STUC
Soiirt.i. le, S. ti-ts laj'ge ou Crapaud ailé, le S. gueule noire, ftc.
STROMEYÉRINE (Cu*S -(- Ag'^S) , isomorphe de la ciiaikosine, se trouve à Schlangenberg (Sibérie). Voy. ciial-
KOSINE.
STROMNITE, minéral qu'on a trouvé à Stromness dans les îles Orcades et qui paraît être un mélange de stronlianitc et de barytine [Voy. ces mots).
STRONGLE (du gr. axpoyyûXoî, rond), Sirongylus, genre de Vers parasites, de l'ordre des Nématoïdes et type du groupe des Strongylidés. Ces vers sont quelquefois vivipares. Ils habitent en général le tube digestif des mammifères et des oiseaux, les bronches des ruminants et le corps des reptiles. — On a trouvé dans les reins de certains mammifères, et de l'homme même, le Strongle géant, qui atteint jusqu'à 1 m. de longueur, et qui se reconnaît facilement à sa couleur rougeàtre. On connaît environ dix autres espèces de ce genre.
STRONTIANE, proloxyde de strontium [SrO]. La strontiane est une substance blanche, semblable à la chaux, caustique, peu soluble dans l'eau avec laquelle elle s'unit pour former un hydrate. Elle s'unit aux acides pour former des sels (sels de strontium).
STRONTIAXE CARBOXATÉE. Voy. STROXTIANITE. STROXTIAXE SULFATÉE. Voy . CÉLESTIXE.
STRONTIANITE, carbonate de strontium (SrO.CO^). Elle se pri;sente d'ordinaire en masses rayonnées, plus rarement en aiguilles, ou en cristaux qui sont des prismes orthorhombiques, présentant des groupements analogues à ceux de l'aragonite et de la céruse, dont elle est l'isomorphe. Elle est blanche ou verdâtre. On la trouve dans les filons au cap Strontian (Ecosse), en Saxe, en Transylvanie, etc.
STRONTIUM, du cap Strontian, en Ecosse, corps simple métallique (Sr = 87,5), d'un jaune de laiton; il a une densité de 2,504, est très oxydable et décompose l'eau avec énergie. — L'oxyde de strontium est la strontiane. Il existe dans la nature à l'état de carbonate (strontianité] et de sulfate (célestine) qui sont isomorphes des composés correspondants du baryum. Les sels de strontium sont incolores ; l'azotatie et le chlorure introduits dans une flamme la colorent en rouge. En introduisant de la stronliane dans les poudres d'artifice, on obtient des feux rouges d'un grand éclat. Les composés du strontium ont été découverts par Hope et Klaproth, en 1793. Le métal a été isolé en 1808 par H. Davy, au moyen de la pile.
STROPHANTINE, glucosidc renfermé dans les trois variétés de stropliantus employées en pharmacie, qui sont : le S. hombé, le S- glabre ou du Gabon, le S. nispidits. Voy. STROPiiAXTus. Ciiacune de ces variétés renferme un Çlucoside appelé strophantine ; mais les strophantines fournies par chacune de ces variétés ne sont pas identiques au point de vue chimique ; au point de vue thérapeutique on peut dire qu'elles sont toutes trois des poisons cardiaques comparables à la digitaline et d'une extrême violence. Les préparations de stropliantus et les strophantines ont donné lieu à des mécomptes et même à des accidents : l'étude de ces composés n'est pas assez avancée pour qu'on puisse en recommander l'emploi quant à présent.
STROPHANTUS, plantes grimpantes de la famille des Apocynées, qui croissent sur la côte occidentale de l'Afrique et dont les semences sont employées par les l'ahouins indigènes du Gabon pour la fabrication d'un poison des flèches, désigné sous le nom d'Inée. Diverses variétés de strophantus sont employées en pliarmacie.
STROPHE (du gr. a-rpo-f/,). Chez les Grecs, ce mot désignait la partie de l'hymne que le chœur tragique ou lyrique chantait en tournant à droite autour de 1 autel, tandis que ïantistrophe, autre division de l'hymne, se chantait en allant vers la gauche. Après quoi venait Vépode, que le chœur chantait en restant immobile devant l'autel. Les Odes do Pindare sont toutes partagées en strophes, antistrophes et épodes. — Chez les Latins, et plus tard chez les modernes, la strophe ne fut plus qu'une simple subdivision de l'ode. Voy. couplet, ode et stance.
STROPHULUS (du gr. sipoz>r\, retour, à cause de son mtermiltence), nom donné par \Villan à une inflammation cutanée fréquente chez les enfants à la mamelle et à l'époque de la première dentition; elle est caractérisée par des papules rouges ou blanches, qui apparaissent successivement sur la face (vulg. feux de dents) et sur les membres, qui disparaissent et se reproduisent quelquefois d'une manière intermittente, et se terminent par simple
résolution ou par une desquamation furfuracée. Il suffît de bassiner légèrement les papules avec de l'eau amidonnée, et de donner aux enfants une alimentation appropriée à leurs organes digestifs.
