SOLSTICE
onvers les autres, et que le payement fait par l'un des débiteurs libère les autres envers le créancier. Du reste, le créancier (|ui a reçu le payement intégral est exposé au recours de ses cocréanciers, et le débiteur qui a fait le payement intégral a un recours contre ses codébiteurs. La solidarité est légale ou conventionnelle, mais elle ne se présume pas ; il faut qu'elle soit expressément stipulée ou édictée par la loi (C. civ., art. 1197-1210). Voy. obligation.
Caution solidaire. C'est une caution qui a renoncé aux bénéfices de division et de discussion {Voy. ces mots).
Solidarité morale. Voy. fraternité.
SOLIDE (du lat. solidiis). En Géométrie, on appelle solide tout corps qui réunit les trois dimensions de longueur, largeur et épaisseur ou profondeur. Les solides sont terminés, les uns par des surfaces planes, comme le prisme, le parallélépipède, le cube, la pyramide, et en général tous les polyèdres ; les autres par des surfaces courbes, comme la sphère, le cylindre, le cône, l'ellipsoïde, le paraboloïde, etc. Voy. ces mots. — Dans la Mécanique rationnelle, on emploie souvent dans un même sens les expressions : corps solide, système solide, système indéformable, système de forme invariable ; on entend par là un système de points qui peuvent se mouvoir de façon que la distance de deux points quelconques reste invariable. Ces mots s'opposent à fluide, système déformabie, etc. Il conviendrait de réserver le mot corps au cas où il s'agit d'un véritable corps limité.
En Physique, on ai)pelle solides les corps dont les parties sont unies par une force de cohésion assez grande pour opposer à leur séparation une résistance sensible : en ce sens, on oppose les solides aux liquides et aux gaz ( Voy. corps). Un certain nombre de solides n'ont pas de point de fusion déterminé et passent d'une manière continue de l'état solide à l'étal liquide, par ex. le verre, la résine, etc.
SOLIDIFICATION. En Physique, ce mot désigne le passage de l'état liquide à l'état solide : c'est la transformation inverse de la fusion [Voy. ce mot). Lorsqu'un liquide se solidilie, la température reste constante et égale à celle de fusion à cause de la chaleur dégagée, et la substance l'orme des cristaux. C'est à 0° que l'eau se congèle, et un iàlogr. d'eau en se solidifiant dégage 80 calories. La siirfusion [Voy. ce mot) est un phénomène remarquable qui peut se présenter pendant le refroidissement d'un liquide solidifiable. — Sous l'influence d'un finid considéral)lc, les gaz sont susceptibles de se ^olidi(ilH• [Voy. liquéfaction) : ainsi on solidifie le gaz acide carbonique en ouvrant à l'air un récipient contoiiaiitde l'acide carbonique liquéfié par pression. Le gaz on se délendant brusquement se refroidit assez pour se charger d'une sorte de neige d'acide solidifié.
SOLIDISME, doctrine des médecins qui rapportent toutes les maladies aux lésions des parties solides de l'économie animale, rejetant toutes les altérations humorales. Les solidistes, qui sont opposés aux humoristes, pensent que les solides seuls sont doués de propriétés vitales et que seuls ils peuvent recevoir l'impression des causes morbiliques. Cette doctrine a été défendue dans l'antiquité par Asclépiade, Thémisoii et leurs disciples; dans les temps modernes, elle a été reproduite, sous des formes diverses, par P. Brissot, Hoffmann, Baglivi,Boerhaave, Brown, Basori, CuUen. Elle a été vivement combattue par Broussais. Voy. médecine [Histoire).
SOLIDITÉ, qualité de ce qui est solide. Voy. ce mot.
SOLIDUS (s.-ent. nummus), nom qui désignait à Rome une monnaie quelconque considérée comme entière et non divisée en fractions. — Dans la suite, ce mot, après lequel ou sous-entendait aureus (d'or), devint le nom d'une monnaie d'or valant 13 francs, à partir de Constantin. Voy.
AL'UEDS.
SOLILOQUE (du lat. snliloquium] , svnonyme de monologue [Voy. ce mot). On connaît spécialement sous le titre de Soliloques un traité philosophique de Si Augustin, analogue aux Méditations de Descartes : ce sont des entretiens avec la raison humaine. Il a été traduit par M. l'élissier (1853).
