SOLIDAIRE
vapeur. Celte couche terminale s'appelle photosphère. Au-dessus est une atmosphère où les vapeurs métalliques sont à température plus basse, absorbant un grand nombre de ravons lumineux et produisant les raies de P'raunhofer. EUes'sont mêlées et surmontées par une masse d'hydrogène formant une couche visible d'environ 15" d'épaisseur, dite chromos phère. Aii-dessus se trouve encore de l'hydrogène mêle à d'autres substances, qui pendant les éclipses forment la couronne. Cette atmosphère se prolonge probablement encore, formant la lumière zodiacale. La masse du soleil est agitée par des mouvements violents qui peuvent soulever la photosphère et la chromosphère à de grandes hauteurs en produisant les protulKTances. Les masses les plus lourdes retombant sur le soleil en nappes obscures produisent des cavités qui sont les taches. Les parties soulevées forment les faculcs. Consulter : Faye, Théorie de ta constitiilion du soleil; le P. Secchi, le Soleil (1870 . etc.
La radiation solaire a été de nouveau étudiée de nos jours. Pouillet avait trouvé que la chaleur de cette radiation équivalait à 15 500 calories par seconde et par mètre carré. Duponcbel a prétendu que cette valeur était onze fois trop faible; mais M. Faye, reprenant les travaux de John Herschel, a trouvé, en employant 75 calories pour la chaleur de la fusion de la glace, un total de 15 000 calories. De son côté, le P. Secchi a cherché à éclaircir la question de la température solaire. Il trouve un nombre voisin de 4 millions de degrés. H. Stc-Clairc Deville a combattu tous les résultats de cet ordre obtenu par Secchi, Vicaire, Ericsson. Il pensait que la température du soleil ne dépassait pas de Beaucoup les températures produites dans les laboratoires. Pouillet avait annoncé qu'elle était comprise entre 1 400 et i 700 degrés. ZoUner, en considérant la vitesse de nrojcclion des protubérances, trouve des nombres voisins de 70000'. Fizeau, en comparant la radiation solaire à celle d'un arc électrique protluit par 50 éléments Bunsen, trouve la température du soleil 2 fois et demie plus élevée. M. Violle.par des mesures actinométriques très soignées, trouve environ 1 500 degrés, en supiwsant le pouvoir émissif du soleil égal à celui du noir <le fumée. Ce pouvoir émissif est probablement beaucoup jilus faible, et JI. Yiolle pense que la température de la surface du soleil est voisine de 2 500 degrés. Quant à la cause première même de la chaleur solaire, tout le monde admet auj. qu'elle s'est trouvée dans la condensation de la nébuleuse primitive qui a formé le système solaire. Le refroidissement, qui se produirait par suite de la radiation dans l'espace, est compensé par l'élévation de température que produisent la condensation de la masse solaire et les transformations chimiques qui résultent de l'état de dissociation dans lequel se trouve la matière solaire sous l'action de la chaleur.
Applications industrielles de la chaleur solaire. Dès 1861. M. Moucliot avait imaginé un appareil destiné, selon lui, à utiliser la chaleur solaire jwur les usages domestiques et industriels. M. Salicis a fait une tentative analogue. En réalité l'utilisation de la chaleur solaire n'a pas reçu d'application industrielle.
Le soleil a été l'objet de l'adoration de la plupart des
[»euplcs primitifs. C'était le Bel ou Baal des Chaldéens, e Moloch des Chananéens, VOsiris des Egyptiens, le Mithra des Perses, l'Adonis des Phéniciens, le Phœbus ou Apollon des Grecs et des Romains, le Patchacamak des Péruviens, etc.
Les Alchimistes donnaient le nom de soleil à l'or.
On nomme encore soleil : 1° un cercle d'or ou d'argent garni de rayons dans lequel est enchâssé un double cristal destiné à renfermer l'hostie consacrée, et qui est posé sur un pied de même métal; — 2° une pièce d'artilice qui tourne autour d'un axe et qui jette des feux en forme de rayons.
SOLEIL, nom vulgaire de deux espèces du genre Hélianthe, le Grand Soleil ou Tournesol (Helianthus annuus] et le Soleil vivace ou Petit Soleil [H. multi-
florus). VoiJ. HÉLIASTUE.
SOLÉMYE, Solemya, genre de Mollusques acéphales de l'ordre des Urthoconques sinupalléalcs : coquille allongée très bâillante aux deux extrémités; charnière otfrant une seule dent, petite et comprimée, et une cavité pour l'insertion du ligament : cette coquille est couverte d'un épiderme luisant, déchiré sur les bords. L'animal est ovale; les lobes du manteau sont réunis à leur partie postérieure
I et terminés par 2 siphons ; le pied est proboscidiforme, et I terminé par un disque à bord frangé. Les Solémyes se ; trouvent à l'état fossile depuis l'étage carbonifère; elles I habitent aujourd'hui les côtes de toutes les mers.
