes arbres ; elle sert aussi à rempUr des paillasses, à em|)ail- 1er les chaises, etc.
SEIGNETTE (sel de). Voy. sel.
SEIGNEUR (du lat. se/u'or, vieillard), titre que l'on donnait autrefois au possesseur d'un fief, qui avait, sur les personnes et les propriétés relevant de sa seigneurie , des droits particuliers appelés droits seigneuriaux [Voy. sczerai.n). On appelait : S. temporel, celui qui avait la justice temporelle sur un certain territoire; iS- spirituel, un prélat qui avait la puissance ecclésiastique dans un certain