‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1518 sur 1729 · STÉRÉOTOMIE · texte numérisé non relu

STÉRÉOTOMIE

STIBINE

même nclion de la lumière. — Valéloscope [Voy. ce mol) est une espèce de stéréoscoi)e. On peut encore rapprocher de cet appareil : le pseuaoscope de Whcatstone, qui fait voir à l'œd droit l'image destinée à l'œil gauche, et réciproquement : le félestéréoscope de Helmholtz, destiné à laire voir le relief des objets très éloignés ; divers instruments imaginés par le D"" Javal pour le traitement du strabisme, etc.

STÉRÉOTOMIE (dugr. axeoEOi;, solide, et xop-fi, section), partie de la Géométrie descriptive qui s'occupe de la coupe des pierres et des bois de charpente (Voy. épcre et projection). Leroy a donné un Traité de stéréotomie (1844). STÉRÉOTYPIE (du gr. aiepsôî, soHde, et tû-toî, type, empreinte), terme typographique qui désigne la fabrication des clichés. 11 comprend deux sortes d'opérations distinctes : la prise de l'empreinte, la fonte du cliché. La prise de l'empreinte est un véritable estampage fait sur les pages composées par l'imprimeur. Ces pages , asgcmblées en formes, viennent le plus souvent de passer sous la presse. Arrivées chez le stéréotypeur, le clicheur, elles sont imposées en des châssis spéciaux, taqiiées, c'est-à-dire frappées pour ramener toutes les lettres à une hauteur uniforme, huilées puis recouvertes d'un flan. Le flan est composé ordinairement de trois feuilles de papier mince et de oeux feuilles de papier plus fort collées ensemble par une composition de colle de pâte et de craie pulvérisée. Il constitue une sorte de carton mince, humide encore et très souple que l'ouvrier clicheur dépose sur la forme et foule sur l'œil du caractère à coups de brosse frappés droits et réguliers. Le flan étant appliqué, il est renforci, épaissi, par des applications successives, faites à coups de brosse, de papier et de colle jusqu'à ce qu'il ait acquis la solidité nécessaire pour conslituexV empj'cmle, une matrice, que l'on détache du caractère après séchage des formes sous une presse chauffée.

Le caractère peut être distribué, c.-à-d. servir à d'autres ouvrages une fois l'empreinte faite. Celle-ci ne sera utilisée qu'au moment de fondre le cliché. Pour cette opération, l'empreinte est placée entre les deux plaques de fonte d'un moule ; l'épaisseur du cliché est déterminée par deux équerres, entre lesquelles on verse la matière en fusion. Cette matière, composée de 80 pour 100 de plomb et de 20 pour 100 d'antimoine, va remplir les creux du flan et reproduit intégralement l'aspect de la page composée en caractères mobiles. La matière étant refroidie, il reste à échopper les blancs et à rectifier les biseaux qui forment les 4 côtés de la page. Ces clichés peuvent être conservés indéfiniment et servir à tirer des éditions successives. Les journaux emploient les mêmes procédés pour la prise des empreintes; mais, pour tirer sur la machine rotative, ils doivent fondre leurs clichés dans le flan dressé dans un moule cylindrique, dont les sections reproduisent la circonférence du cylindre de la machine à imprimer. Le mode de clichage au flan a été précédé par le tnaulage au plâtre, plus parfait dans ses résultats, mais plus lent et plus onéreux. Dans ce procédé, on répand sur l'œil de la lettre légèrement huilée une bouillie de plâtre fin, que l'on détache une fois solidifiée et que l'on fait sécher au four pour avoir un moule, dans lequel on coule la matière comme dans les flans préparés au papier et à la brosse. Pour ce mode de clichage la composition de l'imprimeur est souvent faite avec des blancs — espaces, cadrais, interlignes — atteignant presque la hauteur usuelle de la lettre.