SOLEN, Solen, genre de Mollusques acéphales, de l'ordre des Orthoconques sinupalléalcs, famille des Myacidées : cofjuille allongée, en forme de manche de couteau, bâillante aux deux extrémités; deux impressions musculaires allongées et un sinus très court à chaque valve ; charnière pourvue de dents très divergentes, ligament externe et longitudinal. Les Solens apparaissent avec l'étage albien ; ils vivent aujourd'hui enfoncés dans le sable, sur les côtes de toutes les mers. Le S. transparent (S- pellucidus) et le S. manche de couteau ou Couteau de St-Jacques [S. cullcllus] habitent les grèves de la >ormandie.
SOLENNEL (du lat. solemialis, de solemnis], se dit en général de ce qui se fait avec beaucoup d'appareil. Les fêtes solennelles, dans l'Eglise romaine, sont celles qu'on célèbre avec plus de pompe et de cérémonie que les autres, à cause de la grandeur des mystères ou de la dignité des saints en mémoire desquels elles sont instituées.
SOLÉNOÏDE (du gr. <iwXt,v, tuyau, et eISoî, forme), appareil construit par Ampère pour la démonstration de sa théorie de l'électromagnélisme. Il se compose d'un fil de cuivre couvert de soie, à travers lequel on fait passer un courant : le fil est roulé en hélice et ramené suivant l'axe de l'hélice alin de neutraliser l'elfet de l'obliquité de chaque tour de spire. Cet appareil se conduit, à très peu près, comme un aimant ; librement susjjcndu, une des extrémités se dirige vers le nord, l'autre vers le sud; les pôles d'un solénoïde attirent les pôles de nom contraire et repoussent les pôles de même nom d'un autre solénoïde ou d'un aimant. Cela conduit Ampère à regarder les aimants comme constitués par des faisceaux de solénoïdes de petit diamètre.
SOLÊNOSTEMME (du gr. 5WAf,v, tuyau, et ffTeu.u.a, couronne; parce que les élamines de ses fleurs forment une es|)èce de couronne), Solenostemma, vulgairement Arghel, arbuste de la famille des Asclépiadées, qui croît dans les déserts de la Haute-Egypte, de la Kubie et de l'Arabie Pétrée. Il a des propriétés purgatives : les Araljes se servent de ses feuilles pour sophistiquer le séné.
SOLFATARE (de l'ilal. solfalo, soufré). Les solfatares s<int des cratères de volcans éteints, d'où s'échappent encore des émanations gazeuses composées d'acide sulfliydrique, d'acide sulfureux et accessoirement d'acide carbonique et d'acide clilorhydrique, mélangés de vapeur d'eau. L'hydrogène sulfuré se décompose à l'air et donne naissance à du soufre natif qui se développe sur les bords de la solfatare et qui est souvent exploite. Les solfatares déposent également des chlorures métalliques. Parmi les plus connues on peut citer : la solfatare de Pouzzoles, sur la côte de Naples, qui depuis la plus haute antiquité a toujours présente les mêmes phénomènes ; la solfatare de Yulcano, dans les îles Lipari ; celles du Papandajang, à Java, et du Popocatepetl, au Mexique. Dans les moments de repos, les volcans entrent dans la phase solfatarienne.
SOLFEGE, SOLFIER, soLMiSATiox (dcs notes sol, fa, mi). On appelle solfège tout recueil d'exercices, d'études et d'airs disposés dans un ordre progressif, et destinés à former les élèves au chant en leur faisant énoncer avec le ton convenable les notes d'un air, d'un morceau de musique : faire cet excercice, c'est solfia-. On appelle sol misation l'action de solfier. — Parmi les nombreux Solfèges qui existent, on estime surtout le S. d'Italie (1784), le t. du Conservatoire de Paris (1799), etc.
Le solfège était connu des anciens Grecs : ils se servaient, pour solfier, des syllabes xa, tt„ tw, Tc. Mais cet art se perdit avec la musique ancienne. 11 fut remis en vigueur et perfectionné au x' siècle par Gui d'Arczzo, l'inventeur de la gamme.
SOLIDAGE, Solidago, nom latin botanique de la plante plus connue sous le nom de l'erge d'or.
SOLIDAIRE, SOLIDARITÉ (du lat. .solidus, entier). En Droit, Vobliaation solidaire est celle où il y a plusieurs créanciers, dont chacun peut demander toute' la dette, ou plusieurs débiteurs dont chacun peut être contraint au payement de toutes les dettes, mais de telle sorte que le payement fait à l'un des créanciers libère le débiteur