‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 150 sur 1729 · BALS · texte numérisé non relu

BALS

BALISIER, nom vulg. du genre Canna. Yoy. ce mot.

BALiSTE (en lat. balista), macliine de guerre en usage ehez les anciens, servait à lancer contre l'ennemi des traits rt des projectiles de toute nature, et à battre en brèche ies murailles d'une ville assiégée : sa forme était celle d une énorme arbalète, que l'on tendait à force de bras et au moyen d'un moulinet.

DALtsTE, Batistes, genre de Poissons, de l'ordre des Ostéodermes, famille des Plectognalhes : nageoire dorsale armée d'un aiguillon, que l'animal relève avec vivacité quand il craint quelque danger. Ce genre renferme plusieurs espèces remarquables par l'éclat de leurs couleurs, souvent métalliques. A l'exception du B. caprisctis, qu'on trouve dans la Méditerranée, toutes habitent les mers intertropicales.

BALISTIQUE (du lat. balista, du grec |îiX^a), lancer). C'était, au moyen âge, l'art de diriger et de faire jouer les machines de guerre. Aujourd'hui c'est la science du mouvement, à travers l'espace, des corps pesants en général, et des projectiles lancés par les armes à feu, en particulier. Elle permet de calculer les divers éléments (flèche, position du point de chute, angle de chute, vitesse restante, etc.) de la trajectoire d un projectile quelconque, pour toutes les inclinaisons de l'arme et pour des charges variables. Les ingénieurs auxquels la balistique doit le plus sont : Tartaglia, Bélidor, Piobert, Blondel.

On appelle pendule balistique un appareil qui sert à mesurer la vitesse des projectiles au sortir de larme, et par suite à calculer la force d'expansion de la poudre employée.

BALIVEAUX ^d'un dimin. de bajulus , dans le sens de pieu, échalas], jeunes arbres de belle venue, qu'on réserve dans la coupe des taillis pour en faire des arbres de haute futaie. L'ordonnance du 1"^ août 1827 établit qu'il sera laissé au moins 25 baliveaux par demi-hectare, que ces baliveaux auront au moins 10 ans et qu'ils ne seront point coupés avant ciu'ils en aient au moins 40. Les baliveaux ont l'avantage de fournir du bois de charpente, de mettre les jeunes plants et les pousses des taillis abattus à l'abri des ardeurs du soleil. Ils sont dits : B. de l'âge, B. modernes, ou B. anciens, selon qu'ils ont été réservés une première, une deuxième ou une troisième fois : passé ce nombre, on ne les appelle plus que vieilles écorces. L'opération par laquelle on fait choix des baliveaux s'appelle balivage ; elle est accompagnée du martelage. Voy. ce mot.

BALLADE (de baller. danser), genre de poésie dont le caractère a souvent varié. Dans 1 origine, en Italie et en France, la ballade n'était qu'une chanson naïve, composée pour l'accompagnement de la danse : d'où son nom. Du temps de Villon et de Marot, c'était un petit poème qui se composait de 3 couplets égaux, de 8, 10 ou 12 vers et sur ies mêmes rimes, se termmant chacun par un vers qui servait de refrain ; ces 3 couplets étaient suivis d'un 4=, n'ayant que 4, 5 ou 6 vers, terminé de même par le refrain et portant le nom d'envoi. Après avoir été fort à la mode pendant tout le xvi« siècle, la ballade devint un pur jeu d'esprit où l'on s'inquiétait moins du sens que de la rime et de 1 harmonie : aussi fut-elle proscrite par les grands poètes du xvii« siècle.

Transportée en Angleterre par les Normands, la ballade y devint, surtout chez les Ecossais, le récit poétique et populaire de quelque événement fabuleux ou réel, dans le genre des romanceros espagnols : ce récit est écrit en stances réjgulières; mais le poète en varie à son gré la forme et l'étendue. La ballade a conservé ce caractère dans les poésies de l'Allemagne, de la Roumanie et de la Grèce moderne. De nos jours, V. Hugo a composé des ballades dans ce dernier genre. — Yoy. Aycard, Ballades de la Provence (1826) ; Loève-Weimars, "B. de l'Angleterre et de l'Ecosse (1825) ; Séb. Albin, B. de l'Allemagne (1840) ; V. Alexandri, B. de la Boumanie (1855), etc.

BALLAST, nom collectif de petits matériaux (pierre cassée, sable, etc.) qui servent à placer une voie ferrée dans la position exacte (hauteur, pente, direction, etc.) qu'elle doit occuper et à l'y maintenir.

BALLASTAGE (de l'angl. ballast, lest), terme employé dans les chemins de fer pour exprimer l'opération qui consiste à ensabler ou à empierrer la voie ferrée.

BALLE. On appelle ainsi les projectiles, généralement en plomb, lancés par les armes à feu portatives. Il y en a de diverses sortes :

1" La balle sphérique, seule employée avec les armes

lisses, ne donne pas de bons résultats avec les armcî rayées. Elle a été remplacée après divers essais [B. à culot, B. Nessler, B. à expansion, etc.) par la balle cylindrôogivale, seule usitée aujourd'hui.

