‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1479 sur 1729 · SIMO.NÉE · texte numérisé non relu

SIMO.NÉE

<enfp la furfoe de certains os on de certains organes parenchymateux, tels que le loie, et qui. jwur la plupart, sont destinées à lo^er des vaisseaux. — On donne aussi ce nom aux rides du visage et aux replis que présente le palais des grands quadrupèdes, particulièrement celui des chevaux.

SI1.0 (mot espagnor, sorte de grenier souterrain : c'est une gi-ande fosse que l'on creuse en terre, et dans laquelle on dépose les grams pour les conserver. On choisit pour Vensilage un terrain sec, à températiire constante, et où la pluie ne puisse pénétrer. On recouvre ensuite le silo de terre pour ne le découvrir qu'au moment où l'on veut faire usage des grains qu'il contient. Les silcjs sont surtout en usage chez les peuples guerriers ou nomades, qui mettent ainsi leurs récolles à l'abri du pillage. Ils étaient connus des anciens. Ils sont très communs en Algérie. On en lit>uve aussi en Espagne, en Italie, en Russie, en Pologne, en Hongrie. Ou les construit très diversement : les uns sont circulaires, d'autres en forme de cône renversé ; d'autres, au contraire, en cône évasé à sa partie supérieure. Les uns sont simplement creusés dans une terre argileuse; d'autres revêtus d'une maçonnerie en pierre meulière ou en brique. — Dans les pays secs, à l'abri des intiltrations, les silos sont préférables à nos greniere : le blé s'y conserve iMirfailement sain.

SILPHA, nom latin scientifique du Bouclier, insecte Coléoplère, de la famille des Clavicornes et tvjie de la tribu des Silphales. Le Sylpha opaca cause de grands dégâts dans les cultures de Betterave sucrière. — On donne aussi ce nom à une espèce de yécrophore, le -\. vespillo.

SILPHE. Voij. SYLPHE.

SILPHION idu gr. aO.oiov, Silphitim, çcnvc Ac la famille des ('.oni|iosées, tribu des Sénécionidées, renferme des plantes herliacées vivaces, de l'Amérique septentrionale, à tige arrondie ou tétrago.ic ; à feuilles alternes, verlicillées ou opposées ; à fleui-s jaunes en capitules. Le S. à feuilles découpées {S. laciniatuin) s'élève à 2 m. ; on le cultive comme plante d'ornement, ainsi que le S. Irifoliatuin et le S. perfoliaturn. On l'emploie aussi en médecine sous le nom de Rhubarbe de la Louisiane. — Les anciens donnaient le nom de silphion à une plante toute «lilTérente, Vassa-fœtida ou le laser, ainsi qu'à un médicament qui était fourni par celte plante et qui se vendait à des prix exorbitants.

SILURE du gr. ^Im-j^o^], Silurus, genre de Poissons malacoptérvgiens, de l'ordre des Squamodermes et type de la famille des Siluridés ou Silurofdes. Us sont reconnaissablés à la nudité de leur corps, à leur lx)uche très fendue, garnie ordinairement de 6 Iwrbillons, et à leur tète large et déprimée. La plupart de ces poissons ont le premier rayon des [>ectorales transformé en une forte épine dont la piqûre est dangereuse. Ce sont néaiunoins des animaux timides et craintifs ; ils sont peu agiles et de nature paresseuse. Ils se nourrissent de substances végétales. Ils habitent les eaux douces des pays chauds et tempérés. Le Silure commun (S. glanis), dit aussi Saluth et Wels, est le plus grand de nos poissons d'eau douce : il atteint quelquefois 3 et 4 m. Il se trouve en aimndance dans les lacs de la Suisse, dans le Rhin, le Danube, le Volga, etc. Sa chair est blanche, fade et facile à digérer : son goût rapjwlle celui de la lotte ou de l'anguille. — On trouve dans le Nil le Silurus aurilus, .qui a 8 barbillons, et dans les eaux douces de Java une autre espèce qui n'en a que 2. — Les Hétérobratiches sont quelquefois considérés comme une sulnlivision du genre Silure.

SILURIDÉS, poissons. Voy. silcroïoes.

SILURIEN (système), le plus ancien des terrains paléozoïq^ues. Un le divise maintenant en trois étages : le S. inférieur ou étage cambrien. le S- moyen ou étage ordovicien, le 5. supérieur ou étage bohémien. Joachim Uarrande, qui avait consacré -toute sa vie de savant à l'étude du Silurien de Bohème, désignait sous les noms de faune première ou faune primordiale, de faune seconde et de faime troisième les faunes caractéristiques de ces trois étages. Il divisait le silurien de Bohème en huit étages, qu'il désignait par les lettres A, B,.... H, mais il est à remarquer que les étages A et B, de même que F, G et H sont auj. distraits du système silurien par la majorité des géologues. Le système silurien est très développé en Angleterre, en Suède, dans les Provinces Baltiques, en Bohème, en Normandie, en Bretagne, dans la Montagne Noire, en Espagne, aux Elats-linis, en Chine, etc.

