‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1523 sur 1729 · SUB · texte numérisé non relu

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core dans l'église de Germigny-des-Prés, près d'Orléans. On s'en sert avec avantage, dans les construclions modernes, pour revêtir les colonnes en pierre, les murs d'escalier, les parois des salles de bains, etc.

STUO-BOOK (c.-à-d. livre de haras), nom donné, en Angleterre, au registre que l'on tient des chevaux entretenus dans les haras de l'Etat et de leur filiation. Un registre semblable a été introduit, en France, dans les haras de l'Ktat, en 1855.

STUPÉFIANTS (de stupéfier, du lit. stiipefieri). substances qui produisent la stupeur ou qui dimmuent le sentiment et le mouvement : tels sont les narcotiques et les anesthésiques.

STUPEUR (du lat. stupor], état d'engourdissement des facultés intellectuelles, accompagné d'une expression d'étonnemcnt hébété : c'est un des symptômes du typhus. La stupeur désigne aussi uti état général grave, caractérisé par de la pâleur de la face, des sueurs froides, un abaissement de la température, un pouls petit et lent, quelques mouvements convulsifs qui accompagnent souvent les grands trauraatismes et qui est presfjue toujours dû à l'anémie aiguë poslhémorragique.

STURIO, nom latin scientiliquc de l'Esturgeon, genre de poissons, de l'ordre des Ganoîdcs et type de la famille des Sturoniens.

STURNUS. nom latin scientifique de VEtourneau, genre de Passereaux conirostres et type de la famille des Sluniidés.

STYLE (du lat. slylus, du gr. ffrjÀo;). Les anciens appelaient proprement ainsi un petit poinçon de métal, pointu par un bout et plat de l'autre, dont ils se servaient pour écrire. Avec la pointe ils écrivaient sur des tablettes enduites de cire ; l'extrémité plate leur servait à elfacer les caractères que l'on avait tracés : d'où l'expression vertere stylum. retourner le style, pour dire coi-riger. — Par analogie, le mot style a désigné, en parlant des ouvrages desprit, la manière d'écrire, le caractère particulier que chaque écrivain imprime à la langue commune : c'est en ce sens qu'on dit le style de Voltaire, le style de Montesquieu, etc. BulTon, dans son Discours de réception à l'Académie française, a exprimé les considérations les plus justes comme les plus élevées sur ce sujet. La pnrtic de la Rhétorique qui traite des règles du stvle s'appelle Elocution. On distingue trois genres de style : le style simple, le style tempéré et le style sublime ; on oppose aussi le style simple au style figuré, c.-à-d. au style dans lequel on fait un emploi Iréquent des figures {Voy. ce mot). Les qualités générales qui conviennent à tout genre de style sont la pureté ou correction, la propriété, la clarté," la précision, la convenance et l'harmonie. Le style simple y joint le naturel et la concision ; le style tempéré, l'élégance et la richesse, quelquefois la finesse, la délicatesse et la naïveté ; le style sublime, l'énergie, la véhémence, la magnificence, le sublime de pensée ou de sentiment. L'incorrection, l'obscurité, l'emphase, la prétention sont les défauts les plus graves de tout genre de style. — On trouvera les règles particulières à chaque genre dans tous les traités de Rhétorique et de Littérature, ainsi que dans les traités spéciaux, comme le Manuel de style de Sommer, la Méthode de composition et de style de Barrau, etc.

Dans les Beaux-Arts, style s'emploie pour la manière de composer et d'exécuter particulière à chaque artiste. Il se dit aussi du caractère imprimé à tous les ouvrages d'une même époque; c'est en ce sens qu'on dit, p. ex. en pariant d'Architecture, le S. grec, le S. romain, le S. gothique, etc.

En Chronologie, on appelle vieux style la manière dont on comptait les jours de l'année avant la réforme de Grégoire XIII, et qui est encore suivie en Grèce et en Russie. ()n dit par opposition nouveau style, pour la manière dont on compte depuis cette réforme. Le vieux style est aujourd'hui en retard de i'2 jours sur le nouveau style : ce qui dans le vieux style est le 1*' janvier est pour nous le 15. Voy. a.nmîe.

Style (de cadran solaire) ou Gnomon. Voy. ce mot et câdr.ks.

En Botanique, le style est l'une des trois parties qui composent le pistil : c est un prolongement de l'ovaire qui supporte le stigmate. Le style peut être unique ou multiple: il y a des plantes qui n'en ont point. Le style est : terminai, quand il surmonte l'ovaire : c'est le cas le plus

ordinaire ; latéral, quand il naît de ses parties latérales (Rosacées) ; Oasilaire, quand il paraît naître de la base (Alchémille) ; gynobasique, quand il est inséré de côté.

