TAILLE
leur fluiditt", de leur Imiiiidité ou de leur siecité, de leur lempérature, etc. i oy. toucher, peac, jiaix et perception.
TACTIQUE (du gr. Taxf.xf,;. partie de l'art de la guerre qui se rapporte à l'emploi des forces pour le combat; c'est, en somme, l'art de faire mouvoir les troupes, et de les employer sur le champ de bataille ; la stratégie, dont elle est le complément, se rapporte, au contraire, aux mouvements des armées. Toutefois certains auteurs, entre autres le général Lewal, ont appliqué le mot Tactique à toutes les situations dans lesquelles une troupe peut se rencontrer, et ont étudié les T. de combat, de marche, de stationnement, de renseignement, etc. Sans étendre aussi loin l'acception du mot, on distingue : la T. élémetitaire. qui s'occupe de l'instruction des troupes et des manœuvres
fiarliculières à chacune des trois armes, infanterie, cavaerie, artillerie ; et la' T. générale, qui embrasse l'ensemble des mouvements d'une armée et les diverses combinaisons de l'ordre de bataille. — La tactique a varié dans le cours des siècles avec le caractère des divers peuples et avec les armes en usage; elle est la résultante de ces deux éléments essentiels, car, le but qu'elle poursuit étant de faire agir des hommes armés sur d'autres hommes armés, les procédés qu'elle met en œuvre dépendent évidemment de 1 homme et de l'arme. Or, si cette dernière a subi de grandes variations, le premier est resté toujours le même avec ses passions et ses sentiments; aussi, en étudiant les transformations de la tactique à travers les âges, reconnaîton que le but poursuivi a toujours été le même, tenir l'adversaire occupé sur toute sa ligne pour arriver à produire sur un point donné ce que Napoléon appelait Vévénement, c.-à-d. l'impression d'une supériorité de forces écrasante qui le détermine à lâcher pied. Seuls les procédés de uétail, les formations ont changé, ayant pour but de mettre la troupe en mesure de faire le meilleur usage possible de ses armes et de se soustraire aux elfets de celle de l'ennemi. Savante et méthodique chez les Grecs avec la
{phalange ( Voy. ce mot), chez les Romains avec la légion, a tactique devient confuse au moyen âge; elle prend des procédés plus réguliers avec Maurice de Nassau et Gustave- Adolphe dans les temps modernes, puis passe par des phases diverses que marque l'apparition des grands capitaines Frédéric II, ISapoléon, capables de lui imprimer une direction nouvelle en modifiant les procédés mis en œuvre avant eux. — Pour l'histoire de ces transformations, consulter, outre les ou\Tages déjà indiqués à l'art, gberre : le Cours de tactique de J. de Maizcroy (1766-69) ; l'Essai général de tactique de Guibert il772); le Traité de tactique d'Arsac de Ternay, revu par Koch (1852); le Traité des opérations militaires (1850) de Jomini; la Tactique des trois armes de Dekker (trad. de l'ail, par Fr. de Brack, 18501; la Tactique appropriée au mouvement des armes à feu' portatives du général Rémond (1855^; les Etudes, de guerre An général Lewal (1880); le Cours de tactique du colonel Maillard (1890), etc.
TADORNE, Anas tadorna, sutnlivision du genre Canard, caractérisée par un bec très aplati vers le bout et renflé à la base de la mandibule supérieure. I^e Tadorne a le ■duvet aussi fin et aussi doux que celui de l'Eider ; il est blanc, avec la tète verte, et a une ceinture couleur de tanche autour de la poitrine, et l'aile variée de noir, de blanc, de roux et de vert. Il vient par petites troupes, au printemps, visiter nos côtes, et repart à l'automne. Sa •chair est excellente. — Voy. pilet.
TAËL. poids et monnaie de compte en Chine et au Japon : c'est une quantité d'argent dont la valeur varie avec le titre. Le taël le plus pur. celui de la douane de Tientsin, vaut 8 fr. : celui de Pékin vaut 2 ou 5 pour 100 de mtins; celui de Changhaï, environ 3 pour 100 de moins. T/ENIA, TCMOÏDES. Voy. ténia, etc.
TAFFETAS (du persan tâflali), étoffe de soie légère et lustrée, qui est tissue comme la toile. Elle diffère des satins en ce que dans ceux-ci la marche ne fait lever qu'une Îiartie de la chaîne, au lieu que dans le taffetas elle fait ever la moitié de la chaîne et alternativement l'autre moitié, pour faire également le corps du tissu. On fabrique des taffetas de toutes couleurs et de toutes sortes de façons ; on les distingue par les.noms de taffetas de Lyon, de Tours, d'Italie, de Florence. d'Avignon, de Chine, etc., tirés des lieux où on les fabriquait originairement. — Octavio May fut, dit-on, le premier qui fabriqua •des taffetas à Lyon, d'où ce genre de fabrication a passé
fi. 6w
dans les autres villes de France et d'Europe qui fabriquent actuellement des soieries.
