SPIRAL
SPHRAGIS, mol grec qui sigiiilie cachet. — C'est aussi le nom que les Grecs donnaient à la terre sigillée de l'île de Lemnos. Voif. noi..
SPHRAGISTIQUE du gr. aspayiorixôç), science des sceaiu- et dos cachets ( Voy. ces mots), a principalement pour but d'expliquer les inscriptions et les emblèmes qu'ils portent. — On |)eut consulter sur cette science : Heineccius [Z>c veleriaii Uernianoniin aliarumque natiomim sigillis, Francf., I7(J9 et 1719); Ficoroni (i Piombi antichi, Rome. 1740); Manni [i Sigilli antichi de secoli bassi, 1759-86); S'alalis de ^Vailly {Paléographie) ; Douet d'Arcq et Demay (Collection de sceaux, 1805 et ami. suiv.) ; A. Cbassant et P.-C. Dellwrre, Dictionnaire de sigillographie pratique (pour les sceaux du moyen âge, etc.
SPHYGUrtOGRAPHE, sphygmomètre (du gr. asuyiidî, |K>uls, et vpi^oj, écrire, ou jxixoov. mesure), noms donnés à divers instruments destinés à mdiqucr les variations dans l'amplitude du pouls. On connaît, outre le Pulsiloge de Samtorius et le Sphyginomètre de Hérisson, peu usités au jourd'luii, le Sphygmographe de Vicrordt, perfectionné par Marey ; ce dernier est un levier très léger et h bras très inéga'ux; l'extrémité du bras le plus court déprime l'artère au moyen d'un ressort, et l'autre extrémité amplifie les mouvements de la première et en laisse la trace écrite sur une plaque mobile.
SPHYRÈNE (du gr. (Tçjupatva), Sphynena, genre de Poissons acantboptérygiens. de l'ordre des Squamo<lcrmes, famille des Percoïdes : corps allongé, museau pointu, muni d'une gueule large, armée de dents aiguës et trancliantes. Ces poissons sont très voraces. La S. de la MéditeiTanée, ou Spcl, est de couleur argentée sur les lianes et sous le ventre, plomlnieou noirâtre sur le dos; sa cliair est légère et de Ikjii goût. La Bécune, dite aussi Barracuda, ou Brochet de mer, est une espèce de Suhyrène. Au contraire, la S. or-vert et la S. aiguille, de Laccpède, n'apjiartiennent pas réellement au genre Sphyrène : ce sont, la première, un CentrojKime, et la seconde, une Orphie. Voy.
aussi ARGENTINE.
SPIANTÉRITE, nom donné à une var. cadmifère de sulfure de zinc, qu'on trouve à Przibram, et qui appartient à l'espèce Wiirtzite [Voy. ce mot).
SPIC ou aspic, Lavandula spica. Voy. lavande.
SPICA. mol latin qui signifie épi, désigne, en Cliinirgie, certains bandages croisés, dont les tours de l)andes sont disposés comme les cpillets des Graminées le long de leur axe commun.
Spica-nard. ou Nard indien. Voy. xard.
Spica venti, sorte d'Agi'ostide. Voy. ce mot.
SPICI... (du lat. spica, épi), préfixe qui entre dans la composition d'un grand nombre de termes scientifiques, spicifère, spici flore, spici forme, spicigère, etc., tous mois qui s'expliquent d'eux-mêmes.
SPICILEGIUIM (c.-à-d. en lai. collection d'épis, gerbc^, nom donné à divers recueils, à des collections de pièces, d'actes, etc., d'un genre quelconque. Parmi les ouvrages de ce genre, on remarque le Spicitegium de d'Achery (1655-/7), et le Spicilegium solesinense, de J.-B. Pilra', k-né<lictin (i855-5«j).
SPIGÉLIE (du botaniste A. Spigel), Spîgelia, genre type de la famille des Spigéliacées, rattachée aussi aux Solanées , renferme des plantes herlwcées . rarement frutescentes, appartenant à l'Amérique. Ces plantes donnent de belles fleurs d'un rouge vil. La S. du Maryland est cultivée dans les jardins d'Europe. La S. anthelmin- Ihique, qui croît au Brésil, a reçu le nom de la Brinvillière, à cause de ses propriétés vénéneuses : on l'emploie cependant quelquefois comme antispasmodique et vermifuge.
SPILANTHE (du gr. irni>.o;, tache, et à'^o;, fleur), Spilanthes, genre de la famille des Composées, tribu des Séiiccionidées-llélianlliécs, renferme des plantes herbacées, propres aux contrées chaudes de l'Amérique, à fleurs jaunes tachées de noir. Le S. oléracé (S. olei-acea], vulg. Cresson de Para, Herbe de Malacca ou de Ternate, possède des propriétés antiscorbutiques : il fait la base du Paragua y-roux, teinture fort vantée contre les maux de dents. Sa saveur est acre et piquante. Le S. acmelle «'emploie aux mêmes usages.