STYLET (dimin. de style], poinçon, poignard à lame mince et ordinairement triangulaire : c'est l'arme favorite des Itabens et des Espagnols.

En Chirurgie, on appelle stylet une tige métallique fine et flexible qui sert à sonder les plaies fisluleuses, à passer des mèches de séton, etc. Cet instrument est terminé à l'une de ses extrémités par un petit bouton olivaire, et quelquefois percé d'un chas à l'autre bout.

S'TYLIDiER, Stylidium, genre type de la famille des Stylidiées, se compose de plantes herbacées annuelles ou vivaces, et quelquefois d'arbrisseaux de l'Australie, remarquables par l'irritabilité de leur style, qui s'agite lorsqu'on le touche avec une aiguille. On cultive dans les serres le S. frutescent {S. glandulosum) et le S. adné [S. adnatum). — La famille des Stylidiées renferme, outre le genre tj-pe, les genres Leuwenhookia et Forslera ou Phyllacne.

STYLITE (du gr. (jT'jX'rrjçL surnom donné à certains anachorètes qui, par esprit de pénitence et pour s'isoler plus complètement du monde, avaient placé leurs cellules sur des colonnes ou des édifices en ruines. St Siméon, qui vivait à Antioche au v siècle, a été le premier des stylites; il a eu des successeurs jusqu'au xii" siècle.

STYLOBATE (du gr. a"jÀo6âTT,;), espèce de soubassement ayant base et corniche et Ibrmant un piédestal continu sous un rang de colonnes. — Ce mot se prend aussi pour plinthe, mais le stylobate est plus haut que la plinthe.

STYLOÏDE (du gr. aruAOEiôf,;), épithète donnée à plusieurs apophyses qui par leur forme grêle et aiguë ressemblent à un stylet. — On en a formé les composés stylo-glosse, stylo-hyoïdien, stylo-mastoïdien, stylopharyngien, etc.

STYPHÉLIE. Styphelia, genre de la famille des Ericacées, tribu des Styphéliées, se compose d'arbrisseaux de l'Australie, à feuilles rapprochées, presque sessiles, acuminées; à fleurs axillaires : calice quinquéparti, corolle urcéolée, à 5 divisions réfléchies; 5 étamines, ovaires à loges monospermes.

STYPTIQUE (du gr. oruTmxôî), synonyme d'astringent.

Voy. ASTlU.NGENTS.

STYRACÉES (du g.-type Styrax], famille de plantes Dicotylédones gamopétales à ovaire supère, détachée de celle des Ebénacées, se compose d'arbres ou d'arbrisseaux glabres ou tomenteux, à feuilles alternes, sans stipules; à fleurs régulières, solitaires sur des pédoncules axillaires ou terminaux; à fruits légèrement charnus renfermant des nucules osseuses. — Les Styracées habitent les régions tropicales de l'Asie, de l'Amérique et la partie orientale de la région méditerranéenne ; elles fournissent des substances résineuses et aromatiques, telles que le storax et le benjoin {Voy. ces mots). On les partage en '2 tribus : les Styracées propr. dites (genres Styrax, vulgairement Aliboufier, Petrostyrax, Halesia] et les Symplocées (g. Symplocos) .

STYRAX (mot connu de Pline et qui dérive de l'arabe assthirak], nom scientifique de VAUboufier officinal, t)-pe de la famille des Styracées {Voy. AUBocnER). — On nomme aussi styrax ou storax diverses substances balsamiques et gommeuses que l'on tire des Styracées. Voy.

STORAX.

STYROLÈNE ou sttrol, combinaison de carbone et d'hydrogène, obtenue en surchaulfant l'acétylène. Sa formule C^Il" la place entre la benzine et la naphtaline.

SUAIRE (du lat. sudarium). C'était proprement, dans l'origine, un linge, un mouchoir propre à essuyer la sueur de la tète ou du visage. Il se disait aussi d'une espèce de voile dont on couvrait la tète et le visage des morts, ou d'un linceul dans lequel on les ensevelissait : c'^est dans ce dernier sens seulement qu'on le prend aujourd'hui. On a nommé saint suaire le linge qui servit à la sépulture de Jésus-Clirist.

SUB..., préposition latine qui signifie sous, au-dessous, entre coname préfixe dans la composition d'un grand nombre de mots, où il indique soit la situation, ce qui est placé au-dessous : subabaominal, subcaudal; soit la diminution, l'à-peu-près : subanguteux. subconique, subéquilatéral, etc., pour : qui est presque anguleux, presque conique, etc.

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