‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1481 sur 1729 · SITTELLE · texte numérisé non relu

SITTELLE

un son très puissant ; elles sont utilisées sur mer par temps tic brouillard pour éviter les collisions.

SI R EN i DES, ordre de Mammifères marins, caractérisés : par l'absence de membres postérieurs, ce qui les distingue des plio<jues; par des membres antérieurs terminés par une sorte de rame natatoire, où les doigts ne sont pas visibles extérieurement, et par un corps pisciforme, que termine une nageoire caudale disi)osée liorizontalement : mamelles pectorales, deux sortes de dents (incisives et molaires). — Cet ordre comprend les genres Lamantin, Dugong, Rhytine et HalUhérium : ce dernier est iossile.

SIR EX, genre d'Insectes, de l'ordre des Hyménoptères lérébrants, famille des Porte-Scie et type de la tribu des Siricides ou Urocères, renferme des espèces de grande taille : abdomen se terminant en forme de queue, larve hexapode vivant dans les vieux arbres et surtout dans les pins, où elle cause souvent de grands dégâts. L'espèce principale est le S. géant, dont la femelle est noire et longue de 0 m. 05.

SI RI US, étoile fixe, la plus brillante étoile du ciel, dans la constellation du Grand Chien. Bessel, en discutant les observations de cette étoile, a signalé l'existence d'un compagnon obscur d'une masse comparable à la sienne. Ce compagnon a été vu en Amérique par Alvan Clark en 1862; il se meut autour de Sirius à luie distance moyenne de 7 secondes qui, la parallaxe de Sirius étant 0",2d, correspond à 28 fois la distance de la Terre au Soleil ; il fait sa révolution en 49 ans ; la masse totale de Sirius et de son satellite est environ U fois celle du Soleil. Voy. canicule.

SIRLI, espèce d'Alouette. Voy. alouette.

SIROCCO (de l'ital. scirocco), vent du sud-est qui souflle dans la Méditerranée, sur les côtes de l'Afrique et de l'Italie. C'est un vent brûlant qui dessèche tout sur son passage et accable l'homme et les animaux ; il s'élève avec le plus (le violence vers le mois d'avril; sa durée est de 14 à 20 jours.

SIRONA, HG" petite planète, trouvée le 8 sept. 1871 par C.H.F. Peters, à Chnton (Ktats-Unis). Voy. planètes.

SIROP (de l'ital. siroppo, de l'arabe cliarah, Iwisson), liqueur de consistance visqueuse formée de sucre en dissolution et de jus de fruits, d'infusion de fleurs, d'herbes ou autres subtances médicamenteuses telles que teintures, extraits, alcaloïdes, sels minéraux, etc. Tous les sirops n'ont pas le même degré de concentration ; on diminue la proportion du sucre pour ceux qui sont préparés avec des liqueurs vineuses ou des sucs acides peu altérables: on l'augmente pour les sirops chargés de parties extractives ou mucilagineiises. — On appelle sirupeux tout liquide qui a la consistance du sirop.

Tantôt les sirops sont des boissons de pur agrément, qu'on prend comme rafraîchissements : tels sont les sirops de groseilles, de framboises, de vinaigre framboise, de cerises, d'oranges, de grenades, etc. ; tantôt ce sont des médicaments : tels sont le sirop antiscorbutique, les sirops de guinquina, d'ipécacuana, de morphine, d'iodure de fer, etc.

Les sirops sont simples lorsque, indépendamment du sucre, ils ne contiennent qu'une seule substance. Ils sont composés dans le cas contraire. Tous ont pour excipient commun le sirop de sucre. Pour obtenir le sirop de sucre ou sirop simple, on bat 1 blanc d'œuf avec 6 lit. d'eau, on conserve à part 1 litre de cette eau albumineuse, et on mélange, dans une bassine de cuivre, les 5 autres litres avec 10 kilogr. de sucre blanc concassé et l'on chaulTo peu a peu, en remuant de temps en temps ; quand tout le sucre est dissous, on porte le liquide à l'ébullition et on ajoute par portion le reste de l'eau albumineuse; on écume et, quand le sirop est clarifié, on évapore jusqu'à ce qu'il inarque bouillant 30° à l'aréomètre Baume (ou 1,26 au densimètre) ; puis on passe au blanchet. Lorsqu'on emploie les sucres très blancs que fournit actuellement le commerce, on peut opérer plus simplement de la façon suivante (Codex de 1884) : on met dans une bassine' 1 k. 700 de sucre concassé avec 1 kil. d'eau, on porte à l'ébullition, et quand le sirop marque la densité de 1,26 bouillant, on Hltre. il ' •

