FÉCONDATION
En Entomologie, on nomme stigmates les petites ouvertures placées sur les côtés du corps de l'insecte et par lesquelles l'air s'introduit dans les trachées.
STIL DE GRAis, couleur jaune que les peintres emploient souvent ; c'est une argile colorée par une décoction faite avec les semences du Serprun, qu'on appelle aussi graines d'A vignon ou grenettes.
STILBÈNEou dipiiényle éthylène, carbure d'hydrogène ayant jx)ur formule C'^Il** et qui se produit par l'action du sodium sur l'essence d'amandes amèrcs. C'est un corps se présentant en cristaux qui ressemblent à ceux de la stilbite {Voy. ce mot), solubles dans l'alcool et l'éther; il fond à 118» et lx)ut sans décomposition à 292°.
STILBITE (du gr. aTiA6£:v, briller), minéral du groupe des zéolites {Voy. ce mol), avant pour formule CaO.Al-0''.GSiO*.SH*0). On rappelle aussi Desmine -de ÎÉTfiT,. faisceau). La stilbite se présente en cristaux orlliorhombiques facilement clivables, souvent groupés en forme de gerbes. Elle est, en général, blanche, avec éclat nacré. C'est la zéolite la plus abondante; elle accompagne les beaux cristaux de calcite d'Islande; on la trouve dans les amygdalo'ides et les trapps, aux îles Féroë, au Grœnland, en Bohême, etc.
STILLINGIE. Stillingia. genre de la famille des Euphorbiacées. type de la tribu des Stillingiées, renferme des arbres et des arbrisseaux exotiques à suc laiteux. Les semences de la S. sébifère sont recouvertes d'une matière semblable à du suif.
STIMULANTS (du lat. stimulare, aiguillonner), médicaments qui ont la propriété d'exciter l'action organique des divers systèmes de l'économie. On distingue les S- diffnsibles, c.-à-d. qui ont une action prompte et de peu de durée, comme le camphre, l'éther, l'ammoniaque, les huiles volatiles, les vins mousseux, et les S- persistants, (\\n ont, efl général, une action moins prompte, mais plus durable, tels s)nt : le café, le thé, le maté, les semences des Ombellifères, les sommités des Labiées aromatiques, la cannelle, le girofle, la muscade, la vanille, la térébenthine, certaines résines.
STIMULUS, mot latin qui signifie aiguillon, désigne, dans le langage médical, tout ce qui est de nature à déterminer une excitation dans l'économie animale. Le slinnthis joue le principal rôle dans la doctrine de Hasori. Les mé-
decins de cette école admettent que la santé est le résultat de deux forces opjx)sées qui produisent, l'une la stimulation, l'autre la contre-stimulation , et qui se contre-balancent et s'équilibrent parfaitement. Dans toute maladie il y a excès de l'une ou de l'autre : de là deux classes seulement d'agents thérapeutiques : les stimidants , j)our combattre l'excès du contre-stimulus, et les contre-stiinulants, pour détruire l'excès du stimulus.
STIPE (du lat. stipes), nom donné, en Botanique, à la tige ligneuse des plantes monocotylédones arborescentes, des Palmiers p. ex., tige qui se termine par un fai.sceau de feuilles. On le donne également au pied des Champignons munis d'un chapeau qui supporte cette dernière expansion.
STIPE. Stipa. genre de la famille des Graminées, type de la tribu des Stinacées. L'espèce la plus intéressante est la S. plumeuse (S. pennata), qui fait de Jolies bordures; les arêtes de ses fleurs sont barbelées de poils blancs soveux. Cette espèce croît far touffes dans les pâturages arides et montagneux, et ne fournit qu'un foin dur. On fait avec le chaume de la S. tenacissima (Alfa) de forts tissus de sparlcrie.
STI PELLE. Voy. stipule.
STIPULATION (du lat. slipulatio). On appelait ainsi, en Droit romain, un contrat solennel dans lequel les parties s'engageaient verbalement et en rompant une paille [stipula, chaume). Ce mot se prend auj. comme synonyme de clause ou de convention.
STIPULES (du hl. stipula, chaume), petits appendices squamiformes ou foliacés qu'on rencontre au pomt d'origine des feuilles sur la tige : les stipules sont ordinairement latérales et au nombre de deux, une de chaque côté du pétiole (Charme. Tilleul) ; plus rarement elles sont solitaires, situées à l'aisselle des feuilles ( Voy. fecille) — On appelle stipelles les petites stipules nui accompagnent les folioles de certaines feuilles composées.
STIRATOR (de l'ital. stirare, tendre, étirer), cadre en bois à l'usage des dessinateurs à l'aquarelle et au lavis, sert à tenir bien tendu le papier sur lequel on doit dessiner.
STOCK. Ce mot qui, en anglais, signifie provision, s'emploie, dans le langage commercial, pour signifier la quantité dune marchandise quelconque qui se trouve en magasin dans les entrepôts ou sur les marchés d'une place de commerce. — A la Bourse de Londres, on entend par stocks ce que nous appelons fonds consolidés.
STOCKFISCH, c.-à-d. poisson pour provision, nom que les pêcheurs du Nord donnent spécialement à la morue et à la merluche desséchées à l'air. On le dit aussi, par extension, de tout poisson séché et salé.
STŒCHAS, espèce de Lavande. Voy. lavande.
STOFF (de l'angl. stuff, étolfe), étoffe de laine légère et brillante qui se fabriquait primitivement en Angleterre. On en fait surtout des robes.
STOÏCISME. Le stoïcisme fut fondé, vers le commencement du III' siècle av. J.-C, par Zenon de Citium, et continué après lui. en Grèce, par Cléantlie d'Assos et par Chrysippe. Il commence à se répandre dans le monde romain sous Panétius et Posidonius. Enfin, il établit son siège même à Rome avec Sénèque, Epictète et Marc- Aurèle. La philosophie des Stoïciens, comme celle d'Epicure, compte trois parties : I. Logique. La vérité ne peut se trouver que par la tension de l'esprit, donnant son assentiment aux notions sensibles. — II. Physique, empruntée à Heraclite. Toutes les choses dérivent d'une sulistance primordiale, le feu. qui les produit en se tendant et en se distendant. — III. Morale. Il faut vivre suivant la nature, accomplir les fonctions naturelles (c'est ce que les Stoïciens nomment le xaOf.xov ou Vofficium, c.-à-d. le convenable). Mais, jwur organiser et harmoniser les fonctions naturelles, il faut faire appel à la raison, il faut tondre son âme vers le bien (c'est le xaTÔpBujiot, le devoir). Le sage met son bien en l'âme seule. Il est élevé, par la droiture de sa raison, infiniment au-dessus du monde sensible : il est entièrement vertueux et entièrement sage, tandis que le reste des hommes est entièrement vicieux et entièrement fou. Ce sont là les conséauences logiques, rigoureuses de la doctrine, les « paraoxes stoïciens ». Mais, en fait, l'école en ral)a(tait beaucoup de ce rigorisme : elle reconnaissait qu'il y a des degrés dans le bien et le mal. et que. parmi les choses qu'on ne peut nommer moralement ni bonnes ni mauvaises, il y en a pourtant (ce sont les biens du corps
STOLÉPHORE