PLISSEMENTS
SYNCOPE (du gr. auyxoTrr,), perte subite et momentanée du sentiment avec suspension de la respiration et des mouvements du cœur. On lui donne aussi, selon le degré de l'accident, les noms de défaillance ou pâmoison, à'évanouissement, de lipothymie : c'est ce qu'on appelle se irouvei- mal. La cause première de la syncope est dans l'interruption de l'action du cœur : la suspension des fonctions cérébrales et de tous les actes qui en dérivent n'a lieu que parce que le sang cesse d'arriver au cerveau : ce n'est point l'effet d'une congestion au cerveau ou aux poumons, comme dans l'apoplexie ou dans l'asphyxie ; la s>Ticope s'accompagne quelquefois de convulsions. Les mala- (fies qui attaquent le cœur et les gros vaisseaux qui en partent, plusieurs maladies cérébrales et pulmonaires, les émotions vives, l'anémie, la pléthore, une abstinence prolongée, des efforts musculaires trop violents peuvent occasionner des syncopes. — Pour ranimer les individus tombés en syncope, il faut les exposer au grand air, desserrer leurs vêtements et les couclier horizontalement. On emploie en même temps les frictions, les aspersions avec l'eau froide vinaigrée, l'inspiration des sels, les injections d'éther.
En Grammaire, la syncope est le raccourcissement d'un mot par le retranchement cl'une lettre ou d'une syllabe au milieu de ce mot : c'est ainsi qu'on dit : en latin, vincla pour vincula. liberûm pour liberorum, nil pour nihil, mi pour nii'Ai; et en français : j'avoûrai pouv favoucî-ai, quoi qu'on die pourquoi qu'on dise. M'sieu pour Monsieur, Mam'zelle pour Mademoiselle sont des espèces de syncopes.
En Musique, on appelle syncope le prolongement sur un temps fort ou la partie forte d'un temps, d'un son commencé sur un temps faible ou la partie faible d'un temps. Lorsque les deux parties de la syncope n'ont pas la même durée, la syncope est dite irrégulière.
SYNCRÉTISME (du gr. TjyyLQri-zi<j\i6ii, nom donné, en Philosophie, à la réunion en un seul système de doctrines hétérogènes et difficilement conciliables.
SYN DACTYLES (du gr. uûv, ensemble, et S<ixxii)»Oî, doigt), division de l'ordre des Passereaux, où Cuvier faisait entrer les oiseaux de cet ordre, dont le doigt externe, presque aussi long que le doigt du milieu, lui est uni jusqu'à l'avant-deniièrc articulation. On trouve dans celle division les genres Guêpier, Calao, Martin-pécheur, Momot, Manakin, etc. — Voy. alcyon.
SYNDÉRÈSE (du gr. auvotaipe'o), discerner), terme de dévotion. Remords do conscience.
SYNDESMOGRAPHIE, svsdesmolocie (du gr. aûvôscr^aoî. ligamentl, partie de l'Anatomie qui traite des ligaments.
SYNDIC (du lat. syndicus, du gr. a-Jvoi/oç). On entend en général par syndic un mandataire quelconque chargé de veiller aux intérêts d'une association, d'une compagnie et de la représenter devant le public : tels sont les S. des agents de change, les S. de la chambre des notaii'es.
SYNECDOCHE