BANC
froprcmonl parler, do bals qu'à la cour ol chez les princes, es bals masqués lurent iniroduils en France, comme les balle f s, uar Gallierinc de Médicis; mais ce ne fut qu'en 1715 qu une ordonii. royale institua le bal de l'Opéra. — AuJ. les bals publics sont soumis à la surveillance de l'aulorité municipale. Ils ne peuvent être ouverts au'avec l'autorisation : à Paris, du préfet de police; dans les départements, du maire de la commune. Ils acquittent le droit des pauvres. Des ofliciers de police veillent au maintien du bon ordre (Loi du 16-24 août 1700, G. ;.én., art. 471).
BALSAMIER ou nAUMiER (du gr. pdXaatjJLOv), Amyris, genre type du groupe des Amyridées, famille des Ilutacées, a pour espèce principale \' Amyris balsamifera, qui donn(! le liois de rose, recherché pour l'ébénisterie.
BALSAMIFLUÉES (du lat. balsamum, baume, cl fluo, couler) ou liquidambarées, famille de plantes Dicotylédones dialypétales à ovaire supère, comprenant de grands arbres de 1 Amérique du Nord et de l'Asie, remarquables par l'abondance du suc balsamique que fournit leur écorce ; on connaît ce suc sous les noms de liquidambar, huile de copalme cl styrax liquide.
BALSAMINE (du gr. SaXffap.£vTi), Impatiens, genre type de la famille des Balsammées, renferme un assez
frand nombre d'espèces de plantes annuelles, auxquelles n culture a fait produire une foule de variétés à fleurs doubles ou panacliées. La B. des bois [Impatiens noli langere) est acre et, dit-on, vénéneuse ; ses leuilles et ses Heurs teignent la laine en jaune ; elle est employée en médecine comme diurétique ; son nom latin, qui veut dire n'y touchez pas, vient de ce qu'on ne peut pas toucher ses capsules mûres sans qu'elles se contractent subitement, cl que leurs valves se roulent en projetant leurs graines autour d'elles. La B. des jardins (/. balsamina), originaire de l'Inde, est remarquable par la couleur variée de ses lleurs ; elle entrait jadis dans la composition d'un baume bon pour les plaies. — La famille des Balsarninées, voisine de celle des Géraniacées, ne comprend que .2 genres : Impatiens et Hydrocera.
BALSAMIQUE, qui tient de la nature des baumes.
Voy. BAUMES.
BALSAMITE, Balsamita, genre de la famille des Gomposées-Sénécionidées, tribu des Anthémidées. La B. odorante, dite aussi Menthe Coq, Menthe Notre-Dame et Baume des jardins, pousse naturellement dans le Midi de la France, et est cultivée dans les jardins.
BALSAMODENDRON (du gr. pâX^afjiov et ôÉvSpov, arbre), genre de la famille des Burséracées, renferme trois espèces principales : 1° le B. gileadense, qui fournit le baume connu sous le nom de térébenthine de Giléad ou de Judée : ce nom vient de celui d'une ville de Judée, où cet arbre fut, dit-on, transporté d'Abyssinie, dès le xvia° s. av. J.-G. ; on appelle encore ce baume opobalsamum : il a une action marquée sur les voies urinaires ; 2° le B. de la Mecque, arbrisseau d'Arabie, des feuilles et des rameaux duquel on extrait un suc blanc et résineux, formant une huile limpide qui est employée comme cosmétique en Orient; 5* le B. Myrrha, qui fournit la Myrrhe, gomme résine.
BALUSTRADE, appui formé d'une rangée de balustres ou petits piliers à hauteur d'appui, et surmonté d'une tablette. Les balustrades servent à terminer une terrasse, un balcon, à former l'amortissement d'un édifice, la clôture d'un sanctuaire, d'une estrade, la rampe d'un escalier. Elles peuvent être, ainsi que la tablette qui les surmonte, en pierre, en marbre, en fer, en bronze, en bois. — On dislingue dans les balustres dont est formée la balustrade, le chapiteau, la tige, le piédouche. Quant au mot balustre, on itaf. balaustro, on le fait dériver du grec paî^aûs-ciov, fleur de grenadier, à laquelle ressemble la forme du balustre.
BALZANES (de l'ital. balza, bordure), taches de poils blancs que certains chevaux ont au-dessus du sabot. Elles servent au signalement du cheval. On a longtemps admis qu'elles donnaient des indications sur la qualité.
BAM BOCH ADE. genre de tableaux représentant des scènes burlesques ou même des scènes de la vie familière ; tire son nom du peintre hollandais Van Laar, dit le Bamboche (de l'ital. bamboccio, contrefait), peintre qui créa ce genre, et y excella.