Taffetas d'Angleterre, T. agglutinatif ou gommé,
sorte de sparadrap préparé en appliquant sur du taffetas,
au moyen d'un pinceau, une couche de colle de poisson
I ou de gomme dissoute à chaud dans la teinture de ben-
I join. Il est ordinairement noir, quelquefois couleur de
I chair. On l'applique sur les petites coupures. — On donne
i le nom de T. épispastiques à des bandes de taffetas ou
! de toile enduites d'une poudre vésicanle. Voy. sparadrap.
TAFIA, nom donné, aux colonies, à l'eau-de-vie qu'on
retire du moût de la canne à sucre. Voy. rucx.
' TAGETES, nom latin Ixitanique de YOEillet d'Inde.
TAIE jadis toie, du lat. theca, enveloppe), nom vulgaire
de Valbugo, du leucôme, du nuage ou néphélion, et en
général de toutes les taches qui surviennent à la cornée.
I Voy. ces mots.
TAILLANDERIE (de tailler), industrie qui consiste à ! fabriquer toutes sortes d'outils pour les charpentiers, les ] charrons, les tomieliers, les lalxiureurs, etc., et particulièrement les instruments tranchants qui servent à tailler, comme haches, cognées, serpes, doloires, contres à mer- I rain, faux, cisailles, pics, pioches, boches, houes, etc. On nomme taillandier celui qui exerce ce métier. Les villes où la taillanderie est le plus renommée sont celles <le Foix (Aricge), Toulouse, (irléans, Mont-le-Bon et Mouilie (Doubs), Versailles, Nantes, etc. — Les ouvriers taillandiers se distinguaient autrefois en T. grossiers, T. vrilliers, T. tailleurs de limes et T. ouvriers en fer blanc et noir.
TAILLE (de tailler, du lat. taleare). Ce mot s'emploie dans un grand nombre de cas qui, pour la plupart, se rapportent aux deux acceptions principales de coupe et de stature.
Dans le premier sens, taille se dit : 1° de la taille des pierres destinées au bâtiment [Voy. stéréotomie); — 1" d'une opération chirurgicale [Voy. ci-après); — 5° de l'incision que les graveurs font dans le cuivre ou tout autre métal avec le burin [Voy. ci-après taille-douce); — 4* d'un morceau de bois sur lequel les boulangers marquent quelquefois par de petites incisions [coches) la quantité de pains qu'ils vendent à leurs pratiques : chaque taille est composée de deux morceaux de bois, d'égale longueur, que l'on marque à la fois d'un seul trait de scie ; un des deux reste au marchand, l'acheteur emporte l'autre [Voy. ciaprès taille, impôt) ; — 5° de la quantité d'espèces monnayées qui devaient être taillées dans un marc d'or, d'argent ou de cuivre; on disait que des espèces étaient de tant à la taille pour dire qu'on en faisait tant au marc : les louis d'or étaient à la taille de 50 pièces, lorsqu'on faisait 50 louis avec un marc d'or; — 6° du tranchant d'une épée : c'est en ce sens qu'on dit frapper d'estoc et de taille, c.-à-d. de la pointe et du tranchant, etc.
Dans le second sens, le mot taille désigne la stature d'un animal quelconque, et le plus ordinairement la stature de l'homme ou plutôt sa hauteur. Les extrêmes de la taille humaine sont de 1 m. 55 (Lapons, Samoyédes, Esquimaux] à 2 m. (Patagons). La taille moyenne est de 1 m. /O; la taille ordinairement exigée pour les soldats est de 1 m. 54. La taille des plus grands géants dont parle l'histoire est de 2 à 5 m. — Pour les déviations de la laille,
voy. ORTHOPÉDIE.
taille. En matière d'Impôt, on appelait autrefois taille une espèce d'imposition mise en France par le roi sur ses sujets roturiers. On distinguait la T. personnelle et la T. réelle. La première était celle qui s'imposait sur chaque
(personne taillable, c.-à-d. sujette à l'impôt : les nobles, es ecclésiastiques, les officiers en étaient exempts. La seconde se levait sur les terres et autres propriétés d'origine roturière : les biens nobles ne payaient point de taille, de quelque état et condition que fussent ceux qui les possédaient ; mais, à l'égard des biens roturiers, les nobles, les ecclésiastiques, etc., qui les possédaient, en payaient les tailles. — Le mot taille, ainsi entendu, vient de ce qu'autrefois les paysans, ne sachant pas lire, marquaient leurs recettes ou leurs payements sur une taille de bois, comme on le fait encore chez les boulangers. En ce sens, la taille est un moyen de preuve : « Les tailles corrélatives à leurs échantillons font foi entre les personnes qui sont dans l'usage de constater ainsi les fournitures qu'elles reçoivent en détail » (C. civ., art. 1555).
TAILLE {fiystotomie, Lilnotomie), opération chirurgical
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