‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1542 sur 1729 · SYMPATHIE · texte numérisé non relu

SYMPATHIE

SYMPLOQUE

SYMÉTRIE. On dislingiie, en Géométrie, trois espèces de symélric : deux points sont symétriques par rapport à une droite ou un axe quand cet axe est perpendiculaire au milieu de la droite qui les joint; deux points sont symétriques par rapport à un point {^centre) quand ce point est silue au milieu de la droite qui les joint ; deux points sont symétriques par rapport à un plan quand le plan est perpendiculaire au milieu de la droite qui les joint. L'ensemble des points symétriques des points d'une figure (par rapport à un axe, un point, ou un plan fixes) est la iig-ure symétrique de la ligure donnée (par rapport à cet axe, ce point, ce plan). Quand la seconde figure coïndde avec la première, on dit que celle-ci admet un axe, un centre, un plan de symétrie. — Bravais a démontré que toute figure pouvait coïncider avec sa symétrique par rapport à un axe et que les figures symétriques d'une figure donnée par rapport àdiirérentsplans ou à difl'érenls centres, pouvaient coïncider entre elles. Deux surfaces symétriques sont équivalentes; deux volumes symétriques sont équivalents.

SYMPATHIE (dugr. <ru;j.-à6£'.a. conformité d'affection). On désigne par ce mot le penchant qui attire deux personnes l'une vers l'autre, et les rapports de caractère qui sont le principe de celte atlraclion; c'est de la sympathie ainsi comprise que Corneille a dit [Hodogune) :

Il est des nœuds secrets, il est des si/mpaihies, Dont par le doux rapport les âmes assorties S'attachent l'une à l'autre, etc.

En Philosophie, on entend par sympathie la disposition à partager les sentiments de nos semblables, leurs plaisirs ou leurs peines. C'est ce qu'Horace a décrit dans ces vers de l'Art poétique :

Ut ridentibus arrident, ita flcntibus addont Iluinani vultus : si vis me llerc, doleuduui est l'riraum ipsi tibi.

Cette disposition est la source de la plupart des affections bienveillantes, comme l'antipathie est la source des affections malveillantes. Elle prend, selon les circonstances, les noms d'amour, de compassion, de charité, etc. Adam Smith, dans sa Théorie des sentiments moraux, a donné la sympathie comme le principe et la règle de toute la morale : le bien serait ce qui nous vaut la sympathie d'aulrui; le mal, ce qui nous l'aliène; mais ce système succombe devant les objections qu'on fait à toute théorie fondée sur le sentiment. Voy. ce mot.

En Physiologie, on appelle sympathie le rapport qui existe entre les actions et les affections de deux ou de plusieurs organes plus ou moins éloignés. On distingue : 1° les sympathies qui résultent de l'action des sens; 2° les contractions musculaires, dites synergies ; 3° les contractions involontaires succédant à une impression nerveuse; 4° les modilications de circulation, d'absorption, etc., qui surviennent à la suite d'un autre acte du même ordre, ou bien comme conséquence d'une impression des sens ; 5" les modifications cérébrales provoquées par une impression extérieure, et réciproquement celles que l'activité du cerveau peut imprimer aux divers organes. C'est sur la connaissance de ces effets qu'est fondé, eu Médecine, l'emploi des révulsifs.

SYMPATHIQUE, ce qui a rapport aux sympathies. Voy.

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