BAMBOU, Bambusa, genre de la famille des Graminées, tribu des Festucacées, composé de plantes souvent gigantesques, la plupart originaires de l'Inde et des îles de la S'j.ïde, et remarquables par leur port, qui est celui des
Palmiers. Leurs épillets sont lancéolés, comprimés, à 5 fleurs renfermant chacune 6 étamines. Ge genre a pour type le B. roseau {A7-undo bambos), qui atteint souvent 20 m. de hauteur. Sa tige est droite et présente des nœuds espacés également; elle fournit un bois flexible, à la fois solide et léger; ses feuilles sont pétiolées; ses fleurs sont des espèces d'épis ou de panicules peu colorées. Le bambou sert à une foule d'usages : les Indiens mangent ses jeunes pousses ; de ses nœuds découle une liqueur douce, qui peut remplacer le sucre ; avec son bois, on fabrique des ustensiles, des meubles, des bateaux et même des poutres pour la construction des maisons ; c'est avec les jeunes tiges qu'on fait les cannes légères qui portent le nom de bambous; l'écorce, taillée en lanières, est tressée en nattes et en corbeilles; macérée et réduite en pâte, elle donne le pa-
{ner de Chine, etc. — Parmi les autres espèces on cite : e B. agrestis et le B. 7nitis de la Gochiiichine : le premier, très épineux et formant d'excellentes palissades; le second, s'élevant à près de 15 m. ; le B. nigra de la Chine, qui n'atteint que 2 m. et dont les tiges fournissent de belles cannes noires, et le B. guadua, qui forme de vastes forêts dans l'Amérique du Sud.
BAN (du b.-lat. bannum, tiré lui-même du tudesque bann, bannière). Ge mot signifia d'abord étendard, puis l'appel fait par le suzerain à ses vassaux pour les convoquer sous son étendard (en ce sens, on distinguait le ban, appel fait par le roi ou le seigneur suzerain à ses vassaux immédiats, de l'arrière-ban, adressé par les seigneurs aux arrière- vassaux), enfin toute espèce de proclamation ou de cri public. — Il désigne encore auj. : 1" la publication à l'église de la promesse de mariage faite entre deux personnes, ainsi que l'affiche placée pendant 10 jours à la porte de la mairie pour le même objet [Voy. publication) ; 2° la résidence assignée à un condamné libéré, mais soumis à la surveillance de la police : c'est dans ce sens qu'on dit garder son ban, rompre son ban.
Ban de vendange. Voy. vendange.
BANALITÉ (droit de), droit qu'avait autrefois un seigneur d'assujettir ses vassaux à se servir de son moulin, de son four, de son pressoir, de sa forge, etc., lors même qu'ils auraient pu s'en passer. Ge droit, qui avait rendu des services, puis s'était transformé en privilège, a été aboli par l'Assemblée constituante.
BANANIER (nom indigène). Musa, genre type de la famille des Musaeées, renferme une douzaine d'espèces de plantes herbacées vivaces, qui toutes croissent en Al'riquc et dans les deux Indes. Le B. commun [M. paradisiaca^, ou Figuier d'Adam, a une tige de 4 à 5 m., surmontée d'un long et large feuillage, et de 5 ou 4 régimes renfermant chacun une cinquantaine de baies succulentes. Ges baies, appelées bananes, ressemblent assez à de petits concombres, et la pulpe qu'elles renferment fournit un aliment sain et agréable; quand on les pressure, elles rendent une lirpieur vineuse, qu'on nomme vin de bananes. Les feuilles du bananier, longues de 2 à 3 m., sont assez larges et assez flexibles pour servir de vêtement ; elles se prêtent en outre à une foule d'usages domestiques. Le B. des sages [M. sapientium) a des fruits plus petits, mais plus nombreux, plus sucrés, et dont la saveur se rapproche de celle de nos figues. Le B. de Chine (M. sinensis), donne une énorme quantité de fruits et mûrit dans nos serres. Le B. textile [M. textilis) ou Abacca, des îles Philippines, est cultivé à cause de ses fibres très fortes dont on fait des cordes et des tissus. Voy. jute.
BANC (de l'anc. h.-all. banc et pane). Outre l'acception que tout le monde connaît, ce mot exprime : 1» des amas de sable, de vase, de rochers, de coquilles ou de coraux qui se trouvent au fond de la mer, des lacs et des rivières ; 2° d'immenses associations de poissons qui voyagent uar troupes, tels que les morues, les maquereaux, les harengs, etc. ; 3° une couche formée par une roche plus ou moins homogène et limitée par deux surfaces parallèles correspondant aux plans de stratification.
En Ghirurgie, on appelle Banc d'Hippocrate une machine attribuée à llippocrate, et qui servait à réduire les luxitions et les fractures de la cuisse.
En Physique, on appelle Bancs plusieurs appareils, tels
3ue : le banc de Savart, employé en Acoustique pour étuier les vibrations des cordes sonores; le banc de chaleur rayonnante, sur lequel on dispose toutes les pièces nécessaires pour étudier le rayonnement de la chaleur ; le banc de diffraction, employé en Optique pour les expé-