SPINA DiFiDA (c.-à-d. épine [dorsale] rfiu/sée), maladie du rachis, caractérisée par une fissure des arcs vertébraux à travers laquelle font hernie la moelle et les enveloppes ac-
compagnées d'une certaine quantité de liquide. U en résulte dans la région racliidienne la présence d'une tumeur recouverte d'une peau plus ou moins altérée et qui est rénitente.
spiXA VE.NTOSA (c.-à-d. épine [dorsale] remplie de vent). On désip:nait autrefois sous ce nom les maladies du squelette dans lesquelles l'os était gonflé et comme soufflé pour ainsi dire par une tumeur ayant pris naissance dans son intérieur, comme un ostéosarcome, par exemple. Auj. on réserve ce nom à une ostéite tuberculeuse des phalanges, des métacarpiens. Plus rarement l'afTeclion siègeanpied. Au début, le doigt prend la forme d'un fuseau, d'un radis, puis des fistules se forment à la face dorsale, le stylet toml)e sur l'os dénudé et pénètre dans le canal intra-médullaire. La guérison peut survenir le plus souvent sans intervention et par le seul traitement général ; quelquefois cei>endant il faut évider les points osseux malados.
SPINACIA. nom latin botanique de l'f^i/iare/.
SPINAL :du lat. spinalis], ce qui a rapport à l'épine dorsale : ainsi il y a des nerfs spinaux, des artères spinales. On appelle sjiécialement nerf spinal [accessoire de Willis. respiratoire de Ch. Dell) un nerf qui naît de la partie latérale postérieure de la moelle épinière, au-<lessus de la racine postérieure du i' nerf cervical, et qui remonte jusque dans le crâne, où il entre par le grand trou occipital pour en ressortir ensuite : il est essentiellement moteur. — Voy. cérébro-spinal.
SPINAX, nom latin scientifique du genre de Squale api)olé aussi Acantfiias. Voy. aigcillat
SPINELLANE. Voy. noséaxe.
SPINELLE.aInminale de magnésium (MgO.A12^"']. Il cristallise en octaèdres réguliers souvent madés. 11 n'est rayé que parle corindon et le diamant. C'est une pierre précieuse estimée, surtout la variété rouge [rubis spinelle) ; le spinelle rose est dit rubis balais. On le trouve à Ceylan et dans l'Inde ; on le rencontre en petits grains dans le ruisseau d'Exjwilly, près du Puy-en-Velay ; des spinelles bleus se trouvent à Ceylan et à Àker (Suède). — Le Spinelle est le type d'un certain nombre d'espèces isomorphes dans lesquelles la magnésie est remplacée en tout ou partie par le protoxydc de fer ou le zinc, et l'alumine par les sesquioxydes de fer ou de chrome {Voy. pléonaste, pico- TiTE. iiERCYMTE, GAHNiTE. îiagséferrite). Le /"e?" cArowié, la magnétite, la franklinite se rattachent au groupe des Spinelles.
SPINESCENT, se dit. en Botanique, des parties dont le sommet s'amincit en une pointe grêle, raide et piquante comme une épine.
SPINI... (du lat. spina, épine), préfixe qui entre dans la com}K)sition d'un gi-and nombre de mots scientifiques : spinicaudc. spinicorne. spinifère, spinifolié, spinifcrme, sj)inigcre, spinilaore, spinipède, etc., qui se comprennent assez.
SPINOZISME, doctrine philosophique fondée par Spinoza, et exposée principalement dans son Ethique. C'est une forme particulière du panthéisme. Dieu n'est pas séparé du monde : il est la substance universelle d'où toutes choses dérivent. Les êtres sensibles ne sont que ses modes. La pensée et l'étendue a|)partenant également à Dieu, les choses finies sont à la fois pensantes et étendues : et l'âme chez elle est en parfait parallélisme avec le corps. Tout ce qui se produit dans le monde est la suite nécessaire du développement de la substance divine : il n'v a place dans l'univers ni pour le hasard, ni pour la liberté. — Le bien de l'homme réside dans sa raison : qu'il sache, par elle, s'affranchir des passions et s'unir à Dieu dont il émane, et il sera souverainement heureux. De principes utilitaires, Spinoza sait tirer une morale rationnelle des plus élevées et presque mvstique. — De même, en politique (vov. son Traité pofitique), il s'élève, de principes qui fap|)cllent le despotisme de Hobbes, à un libéralisme sagement conçu. — Les idées de Spinoza ont eu une grande influence sur tous les philosophes ultérieurs de l'Allemagne, sur Leibniz d'abord et plus tard sur les |)antliéistes Fiente, Schelling et Hegel. — Voy. E. Saissct, trad. de Spinoza, avec une introduction critique ; R. Wonns, la Morale de Spinoza.
SPIRAL (de spire), se dit de tout ce qui a la forme dune spirale {Voy. ci-après). — En particulier, les horlogers donnent le nom Respirai à un petit ressort d'acier, contourné en forme de spirale, et qui, adapté à l'arbre du