BALANCE
talcs de rAfriquc, a la coquille plus épaisse que l'huître onliiiairc, tivs aplatie cl presque ronde.
BAJOCIEN (ne Bajocasses, Baveux), nom donné, en Géologie, à celui des étages jurassiques qui succède à rélaffc loarcien ou lias supérieur, et précède l'étage hatlioiiion. 11 est aussi désigné sous le nom A'Oolile inférieure, à cause du calcaire oolitiqiie dont il est quelquefois composé. Le Bajocicn contient trois niveaux paléontologiquos principaux, qui sont, de Iws en haut, la zone à Ammonites Miirchisome (la mâlière des géologues normands), la zone à Ammonites Sowerbyi et Humphriesianus et la zone à Ammonites Garantianus [oolilhe f'erntginettse de Normandie). Ces trois niveaux renferment beaucoup d'ammonites, en Angleterre, en Normandie, dans la Haute-Provence et dans le Wurtemberg. En Lorraine, en Bourgogne et dans le Jura, le Bajocien est représenté par des calcaires à entroques, surmontés de calcaires à polypiers.
BAJOIRE (de baiser). On nomme ainsi, en Numismatique, une pièce de monnaie ou une médaille qui a pour effigie deux têtes de profd superposées.
BAJOUE (de ba, particule dépréciative, et ;omc), partie de la tète du cochon et de quelques autres mammifères qui s'étend depuis l'œil jusqu'à la mâchoire. — Dans les arts mécaniques, on nomme ainsi les Iwssages ou coussinets qui tiennent aux jumelles de la machine, avec laquelle les vitriers apprêtent le plomb destiné aux vitraux.
BAJOYERS (du vieux fr. bajoe, panier, manne; de bajulare, porter). On nomme ainsi, en Architecture, les murs de revêtement d'une chambre d'écluse, ainsi que les murs ou ailes des culées des ponts.
BAJULE (du lat. bajuUis, porteur). Ce nom, donné d'abord à un des magistrats les plus importants du Bas- Empire, spécialement à celui qui était chargé de l'éducation du prince, se retrouve sous Charlemagne. Ce prince donna Arnould pour bajule à son fils Louis a Aquitaine. En Italie, bajule signifiait la même chose que régent en France et protecteitr en Angleterre. — Les églises et les monastères eurent aussi divers fonctionnaires portant le nom de bajule, et par suite celui de baile : c est de ce dernier qu on dérive le nom de bailli.
BAL. Voy. BALS.
BALADINS Jde ballade, danse), danseurs de théâtre et de carrefour, étaient déjà nombreux chez les Romains; ils furent mis en vogue au moyen âge par les trouvères, qui les introduisirent à leur suite dans les châteaux pour distraire les nobles châtelains. Les baladins faisaient jadis partie de la confrérie des ménestriers, et étaient gouvernés par un chef qu'on appelait le roi des baladins.
Voy. JONGLEUR, SALTIMBANQUE, BATELEUR.
BAL^NICEPS (c.-à-d., en latin, à tête de baleine), oiseau de l'ordre des Echassiers hérodiens, haut de plus de 1 m., et semblable à la cigogne par la forme de ses ailes et de ses pattes, a pour caractère principal une tête énorme, munie d'un bec massif. On ne connaît encore que l'individu tué en 1850, sur les bords du Nil Blanc, par le voyageur anglais l'arkyns.
BALAIS (du persan badakhchan), rubis couleur de vin paillet. Voy. rubis et spinelle.
BALANCE (du lat. bilanx), instrument qui sert à trouver le poids d'un corps. C'est un levier droit du premier genre.
Voy. LEVIER.