SOLIN (de sol). On nomme ainsi, en Architecture : 1° l'enduit de plâtre fait le long d'un pignon pour y retenir les premières tuiles, appelé plus spécialement ruellce ; 2" les bandes de métal relevées au pied d'un mur pour «n préserver le pied de l'humidité des eaux pluviales
quand ce mur s'élève au-dessus d'un toit ; ces bandes sont recouvertes de filets de plâtre qui sont à proprement parler les solins; 3° on donne encore le nom de solins à tous les filets de plâtre servant à boucher certains vides, comme celui existant entre le dormant d'une croisée et le nu de l'ébrasement, entre le chambranle et un bâti, entre un poteau et le mur sur lequel il est appuyé.
SOLIPÈOFS (du lat. soins pes, pied simple), ô' et dernière famille de l'ordre des Mammifères pachydermes, dans la classification de Guvier, ne comprend que le genre Cheval : celte dénomination a été remplacée par celle d'Equidés. Voy. ce mot.
SOLITAIRE (du lat. solitarius). Voy. ermite et anachorète.
soLiTAïuE (jeu du) . On le trouve décrit dans Ovide tel que nous le jouions autrefois, avec une lai)le à cavités sur laquelle on faisait mouvoir de petites boules. C'est un jeu de patience qui se joue seul : de là son nom. Auj. on a remplacé communément la table à cavités et les billes par une tablette de bois percée de 37 trous, dans lesquels on introduit des ficiies en os ou en ivoire. On prend à ce jeu de la même manière qu'à celui des dames. Il faut qu'il ne reste en définitive qu'une seule fiche sur la tablette; s'il y en a deux ou trois qui, se trouvant isolées, ne peuvent plus se prendre réciproquement, la partie est perdue.
On appelle encore Solitaire : 1° une constellation de l'hémisphère austral, située enlre la Balance, le Scorpion et l'Hydre par 14 h. 50 min. d'ascension droite et 20° de déclinaison sud, et qui compte 3 étoiles de 5° grandeur ; — 2° un diamant détaché, monté seul, sans entourage, c.-à-d. sans accompagnement d'autres pierres fines; — 3" un vieux sanglier.
Ver solitaire. Voy. ténia
SOLITUDE (du lat. solitudo). La solitude est volontaire ou forcée. — Dans le premier cas, elle peut devenir l'objet des médilalions du moraliste, qui signalera les causes, les avantages ou les inconvénients d'un état qui semble si contraire à la nature de l'homme : Zimmermaiin a épuisé ce sujet dans un traité De la solitude (1756 et 1773-86). — Dans le deuxième cas, elle est ou le résultat d'une contrainte illégale, connue sous les noms de séquestration, de chartre ji^ivée [Voy. ces mots), ou une peine infligée par la loi, et prend le nom d'emprisonnement solitaire ou cellulaire. Voy. ténitencier.
SOLIVE (du lat. sublevare, soutenir), pièce de charpente qui sert à former un plancher, et qui porte sur les murs ou sur les poutres. On distingue : la S. de brin, qui est de loute la longueur d'un arbre équairi; la S. de sciage, qui est débitée dans un gros arbre ; la S. passante, qui fait la largeur d'un plancher sous jwutre; les S. d'enchevêtrure, les deux plus fortes solives d'un plancher, qui servent à porter le chevêlre et celles qui sont assemblées dans le chevêlre ; la <S'. boiteuse, scellée d'un bout dans le mur, et de l'antre assemblée dans un chevêlre; la S. de remplissage, placée enlre d'autres solives, pour remplir les intervalles; la S. en empanon, assemblée en biais sous un linçoir. — La solive était autrefois l'unité de mesure pour les bois de charpente : c'était une pièce de 6 pouces d'équarrissage sur 12 pieds de long, équivalant presque au décistère actuel.
SOLLICITEUR, en anglais solicitor, nom donné, en Angleterre, aux avoués et aux fonctionnaires de l'ordre judiciaire qui portent la parole : le solliciteur général est notre procureur.
SOLMISATION, action de solfier. Voy. solfège.
SOLO (en ital. seul], s'emploie, en Musique, pour désigner un morceau joué par un seul instrument, ou chanté par une seule voix avec ou sans accompagnement. On l'oppose à duo, tutti, etc.
SOLONIS, cépage américain voisin des Eiparia [Voy. ce mol). On l'emploie surtout comme porle-greffes dans les sols humides, là où les liiparia réussiraient difficilemeiit. Il résiste parfaitement au phylloxéra.
SOLPUGE, soLPUGiDES, synonyme de Galéode, Galéodides. Voy. galéode.
SOLSTICE (du lat. solstitium). On appelle solstices les points de l'écliplique où le soleil dans sa révolution apparente annuelle est le plus éloigné de l'équaleur, soit dans l'hémisphère boréal [solstice d'été), soit dans l'hémisphère austral [solstice d'Jiiver). En d'autres fermes, ce sont les points où la déclinaison du soleil est maximum ou mini-
SOLUBILITE