STRUMÉE, plante ainsi nommée par les anciens parce qu'ils la croyaient propre à guérir les écrouelles [struniœ] : ce n'est autre chose que la Ficaire ou la Petite Eclaire, de la famille des Renonculacées.
STRUMES (du lat. strumse, écrouelles), synonyme de Scrofule. Voy. ce mot.
STRUTHIO, nom latin du ^enrc Autruche [Voy. ce mot), a servi à former le mot Struthiones, qui désigne une famille d'Oiseaux échassiers connue aussi sous le nom de Brévipennes. Voy. ce mot.
STRUVITE, phosphate ammoniaco-magnésien naturel [AzH*.Mg.PO* + 6H''0] en cristaux orthorhombiques hémimorphes, pjToélectriques, se rencontre dans les dépôts de guano.
STRYCHNINE, alcaloïde découvert en 1818, par Pelletier et Caventou, dans le fruit de plusieurs espèces du genre Strychnos, où il est mêlé à de la brucine et combiné avec Yacide strychnique. Il est solide, inodore, très amer, inaltérable à l'air, et forme des sels avec les acides. On peut l'obtenir en traitant par une solution de sous-acétate de plomb l'extrait alcoolique des plantes qui le contiennent, puis en faisant bouillir la dissolution avec de la magnésie ; on met ainsi à nii la strychnine et la brucine, que l'on sépare ensuite par des cristallisations successives. La strychnine demande pour se dissoudre 6667 p. d'eau, et cependant cette solution aqueuse est fort amère. Elle est très vénéneuse : elle exerce sur le système nerveux, et particuHèrement sur la moelle épinière, une action énergique, et produit instantanément des spasmes, des convulsions générales ou le tétanos : deux centigrammes de cette substance tuent un chien en trois minutes. C'est à la strychnine que la noix vomique doit ses vertus : on l'emploie contre la paralysie, contre les paresses intestinales, dans certains cas de ramollissements cérébraux, etc. L'Angleterre fait une consommation considérable de cet alcaloïde pour conserver les laines : on les plonge dans une solution faible d'un sel de strychnine pour empêcher l'action des vers. On prétend même que l'on emploie la strychnine à donner de l'amertume à certaines bières anglaises.
STRYCHNOS (nom grec de la Morelle), genre de la famille des Solanées Loganiacées, type de la tribu ^es Strychnées, se compose d'arbres ou d'arbrisseaux grimpants, remarquables par leurs propriétés vénéneuses. Le 5. noix vomique ou Vomiquier (S. nux vomica] est un arbre de l'Inde, dont les graines, ajipclées noix vomiques, sont orbiculaires, de couleur grisâtre, recouvertes d'une pellicule composée de plusieurs feuillets, luisante et comme nacrée. Leur action sur l'homme et les animaux est très violente et très rapide ( Voy. strvciixixe ) : on ne s'en sert en médecine qu à très petite dose. Le S. tieuté [S. tieute), qui croit à Bornéo, est une grande et belle liane à bois blanc, d'une odeur nauséabonde, et dont les racines donnent im poison violent, l'upas tieuté, qu'il ne faut pas confondre avec le boun upas [Voy. axtiaius) : les indigènes de cette île s'en servent pour empoisonner leurs flèches. Le S. iqnatier ou Ignatier amer [Ignalia amara), des îles Philippines, porte des graines de couleur brun pâle, connues sous le nom de fèves de St-Ignace, noix igasur : elles sont amères, et fournissent un poison très actif, Vigasurine {Voy. ce mot). Le âS. bois de couleuvre [S. colubrina), de l'Inde, est un arbrisseau sarmentoux ainsi nommé de la marbrure de son écorce, qui porte aussi le nom de fausse angtislure, et qui est un poison très violent. — On remanjue encore le S. faux
Suinquina, dont l'écorce peut s'employer comme succéané du quinquina, et le S. des buveurs, dont le fruit a, dit-on, la propriété de clarifier l'eau.
STUC (de l'ital. stucco) ou .marbre artificiel, enduit dont la composition a pour base la chaux et le plâtre durcis, en particulier le plâtre gâché avec de la gélatine, ou calciné avec de l'alun. Cette composition est susceptible de prendre le poli du marbre, et acquiert, en séchant, une dureté égale à celle de la pierre. On peut aussi donner au stuc la couleur des divers marbres au moyen de pâtes colorées. On appelle stucateur l'ouvrier qui fait le stuc. — Les Romains connaissaient déjà le stuc; on s'en servait sous Cliarlemagne, comme on peut le voir en-