2° Le plomb même durci n'offre pas assez de résistance avec les armes à petit calibre et on a dû le recouvrir d'une chemise en métal dur (cuivre, maillechort, acier). L'emploi de cette balle à enveloppe augmente la puissance et la justesse du tir et supprime l'emplombage.

3° L'artillerie fait usage d'obus et de boites à mitraille remplis de balles en fer, en fonte ou en plomb durci.

BALLE (jeu de). La balle cst uu petit globe formé d'une substance élastique, servant à différents jeux et dont l'mvention, d'après Athénée, remonterait à Nausicaa, fille d'Alcinoùs, roi des Phéaciens. Les principaux jeux de balle sont : la balle cavalière et la balle à la posture, qui doivent leur origine à l'ourania des Grecs et à la balle circulaire des Romains ; la balle au mur et aux deux murs : Vanacrousia des anciens ; la balle au bond, que les Grecs npmmaicnt aporraxis ; la balle donnée ; la balle empoisonnée ; la balle au bâton; la balle à la riposte, qui peut considérer comme son ancêtre la balle trigonale des Romains ; la balle aux pots, dont nous retrouvons l'origine dans Vômilla des Grecs. En ce qui concerne les grands jeux de balle comme le CRICKET, le LAWN-TEXMS, la PAUME, ctc, Vou. CCS noms.

BALLE ou SALE (orig. kymrique), enveloppe florale des Graminées, particulièrement du Blé et de l'Avoine : c'est une espèce de pellicule légère qui se détache pendant le battage ; on la nomme aussi glume, menue paille ; les bestiaux la mangent avec plaisir; on s'en sert aussi pour garnir les coussins sur lesquels on couche les jeunes enfants.

BALLET (de bal], danse figurée, exécutée par plusieurs personnes et mêlée de pantomime, qui représente une action tragique ou comique, ou bien une allégorie. Les ballets étaient connus des anciens. Dans les temps modernes, ils reparurent pour la première fois en Italie au xv* siècle, et furent introduits en France par Catherine de ilédicis (1581). Mazarin et surtout Louis XIY eurent beaucoup de goût pour ce genre de divertissement : ce monarque dansa longtemps dans les bjillets allégoriqiies dits Ballets du Bot, et dont Molière eut quelquefois la direction.

Le premier opéra-ballet fut donné à Paris à la salle de I la rue Guénégaud en mars 1671 par Perrin et Cambert; il I était intitulé Pomone, pastorale en 5 actes et un prologue : ; les danses étaient composées par le sieur Beauchamps, surintendant des ballets du Roi, les machines et décors dirigés par le marquis de Sourdéac. Les représentations de cet I opéra-ballet se continuèrent huit mois entiers, succès énorme pour cette époque.

' La première danseuse marquante oui parut à l'Opéra dans

j un ballet fut Mlle Prévost en 1704; vinrent ensuite la

' Camargo, la Salle, la Guimard; et, de nos jours, Mlles Ta-

' glioni, Essler, C. Grisi, etc. Parmi les danseurs, on cite

surtout Dupré, Dumoulin, les Vestris, Dauberval, les Gar-

I del, Milon, etc. Entre les nombreux compositeurs de ballets,

: il faut remarquer Gardel et surtout Noverre (1727-1807),

j qui porta la chorégraphie au degré de perfection qu'elle a

atteint de nos jours. — Yoy. les Traités spéciaux de

Ménestrier (1682), Koverre (1760), etc. Voy. aussi cboré-

I GRAPHIE, DAXSE et PAXTOVIME.

I BALLON, vessie gonflée d'air, recouverte de cuir ou de : peau et servant à différents jeux. — Les Grecs ne connaissaient pas le ballon. Il fut inventé par Atticus de Naples ! pour (^straire Pompée le Grand. Les Romains avaient ! deux sortes de ballons : le follis et le folliculus. l'un se I lançant avec l'avant-bras, l'autre avec le poing. Le jeu de ballon proprement dit se rapproche beaucouj) de la longue paume. Le ballon lancé avec le pied a donné naissance au FOOTBALL [Voy. cc nom).

Ballon aérostatique. Voy. aérostat.

BALLOX, en Géographie. Voy. moxtagse.

BALLONNEMENT du vextre. Voy. pxeumatose.

BALLOTE (du gr. paXXwcf,), Ballota, genre de la famille des Labiées, tribu des Stachj-dées : ce sont des herbes vivaces ou des sous-arbrisseaux a feuilles rugueuses et à fleurs épineuses. La B. fétide [B. nigra), vulg. Marrube noir, est commune dans les haies et les décombres.

BALLOTINES, en termes de Cuisine, petites galantines faites avec les cuisses de dinde, lièvre, etc., enveloppées dans la gelée.

BALLOTTAGE. Koy. élection et scrutin.

BALS, BALS PUBLICS. Jusqu'su ZTiii* siècle il n'y ouï, à

BALSAMIER

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