SILUROÏDES ou siLuiusÉs, famille de Poissons, de

l'ordre des Squamodermes. que l'on rangeait à tort parmi les Malacoptérygiens abdominaux, dont ils dilfèrent par leur peau nue et sans écailles et par la forme de leur corps. — Cette famille comprend les genres Silure. Hélérobranche, Pimétode, Agénéiose, Doras, Plotose, Malaptérure, Asprède, Loricaire, etc.

SILVAIN, SILVES, SILT[CI7LTDRE,etC. Voy. SYLVAIN, STLVES, SYLVICULTIRE, CtC.

SILVIA, 87' petite planète, trouvée le 16 mai 1866, par Pogson, à Madras, l'oy. planètes.

SILYBUM, genre de la famille des Composées, tribu des Cinarées, est pour quelques botanistes le tvpe de la soustribu des Silybées, établie pour une seule espi'ce. le le Chardon de Noire-Dame ou Chardon argenté. Voy.

CHARWJN.

SIMABA, Simaba, arbre de l'Amérique tropicale, forme un genre de la famille des Simaroubées, très voisin du Simarouba, dont il ne difl'ère que par ses Heurs hermaphrodites et par ses feuilles à folioles opptsées. Ces feuilles ont une forte amertume, et sont employées comme fébrifuges.

SIMAROUBA. Simaruba, genre Ij-pc de la famille des Simaroubées, renferme des arbres de' l'Amérique méridionale, très élevés, à feuilles alternes, pinnées, d'un beau vert luisant, et à Heurs unisexuées, petites, verdàtres ou blanches, dont les pétales sont panachés de rouge vif. Les deux principales espèces sont le S. officinal et le S. élevé, qui atteignent de 50 à 55 m. Leur écorcc est très amère : on la regarde comme astringente et comme tonique. — La famille des Simaroubées, que l'on considère souvent comme mie tribu de celle tles Hulacées, comprend les genres Simarouba, Simaba, Quassia, etc.

SIMARRE (de l'ital. zimarra, du gr. oôpaa], habillement long et traînant dont les femmes se servaient autrefois. — C'est aussi une espèce de robe ou de soutane ample et à queue longue que les prélats, en Espagne, à Rome, etc., mettent quelquefois.

SIM BLEAU. cordeau avec lequel les Charpentiers tracent de grandes circonférences, des arcs de cercle d'une étendue plus grande que celle des compas. Les meilleurs simbleaùx sont faits avec des chaînettes.

SIMIA, nom latin scientifique du Singe. Voy. ce mot.

SIMILAIRE (du lai. similaris, de siînilis, semblable), se dit d'un tout qui est de la même nature que chacune de ses parties, ou de parties qui sont chacune de la même nature que leur tout : une masse d'or est un tout similaire, parce que chacune de ses parties est or : ses pai'ties sont elles-mêmes similaires entre elles.

SIMILIGRAVURE. Voy. piiotogrvvcre.

SIMILIMARBRE, sniiLiPiEiutE. Voy. pierres artificielles.

SIMILITUDE (du lat. simililudo). En Géométrie, voy. semblables ; figures). — Centre de similitude se dit dans le même sens que centre d'homothetie [ Voy. ce mot) et s'emploie surtout quand il s'agit de cercles ou de sphères. Deux cercles, en effet, ou deux sphères peuvent être regardés comme homothéliques par rapport à deux points : le premier est l'intersection de la ligne des centres avec la droite qui joint les extrémités de deux ravons parallèles et de même sens (pour ce point, l'homothetie est dite directe); le second est l'intersection de la ligne des centres avec la droite qui joint les extrémités de deux rayons parallèles et de sens contraires (pour ce second point, l'homothetie est dite inverse). — Si un centre de similitude de deux cercles leur est extérieur, c'est un point de concours de tangentes communes.

En Rhétorique, on appelle similitude la figure par laquelle on fait voir quelque rapport entre deux choses d'espèces différentes, afin de faire comprendre l'une par l'autre. Les similitudes sont fréquemment employées dans la Bible : c'est par une similitude que Natlian l'ait comprendre à David son péché.

SIMILOR (c.-à-<l. qui ressemble à l'or), dit aussi Or de Mannheim, Métal du prince liobert, alliage de cuivre et de zinc, eu pro|X)rtions variables, qni a l'éclat de l'or cl qui sert à remplacer ce métal dans la bijouterie fausse. ioy. cuivre jaïne.

SIMONÉE, Simonea, Demodex, genre d'Arachnides, de l'ordre des Acarides. famille des Sarcoptidés, ne se compose que d'une seule espèce, la S. folliculonim. qui se rencontre chez l'Homme, dans la taime des cryptes qui se voient sur les ailes du nez.

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