Actuellement le clichage au galvano, avec prise en empreinte à la cire ou à la gutla-percha, se substitue assez souvent au clichage au plomb pour les ouvrages de durée. U est plus dispendieux, mais il a l'avantage de donner le clichage des gravures en même temps nue celui du texte. Les divers procédés anciens, ceux de Talleyre, d'Hoffmann, de Carez, de Herban, de Paray n'ont plus qu'un intérêt de curiosité et sont depuis longtemps abandonnés.

STERIGMATE, nom donné, en Botanique, au pédicelle qui supporte les spores externes.

STERIGMATOCYSTIS, Champignon Ascomycèle voisin des Aspergillus. C'est le Steriamalocystis nigra qui intervient dans la fermentation gallique.

STERLET ou PETIT estupceon. Voy. ESTuncEox. STERLING, jadis Esterlin, valeur monétaire fictive de la Grande-Urelagne. La livre sterling [poxind sterling], qu'il ne faut pas confondre avec la guinée, équivaut aujourd'hui à 20 shillings, environ 25 fr.

STERNAL, qui appartient au sternum. — Appendice sternal ou xiplioïae. Voy. sternum et xiphoïde.

STERNALGIE ou angine ue poitrine. Voy. angine.

STERNBERGIE, Stcrnbergia, genre de la famille des Amaryllidécs, établi pour des espèces de petite taille, assez semblables aux Colchioucs. La principale est la S. jaune [S. lutea], vulg. Lis narcisse ou Vendangeuse.

STERNBERGITE, sulfure de fer et d'argent naturel (AgFe^S^) en petits cristaux bruns orthorhombiques (Bohême et Saxe).

STERNE, Sterna, dite aussi Hirondelle de mer, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Palmipèdes, famille des Longipennes : bec très long, effilé, tranchant, pointu; ailes très longues, queue fourchue. Ces oiseaux volent en poussant des cris aigus ; ils saisissent leur proie au vol ou en rasant la surface des flots. Us arrivent sur nos côtes au printemps. On trouve en Europe : la S. Pierre-Garin {S. hirundo), d'un cendré bleuâtre en dessus, blanc en dessous, calotte noire, bec cl pieds rouges ; elle est commune sur les côtes de France; la S. tschegrava (S. caspia], des bords de la Caspienne et de la Baltique, de grande taille ; la S. caujek (S. cantiaca), à bec noir; la S- épouvantaii [S. nigra), la S. petite [S. minuta), etc. Voy. noddi.

STERNO-PUBIEN (muscle). Voy. droit (Anatomie).

STERNUIVI (du grec axépvov, poitrine), os impair, symétrique, placé au devant et au milieu de la poitrine, est large en haut, rétréci au milieu, et se termine en bas par une pointe saillante, l'appendice xiphoïde ou sternal. Cet os s'articule avec les clavicules et les sept côtes supérieures de chaque côté, h' articulation sterno-claviculaire unit l'extrémité interne de la clavicule avec l'extrémité supérieure du sternum. Les muscles sterno-kyoïdien, sterno- ?nastoïdie?i, sterno-thyroïdien prennent attache sur le sternum et servent à abaisser, le premier l'os hyoïde, le second l'occiput, et le troisième le cartilage thyroïde.

Chez les Oiseaux, le sternum, vulg. bréchet, constitue un grand bouclier convexe et ordinairement carré qui recouvre le thorax et une partie de l'abdomen : il donne attache aux muscles du vol.

STERNUTATOIRES (du lat. sternutare, éternuer souvent), dits aussi Errhins, substances qui provoquent l'éternûment : tels sont le Tabac, l'Arnica, les poudres de Cétoine, de Cabaret, de Marjolaine, l'Euphorbe, etc. [Voy. éternûment). — On recourt aux sternutatoires dans la syncope, dans l'asphyxie, pour provoquer des hémorragies nasales, etc.

Poudre sternutatoire. Voy. poudre.

STERTOREUX (du lat. stertor, ronflement), se dit de la respiration quand elle est accompagnée, dans les mouvements d'inspiration et d'expiration, d'une sorte de ronflement : c'est souvent un symptôme fâcheux, surtout dans les affections cérébrales.

