SYZYGIE
arliculalions sont appelées à fournir do erands ou de fréquents mouvements, plus la synovie y est alwndante. Pour les maladies des synoviales, voy. arthrite, rhcxatisme, GocTTE, etc.
On appelle : capsules synoviales, de petits sacs membraneux qui existent dans fes articulations [Voy. capscles; ; bourses synoviales, des membranes en forme de sacs sans ouverture, interposées entre la peau et certaines |)arties osseuses ou cartilagineuses saillantes, comme le troclianter, la rotule, l'olécràne, etc. ; glandes synoviales, des pelotons rougeàtres situés dans l'intérieur des capsules synoviales.
SYNOVITE, se dit de toute inflammation d'une synoviale, tendineuse ou articulaire.
SYNTAGMA (mot grec qui signifie ordre, arrangement , titre donne à divers traités méthodiques. Le principal ouvrage de Gassendi porte le titre de Synlagma philosophiae Epicuri.
SYNTAXE (du gr. <rj'rta;:î, arrangement), partie de la Grammaire qui a pour objet les rapports à établir entre les mots et les phrases afin d'exprimer les rapports qui existent entre les pensées. Ces rapports ne pouvant être que de concordance ou de dépendance, la syntaxe se divise en deux parties : S. d'accord et S. de régime. Les règles de la svntaxe font l'objet principal de toutes les grammaires. \ oy. gravxaire et construction.
SYNTHÈSE (du gr. xj-^ît:;, composition), procédé de Méthode qui. dans l'observation, va du simple au composé, des éléments au tout, et, dans le raisonnement, du principe aux conséquences (parce que les principes sont les éléments des conséquences). On l'appelle aussi méthode de doctrine ou d'enseignement, parce que c'est elle que l'on emploie pour exposer les vérités déjà découvertes et pour en montrer l'enchainement. On oppose la synthèse à Vanalyse, et l'on distingue autant de sortes de synthèses qu'il y a d'analyses. Cependant la synthèse ne se liorne pas toujours à être' la contre-partie de l'analyse, elle trouve souvent des combinaisons nouvelles : en Physique, elle invente des expériences et des appareils, etc. Dans le langage chimique, on entend par synthèse, non seulement la création de composés qui n'existent pas dans la nature, mais encore la formation directe des principes immédiats qui entrent dans la composition dos êtres organises. C'est une des conquêtes les plus remarquables do la chimie organique. — Voy. Berthelot, la Synthèse chimique, 1875. Voif. analyse et MÉTHODE.
SYNTONINE (du gr. ïjvtovo;. qui fait effort), dit aussi Musciiline, matière qui forme la substance propre contractile des muscles. Voy. fibrine.
SYPHILIS (mot introduit au xvi' s. par Fracastor, auteur d'un poème latin qui (wrle ce titre : il parait formé du lat. sus. pourceau, et du gr. ç-.AÎa, amour, c.-à-d. amour immonde), maladie honteuse. L'origine de cette maladie contagieuse est encore inconnue. On a cru longtemps
au'elle avait été apportée d'Amérique après la découverte u Nouveau Monde ; il est démontré aujourd'hui qu'elle remonte aux temps les plus reculés ; elle est aussi ancienne que la débauche, dont elle est le fruit et la punition. — On appelle syphilides un groupe de maladies cutanées propres à la syphilis et qui en sont une manifestation.
SYRIAQUES (langce et littérature), langue sémitique, assez voisine de l'hébreu et du chaldéen, iKirlée jadis en Palestine ; n'est plus usitée aujourd'hui que comme langue ecclésiastique chez les Maronites.
D'après Renan, la rédaction grecque des Evangiles aurait été précédée d'une rédaction en syriaque, qui était la langue de Jésus et de ses disciples. Du ii' au viii° siècle, beaucoup d'ouvTagos chrétiens ont été rédigés en syriaque : traduction de la Bible (ii° siècle) ; Souveau Testament de Philoxène, évêquo d'iliéropolis [vi" siècle); ajoutez une trailuction d'Homère par Théophile d'Edesse (viii« siècle), etc.
SYRINGA, nom donné par Tourncfort à l'arbuste qu'on appelle vulgairement Seringat, et que Linné appelle Philadelphus. Le Seringat forme le genre tvpe de la famille des Philadelphées : il se compose darbrrsseaux à feuilles opposées et dentelées, à Ueui-s blanches et élégantes, le plus souvent odorantes. L'espèce principale est le S. odorant (P. coronarius), arbrisseau très rameux. qui s'élève à \ ou 2 m. : feuilles ovales acuminées : fleurs blanches et qui réunies en bouquet exhalent une très forte odeur de
fleur d'oranger. Cette espèce croît dans les .\lpes, le Piémont, le Dauphiné, etc. ; elle s'accommode de tous les terrains et de toutes les expositions. Il existe une variété de seringat à fleurs inodores, qui a les fleurs beaucoup plus grandes, presque solitaires. Elle est originaire de la Caroline.
