‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1507 sur 1729 · SPHINX · texte numérisé non relu

SPHINX

volumes sont entre eux comme les surfaces. Ce théorème s'élcnd au cylindre el au cône circonscrits à la spiière. Appliqué au cylindre circonscrit, il est conrm sous le nom de théorème d'Archimède. C'est la figure de ce théorème, gravée sur le tomljcau d'Archimède, qui permit à Cicéron de retrouver ce tombeau en Sicile au milieu des ronces et des épines.

Sphère céleste. En Astronomie, on donne ce nom à une sphère idéale décrite de l'œil de l'observateur comme centre avec un rayon arbitraire : la position apparente d'un astre sur celte sphère est le point où elle rencontre le rayon visuel mené à cet astre. La distance angulaire de deux astres est mesurée par l'arc du grand cercle de cette sphère qui joint leurs positions apparentes. Il ne faut pas confondre la sphère céleste avec la votite céleste, c.-à-d. avec cette voûte surbaissée dont le ciel nous présente la forme. \,'axe du monde est le diamètre de la sphère céleste autour duquel les astres paraissent accomplir leur révolution diurne; il est parallèle à la ligne des pôles terrestres, h'équateiir céleste est le grand cercle, et les parallèles sont les petits cercles perpendiculaires à ce diamètre. Les cercles horaires sont les grands cercles de la sphère céleste passant par l'axe du monde. — On donne aussi le nom de sphère céleste à une sphère pleine el matérielle, représentant la sphère céleste, et sur laquelle on a figuré 1 équateur céleste, les parallèles, les cercles horaires ainsi que les différentes constellations. Elle est dite droite, oblique, parallèle, suivant la position qu'on lui donne par rapport au plan de l'horizon. — Une sphère armillaire est un assemblage de cercles figurant 1 équateur, les parallèles, les cercles horaires, etc., de la si)hère céleste, cl destinés à la représentation du mouvement apparent des astres. Ou attribue l'invention de cet instrument à Thaïes ou à Anaximandre. On construit aussi des sphères armillaires dans le système de Copernic; mais on les nomme plutôt planétaires. Voy. ce mot.

SPHÉRICITÉ, qualité de ce qui est sphérique {Voy. sphère). — Aberration de sphéricité. Voy. abkhuatiox.

SPHÉRIDIE, Sphseridiiim, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille des Palpicornes et type de la tribu des Sphéridiotes : corps presque héniispliérique, jambes épineuses, antc^nnes de 8 à 9 articles, etc. Ces insectes vivent dans les bouses, au bord des eaux, sous les détritus, dans les bois sous la mousse, etc. — La tribu des Sphéridiotes renferme les genres Sphseridiiun, Cercyon, Cyclonotum, Pelosoma et Megaslernum.

SPHÉRIE, Sphseria, genre de Champignons Ascomycètes-I'yrcnomycètes, qui vivent généralement en parasites sur les arbres.

SPHÉRISTIQUE (du gr. acpaipiaxtxVi), partie do la Gymnastique des anciens, comprenait les exercices où l'on se servait do la balle [sphsera).

SPHÉROÏDAL (état) , nom donné par Boutigny à l'état particulier que prennent les liquides (eau, alcool, cther, acide sulfureux, etc.) au contact des corps incandescents. Voy. CALKFACTIOX.

SPHÉROÏDE (du gr. a^aiposiOTi;), se dit des solides do forme globuleuse et se rajjproclianl plus ou moins d'une sphère. C'est en ce sens qu'on dit que la terre est un sphéroïde.

SPIrlÉROiVIE, Sjihseroma, genre de Crustacés cdriophtahnaires. de l'ordre dos Isojwdes, renferme des animaux aquatiques, de petite taille, qui ont la propriété de se contracter en boule [sphœra) : ils habitent les bords de la mer, sous les pierres, les rochers et les las de plantes marines. Ils restent réunis en troupes nombreuses, marchent et nagent avec dextérité. Le S. denté [S. serralutn) habite les côtes de l'Océan et de la Méditerranée.

SPHEROMÈTRE (de sphère et du gr. [is-upov, mesure), appareil de Physique servant à mesurer le rayon d'une surface sphérique, et surtout les petites épaisseurs. Il se compose d'un trépied au centre duquel est un écrou, et d'une VIS à ))as très régulier et très fin [vis niicrométrique) qui traverse cet écrou. La tète de la vis est un j)laleau large, divise en 500 parties égales, et le pas de la vis est d'un demi-mdhmètre. On peut donc apprécier -ç^ de millimètre. Pour mesurer le rayon d'une surface sphérique, on pose l'appareil de manière que la pointe de la vis et les trois pieds touchent la surface ; on note les divisions correspondantes de la tète de vis el d'une petite règle qui est fixée au trépied parallèlement à l'axe de la vis et qui

rase le bord de la tête. Cela fait, on transporte l'inslrumeiit sur un plan, et on abaisse la vis jusqu'à ce qu'elle louche ; on observe encore les divisions qui correspondent à celle nouvelle position, et on calcule ensuite le rayon cherché jiar une formule de géométrie.