La B. ordinaire se compose d'une verge d'acier trempé, appelée fléau, dont les deux bras sont d'égale longueur : ce fléau porte à ses extrémités deux bassins ou plateaux suspendus à l'aide de chaînes ou de tiges métalliques, et repose nar son milieu sur une ligne fixe autour de laquelle il oscille librement. Le contact du fléau et du support a lieu sur le tranchant d'un couteau d'acier fixé au premier, et posé sur une chape ou sur un plan d'acier parfaitement poli; la susnension des plateaux aux extrémités du fléau s'établit de la même manière. Le corps à peser, placé dans l'un des bassins, a pour poids la somme de ceux qui, placés dans l'autre bassin, lui font équilibre. Comme il est très difficile d'atteindre une exactitude parfaite dans l'égalité des deux bras du fléau, on a recours, dans les cas qui exigent une 'grande précision, à la méthode de la double pesée, due à Borda. On commence par tarer le corps à peser, à l'aide de grains de plomb, de sable, etc. ; on le remplace ensuite jiar des poids connus, de manière à faire équilibre à la tare; ceux-ci donnent alors exactement le
poids au corps. On n'emploie cette méthode qu'avec une balance sensible, c.-à-d. (jui s'incline d'un angle notable pour un faible poids excédant, celui qui fait l'éouilibre. Une balance est d'autant plus sensible que les bras du fléau sont plus longs et plus légers, et que le centre de gravite du fléau, qui doit être au-dessous du point de suspension, en sera plus rapproche. Si le centre de gravité était au-dessus du point de suspension, l'équilibre serait instable et la balance dite folle. La sensibilité sera indépendante de la charge si les trois points de susnension sont en ligne droite. 11 faudra donc, tout en faisant le fléau léger, lui conserver une rigidité aussi complète que possible. — Dans Ja B. de Boberval il y a un fléau semblable à celui de la balance ordinaire ; mais les bassins sont audessus du fléau, ce qui permet de peser des corps d'un assez grand volume. Les tiges qui portent les bassins s'appuient respectivement sur les extrémités du fléau, et elles sont articulées à leur partie inférieure à un levier mobile autour de son milieu. Par cette disposition, ces liges restent verticales quand le fléau oscille, et les bassins sont maintenus horizontaux. Cette balance est moins sensible que la balance ordinaire.
La B. de Quinlenz, qu'on appelle aussi B. bascule, est employée pour la pesée des corps volumineux. Le corps est posé sur un 'plateau horizontal, et celui-ci s'abaisse, sans cesser d'être horizontal, en transmettant son mouvement par un système de leviere à un fléau disposé comme celui d'une balance ordinaire. Ce fléau porte un bassin dans lequel on met des poids marqués pour ramener le plateau à son niveau, et par conséquent pour équilibrer le corps. Cet équilibre s'obtient à 1 aide d'un poids 10 ou 100 fois plus petit que celui du corps, de sorte qu'on multiplie les poids marqués par 10 ou pai 100 pour avoir le poids cherclié.
Dans la B. romaine (ainsi nommée parce qu'elle était usitée chez les Romains), les bras du fléau sont d'inégale longueur; le poids équilibrant, qui est constant, s'applique sur le long bras, à des distances variables du point de suspension; le corps à peser se place sur un plateau, à l'extrémité du petit bras, ou s'y attache par un crochet. Supposons que, le plateau étant vide, le fléau soit horizontal; un poids de 1 kilogr. placé sur le plus long bras et à une distance du point de suspension égale au bras le plus court ferait équilibre à un corps placé sur le plateau et pesant 1 kilogr. ; mais si l'on écarte du point de suspension le poids mobile, et qu'on le place à une distance double, triple, etc., il fera équilibre à un corps pesant 2, 3 kilogr., etc. Pour peser avec une romaine, il faut donc que le plus long bras soit gradué, c.-à-d. divisé en parties égales chacune au petit bras, à partir du point de suspension de la balance; la division à laquelle le poids mobile doit être placé pour faire équilibre à un corps indique le rapport du poids mobile avec le poids de ce corps — Dans la B. à levier coudé, on n'emploie aussi qu'un poids unique; mais celui-ci demeure toujours fixé au même point du fléau ; le point d'appui est également fixe, et [les dilférences de poids sont indiquées par les variations de l'angle que fait le bras du levier coudé avec la verticale. Voy. PESON.
L'usage de la balance remonte à une très haute antiquité. Les anciens la plaçaient dans la main de Thémis ou Astrée et en faisaient le symbole de la Justice.
BALANCE HYDROSTATIQUE, appareil imaginé par Galilée, sert à déterminer le poids spécifique des liquides et des solides. C'est une balance ordinaire, dont l'un des plateaux porte en dessous un crochet. On pèse d'abord le corps sur cette balance à la manière ordinaire; on l'attache ensuite à un fil métallique très fin qu'on suspend au crochet de la balance, on le plonge dans l'eau et on le pèse dans cet état ; il éprouve alors une perte de poids représentée par le poids du volume d'eau déplace. Ex. : un corps pèse dans l'air 45 gr., dans l'eau 36 gr. ; l'eau déplacée pèse donc 9 gr. : son volume et par conséquent celui du corps sont donc de 9 centimètres cubes. Donc le poids d'un centimètre cube du corps, ou poids spécifique, est 45 : 9 = 5. — On se sert aussi de cette talance pour vérifier le principe d'Archimède. Pour cela, on suspend à l'un des bassins un cylindre creux, et au-dessous de celui-ci un second cylindre plein qui remplit exactement le premier. Puis on équilibre ce système en mettant de la grenaille dans l'autre bassin. On fait descendre le fléau jusqu'à ce que le cylindre plein soit complètement immergé