Le mot latin Syringa est aujourd'hui le nom botanique du genre Lilas.
SYRINGOMYÉLIE, maladie nerveuse oflrant de grandes analc^es axccVatrophie musculaire progressive et oO'nnl, en outre, des troubles de sensibilité (perte de la sensibilité à la douleur et à la chaleur avec conservation du tact] et des troubles trophiques (état lisse de la peau, éruptions huileuses, panaris). La syringomyélie se montre surtout de 15 à 25 an:^
SYRINX. nom grec de la Flûte de Pan. Voy. flûte.
SYRNIUM, nom latin scientifique du Chat-Huant. Voy. ce mot.
SYRPHE (du çr. oûpçoî). Syrphus, genre d'Insectes, de l'ordre des Diptères, famille des Athéricères et tvpe de la tribu des Syrphides, renferme un assez grand nombre d'espèces, la plupart européennes et qui ont quelque ressemblance avec les guêpes et les bourdons; leur abdomen va s'amincissant et se termine en pointe ; leurs larves s<«t des vers coniques qui se nourrissent de pucerons. L'espèce type, le S. du groseillier (S. ribesiij, est longue de 0 m. 01 : cet insecte a le thorax vert, l'abdomen noir, rayé de 4 bandes jaunes. — A la tribu des Syrphides se rapportent encore les genres Volucelle, Eristale, Hélophile, Mérodon. Ascie, Eumcre, etc.
SYRTES (du gr. a-jpTi;), nom donné par les anciens à des bancs de sable mobiles situés sur les côtes de l'Afrique septentrionale. Voy. strtes au Dictionnaire d'Hist. et de Géogr.
SYSTALTIQUE (mouvement). Voy. ststoi.e.
SYSTÈME (du gr. Tjrrr,ai, assemblage). Ce mot désigne tout assemblage de propositions, de principes enchaînés ensemble, de manière à former une doctrine. C'est ainsi que l'on distingue : en Philosophie, les systèmes de Platon, "d'Aristote, de Descartes, etc. ; en Astronomie, les systèmes de Couemic, de Newton, etc. — Assez souvent ce mot se prena en mauvaise part, et signifie une hypothèse gratuite à laquelle on s'efforce de ramoner la marche de la nature. Les anciens, qui souvent procédaient plutôt par des suppositions et des conjectures que par dos observations et des expériences, ont professé, en Philosophie, en Astronomie, en Médecine, des systèmes fort divers, que font connaître les histoires de ces sciences. Condillac a donné un Traité des systèmes, dans lequel il a montré les causes et les dangers de ces hypothèses.
Système se prend aussi pour un assemblage de parties qui se coordonnent et qui dépondent les unes des autres, qu'elles soient l'œuvre de la nature [S. du monde, S. planétaire, S. de montagnes] ou l'œuvre de l'homme [S. métrique, S. décimal]. U se dit dans le même sens des parties qui concourent à former une machine, un mécanisme.
En Anatomie. système s'entend d'un ensemble d'organes composés des mêmes tissus et destinés à des fonctions analogues : S. nerveux, S. musculaire, S. osseux, etc.
En Histoire naturelle, on appelle système une certaine distribution des êtres de la nature : un système diffère dune tnélhode en ce que le premier est un onlre artificiel fondé sur un petit nombre de caractères, comme le système botanique de Linné, tandis qu'une méthode repose sur un ensemble de rapports réels : telle est la méthode de Jussieu. Voy. classification.
En Finances, quand on dit le Système, en prenant le mot seul, on entend le système de Law. Voy. law au Dict. d'Hist. et de Géogr.
Système protecteur. Voy. protection.
Système continental. Voy. bloccs.
SYSTOLE (du gr. t-jttoat,), mouvement de contraction du cœur, opposé à la diastole. Voy. cœcr.
SYSTYLE idu gr. sjttjXoî), se dit, en Architecture, d'un édifice dont les colonnes sont écartées les unes des autres de deux diamètres ou de quatre modules.
SYZYGIE (du gr. Tj^ufix), désigne, en Astronomie, la conjonction et l'opposition d'une planète avec le soleil. Ce terme s'emploie particulièrement en parlant de la lune. j Voy. ce mut.