SPHÉROSTILBITE, var. de Slilbite {Voy. ce mot).

SPHÉRULITE, nom donné par Lametherie à des coquilles fossiles de la famille des Rudistcs, désignées déjà par Lamarck sous le nom de Radioliles

SPHEX, nom latin scionlilique du genre spiiège.

SPHIGGURE (du gr. acpîvyw, serrer, et ojpâ, queue), .Sp/i/tfgfMrws, subdivision de fa famille des llystricides, comprend dos Porcs-épics qui ont la (jucue prenante et en partie nue, comme le Coui, l'Orico {S. insidiosus), etc. Voy. poRC-Ki'ic.

SPHINCTER (du gr. a'^tyxTT,p), nom donné à certains muscles annulaires, soumis à l'inlluence de la volonté, et

3ui servent à fermer ou à resserrer les ouvertures ou conuits naturels. Tels sont le S. des lèvres, le S. de la vessie, le S. de l'anus, etc.

SPHINGIDES (du g.-type Sphinx), subdivision de la tribu des Crépusculaires, ordre <les Lépidoptères, renferme des insectes robustes, aux antennes prismatiques, dentelées en dessous, toujours terminées par une petite houppe : ailes longues et étroites, mais forlcs ; corps épais ; abdomen large, plus ou moins allongé, presque cylindrique. Us sont généralement parés d'agréables couleurs. — On divise celte tribu en 8 genres : Sphinx, Macrogtosse, Ptérogon,Thyrée , Deiléphile, Achérontie, Brachyglosse el Smérinthe.

SPHINX (du gr. asiy;). On donne ce nom à certains monstres imaginaires, ainsi qu'aux figures el statues qui représentent ces monstres. On doit distinguer le Sphinx égyptien et le Sphinx grec, qui, du reste, est lui-même d'origine égyptienne.

Les Sphinx égyptiens sont des statues ayant le corps d'un lion, avec une tète de femme ou d'homme. La tête des sphinx est parfois soutenue par un buste humain orné de deux seins ; le corps est ordinairement couché et les pattes posées à plat. La plupart des monuments égyptiens offrent l'image du sphinx. Celait l'emblème de la prudence, de la sagesse et do la force réunies. On pense aussi que c'était l'image du >'il pendant son inondation périodique, laquelle a lieu en ell'ol quand le soleil parcourt les signes do la Vierge et du Lion : ce qui expliquerait l'assemblage dos formes diverses qui composent ce monstre.

Le Sphinx grec était, suivant la Fable, un monstre qui avait la tête et la poitrine d'une femme, le corps d'un chien, les grilTes d'un lion, les ailes d'un aigle, et la queue armée d'un dard aigu. 11 habitait sur un rocher dans le voisinage de Thobcs, proposait aux passants une célèbre énigme (Quel est l'animal qui a 4 pieds le malin, 2 à midi et 5 le soir?), et dévorait ceux qui ne pouvaient la deviner. Œdipe devina l'énigme en nommant V Homme, cl lo sphinx se précipita du haut de son rocher. Voy. au Louvre le tableau d'Ingres CEdipc et le Sphinx.

spiiixx. Les Enlomologislcs donnent ce nom à un genre de Lépidoptères, type de la tribu des Sphingides {Voy. ce mot) et renfermant des insectes caractérisés par une tète allant un peu en pointe, des ailes triangulaires, un abdomen conique. Les Sphinx volent avec rapidité; ils planent en bourdonnant sur les fleurs, dont ils sucent le suc sans se poser : d'où le nom de papillons cpcrviers qu'on leur donne quelquefois. Les espèces de ce genre sont très nombreuses; mais plusieurs en ont été détachées pour former des genres à part. ISous citerons parmi les plus remarquables : le Sphinx du Iroène {S. ligustri], qui a une envergure de 0 m. 10 et dont les ailes sont parées de couleurs éclatantes : il vit sur le troène, le lilas, le frêne, etc.; le S. Atropos ou Tête de mort, du genre Achérontie, qui doit son nom à une empreinte assez exacte d'une tête de mort qu'il porte sur le corselet : s'il est inquiété, il fait entendre un petit cri plaintif; il pénètre souvent dans les ruches el y porte lo ravage; sa chenille se nourrit de feuilles de pommes de terre; le S. de la vigne {S. Elpenor), le Petit S. de la vigne (S. porcellus], le S. du laurier-rose {S. nerii), le S. du tithymale {S. euphorbise), qui appartiennent au genre Deiléphile ; le S. phœnix [S. celerio), ((iii vit aussi sur la vigne; lo S. du liseron {S. convolvuli) ; le S. .du caille-lait {S. galii), type du genre Macrogtosse; le S. de l'épilobe {S. epilobii), type du genre Ptérogon, etc.

SPHHAGIS

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