Les Sirops simples tirent leur nom de la substance ajoutL^e au sucre : tels sont les S. de groseilles, de digitale, délher, de gentiane, de gomme, d'opium, de morphine de térébenthine, etc. Pour les Sirops composés, il sulhradc rappeler, parmi ceux que mentionne le Codex : le S. des cinq racines apéritives (ache, fenouil, persil,

asperges, petit houx), recommande comme diurétique; le S. de rhubarbe ou de chicorée composé, laxatif léger pour stimuler les voies digestives et qui renferme : rnunarbe de Chine, cannelle de Ceylan, racine de chicorée, feuilles de chicorée, fumeterre, scolopendre, baies d'alkékenge, santal citrin; le S. de salsepareille composé ou S. de Cuisinier, contenant, outre la salsepareille, de la bourrache, des roses pâles, des feuilles de séné, de l'anis vert, miel blanc et sucre ; il est sudorifiqu(î et antisiphylitique ; le S. d'ipécacuana composé ou S. de Desessarts : vin blanc, ipécacuana gris, séné, coquelicot, serpolet, sulfate de magnésium, fleurs d'oranger : il est légèrement purgatif; le S. de raifort composé, plus connu sous le nom de S. antiscorbutique : feuilles Iniiciies de cochléaria, de cresson, feuilles sèches de ményanthe, zestes d'oranges amères, cannelle de Ceylan, racine fraîche de raifort, vin blanc; il est antiscorbutique et dépuratif.

SIRVENTE (de sirvent, servant d'armes), nom donné par les troubadours provençaux à tout chant lyrique qui n'avait pas l'amour pour objet, et, en ce sens, la sirvente était une poésie inférieure [sii-ventese], par opposition à la poésie noble ou chant proprement dit Icanso] : les sirventes I étaient divisées en strophes ou couplets ; c'étaient tantôt des élégies, tantôt des chants de guerre, mais surtout des chants satiriques ; tantôt on y exaltait la valeur, tantôt on y stigmatisait le vice et la lâcheté. Le troubadour Bertrand de Born était renommé au xii'= siècle pour la vigueur de ses sirventes. — Voy. Baret, Espagne et Provence [\%^1).

SISMOGRAPHE (du gr. ff£tj[io<;, tremblement, et ypâ^w, tracer), appareil servant à déterminer l'intensité, la direction et l'instant précis des secousses de tremblement de terre.

SISMONDINE, var. de Chloritoïde en masses d'un vert noirâtre, du Piémont.

SISON, Sison amomum, plante aromatique de la famille des Ombcllifères.

SISTRE (du lat. sistrum), instrument de Musique à percussion en usage chez les anciens, surtout chez les Egyptiens. Le sistre consistait en une lame de métal sonore taillée en ovale, nui était percée de trous pour y poser des baguettes métalliques, sur lesquelles on frappait pour en tirer des sons. Le sistre servait à la guerre et dans les cérémonies religieuses d'Isis, pour diriger la mesure de la marche, de la danse ou du chant. Il figure encore quelquefois dans la musique militaire.

sistre, Sistrum, genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des Pectinibranches, famille des .Muricidées. Les Sistres se distinguent des Pourpres par les dents inégales de leur columelle, et par leur labre épaissi en dedans et souvent denté. Ces mollusques apparaissent avec les derniers étages tertiaires; ils vivent aujourd'hui dans toutes les mers.

SISYMBRE, Sisymbrium, genre de la famille des Crucifères, type de la tribu des Sisymbriées, renferme des plantes herbacées, annuelles ou vivaces, qui habitent les deux hémisphères : feuilles alternes, fleurs jaunes ou blanches, en grappes terminales: le fruit est une silique de graines très petites. La plupart des espèces qui composent ce genre ont été séparées pour être transportées aux genres Nasturtium, Arabette, Erysimiim, etc. Voy. ces mots et

CRESSON, VÉLAU, clC.

SISYPHE, Sisyphus, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères penlainères, famille des Lamellicornes, tribu des Scarbéides coprophagcs. Comme les Ateuchus, les femelles forment avec de la terre et de la fiente des boules <ians lesquelles elles déposent leurs œufs. Le S. de Schœffer, noir et long de 0 m. 008, est le type du genre.

SITA, 244° petite planète, trouvée le 14 oct. 1884, par Palisa, à Vienne. Voy. planètes.

SITTELLE. Sitla, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux ténuirostres et voisin des Grimpereaux. Ces oiseaux grimpent le long des troncs des arbres et vivent d'insectes, de fruits et de graines. Leur caractère est doux et taciturne. La Sittelle torche-pot [S. europsea), dite aussi Percepot ou Pic-maçon, doit son nom à l'habitude qu'elle a de rétrécir, avec de la boue ou de la fiente, l'ouverture des trous d'arbre où elle fait son nid. Elle est d'un cendre bleuâtre en dessus ; elle a la gorge blanche ; le devant du cou, la poitrine et le ventre, d'un roux jaunâtre ; les flancs et les cuisses, d'un roux marron ; le bec est bleuâtre. La Ssyriaque se trouve dans tout le Levant et la Dalmafie: la S. soyeuse, dans le Caucase et la Sibérie. Plusieurs espèces sont propres à l'Améiique et à l'Océanie.

SIUM

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