STÉTHOSCOPE (du gr. aTf.ôoi;, poitrine, et cxoxÉa), examiner], instrument inventé par Laënnec, et qui sert à explorer la poitrine. Il consiste en une espèce de cornet acoustique formé d'un cylindre de bois ou de métal, long de 0 m. 55 environ et évasé par un bout : ce cylindre est percé dans sa longueur d'un canal de 0 m. 006 de diamètre ; la partie évasée est remplie par un petit cône, dit etnbout, et percée également d'un canal central. Pour ausculter avec le stéthoscope, l'observateur, tenant le cylindre comme une plume à écrire, en applique l'extrémité sur le point de la poitrine qu'il veut explorer, et met son oreille à la partie évasée; il entend alors très distinctement les sons que produisent par leurs mouvements les organes pectoraux, et reconnaît ainsi les altérations qu'ils ont éprouvées. On estime le S. du D' Paul Constantin. Voy. auscultation et plessimètre.

STHÉNIE (du gr. oOévoî, force), excès d'incitation de l'action organique. Voy. brownisme et asthénie.

STIBICONISE ou stiblite , antimoniate d'antimoine hydraté [Sb*0*ll*0], en masses jaunes terreuses, accompagnant la stibine.

STIBIÉ (du lat. stibium, antimoine), se dit des médicaments qui contiennent de l'antimoine, p. ex. le tartre stibié ou émétique, la pommade stibiée ou d'Autenrieth, etc.

STIBINE (du lat. stibium), sulfure d'antimoine [Sb*S'], minéral qu'on rencontre en masses bacillaires ou articulaires et cristallisé. Les cristaux sont des prismes orthorhombiques, quelquefois cylindroïdes. 11 est gris de plomb, pos-

STIBLITE

STOÏaSME

sècle l'cclat mélallique, est très facilement clivablc : il fond à la flamme d'une bougie. Il forme des filons dans les granités ou les micaschistes, dans l'Ardéche, la Lozère, le Puv-de-Dôme, le Gard; on le trouve en Hongrie, en Transylvanie, etc. Les plus beaux cristaux viennent du Ja|)on. ' sTiDi.vES. nom donné, en Chimie organique, aux composés analogues aux aminés, formés par l'union de l'antimoine avec des radicaux alcooliques. Il existe des sels correspondants aux sels des ammoniums composés et qui sont des sels des stiboniums ; Voy. aulnes)

STIBLITE, syn. de Stibiconise.

STICHOMANCIE (du gr. i-zl/o:,, vers, et [lavreia. divination), divination par le moyen des vers. Voy. divinatiox

et SORTS.

STICK (mot anglais), espèce de canne courte et non souple dont on se sert en guise de cravache jwur monter à cheval. L'usage en est venu d'Angleterre:

STIFTIA ou ACGcsTA, genre de la famille des Composées, renlernie des arbrisseaux du Brésil, à lleurs magnifiques en capitules dorés, larges de 0 m. 08. On cultive quelquefois dans nos serres tempérées le magnifique S. chi'ysautha.

STIGMATE (du ht. sti^ftiatis, du gr. oriytia). Chez les anciens, on appelait ainsi une marque qu'on imprimait sur l'épaule gauche des soldats qu'on enrôlait ou sur le front des esclaves suspects et des criminels. Aujourd'hui l'on se sert le plus souvent de ce mot pour désigner les marques des plaies de Jésus-Christ, imprimées miraculeusement sur le corps do Si François d'Assise.

En Botanique, on appelle stigmate l'extrémité supérieure du pistil. Ce stigmate est couvert de papilles qui sécrètent un suc sucré servant à nourrir le grain de pollen et à favoriser sa germination. Le stigmate est le plus souvent supporté par un style ; il est sessile, c.-à-d. immédiatement attaché à l'ovaire, dans le Pavot, la Tulipe, etc. Il est dit : terminal, s'il est situé au sommet du style ou de l'ovaire (Lis, Pavot); latéral, quand il occupe les côtés du style ou de l'ovaire (Renonculacées). Voy. pistil et

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