TAPISSERIE
a la laco rouge, le Iwc jaune, les pieds rouges, les ailes noires en dessus et le reste du plumage d'un blanc roussâtre; le T. de Ceulan ou Jnunhill [T. leucocephalus) a la tête Manche; le T. lacté [T. lacleus) habite Java; le T. loculalor (c.-à-d. thésauriseur) se trouve en Amérique. .
TANTALITE, lantalatc de fer naturel [FeO-Ta^O^], contenant souvent du manganèse qui remplace le fer cl du niobium qui remplace le tantale. Se trouve en cristaux orthorliombiquos, isomorphes de la niobite iVoy.cc mot); d'un noir métallique, en Finlande, en Suèue et aux environs de Limoges.
TANTE (jadis ante, du lat. amita), la sœur du père ou de la mère. Foy. oncle et ^EVEU.
TANYSIPTÈRE, oiseau. Voy. martin-chasseur.
TANYSTOMES (du gr. xavûù), étendre, et aTÔ[ia, bouche), S*" famille de l'ordre des Diptères, renferme des espèces dont la trompe est coriace et allongée. La tête de ces insectes est hémisphérique, petite ou globuleuse. Les ailes sont tantôt couchées, tantôt fort écartées. Les principaux genres de cette famille sont partagés en un assez grand nombre de tribus, qui ont pour types les genres : Asile, Empis, Cyrte, Bombyle, Anthrax, Thérève, Leptis, Dolichope, etc.
TANZIMAT (c.-à-d., en turc, réforme). On nomme ainsi l'ensemble des réformes qui découlent du hatti-chérif donné en 1839 à Gulhané par le sultan Abd-ul-Medjid, pour réorganiser l'administration. Voy. hatti-chérif au Dicl. d'Hist. et de Géogr.
TAON, Tabanus, genre d'Insectes, de l'ordre des Diptères, type de la famille des Tabaniens, renferme des insectes qui ressemblent à de grosses mouches. Ils ont la tête déprimée; le corps large, peu velu, tacheté; les ailes étendues horizontalement; l'abdomen triangulaire et déprimé. Les Taons font éprouver aux bœufs et aux chevaux de cruels tourments : ils percent leur peau afin de sucer leur sang. Aussi sont-ils la terreur de ces animaux : leur vol bruyant suffit pour les elfrayer et quelquefois pour les mettre en fureur. Le Taon commun (7. boviniis) est brun en dessus; abdomen et ailes roussâtres; yeux verts. On confond souvent avec le Taon d'autres Diptères de la même famille, entre autres le Chrysops qui s'attaque fréquemment aux chevaux. Voy. tabaniens.
TAPAYE, genre de Reptiles, de l'ordre des Sauriens, famille des Iguaniens, que quelques-uns rattachent au genre Pkrynosome, renferme des espèces propres à l'Amérique tropicale et remarquables par leurs formes bizarres ou hideuses : la principale est le T. orbiculaire [Lacerta orbicularis), du Mexique.
TAPE. On appelle ainsi, en termes de Marine : 1° les morceaux de buis en cône tronqué, qui servent à bouclier les écubiers : on dit aussi tampon d écubicr ; 2° les tampons qui servent à fermer la gueule des canons, pour empêcher l'eau d'y pénétrer. — Pour les Tonneliers, tape est synonyme de bonde.
TAPECU, nom donné, dans la Marine, à une petite voile trapézoïdale établie sur l'extrémité arrière de certains bâtiments, comme les lougi-es et les chaloupes ; ainsi qu'au petit mât qui porte cette vorle. — On donne encore ce nom à une bascule qui ferme l'entrée d'une barrière, ainsi qu'à un petit cabriolet découvert et mal suspendu.
TAPER, se dit, en termes de Peinture, d'une manière de peindre qui consiste dans une touche très libre, négligée en apparence, et telle qu'il semble que l'arlistc n'ait fait que laper sa toile çà et là de quelques coups de brosse. Le tableau tapé exige pour produire son effet qu'on le voie d'un peu loin.
TAPIER, Cratœva, arbre exotique. Voy. cratevier.
TAPIOCA ou TAPioKA, fécule alimentaire qu'on retire de la racine du Manioc, Jatropha manihot (Eujphorbiacécs) {\oy. manioc). Cette fécule est grenue, blanche, inodore, demi-transparente, et assez semblable au sagou. Le tapioca est nourrissant : on en fait des potages, des pâtisseries, des gelées, etc.
TAPIOLITE, minéral présentant la même composition que la Tan f alite {Voy. ce mot), mais formant des cristaux quadratiques; de Sukula (Finlande).
TAPIR, Tapiriis, genre de Mammifères, de l'ordre des Perissodactyles et type de la famille des Tapiridés. Ce sont des animaux qui ont la forme du Cochon avec une taille plus grande; 14 molaires à la mâchoire supérieure cl 12 en bas, G incisives et 2 canines à chaque mâchoire;
un nez prolongé en une trompe mobile, mais assez courte et non préhensile; des yeux jietils, des oreilles longues et mobiles, les pieds de devant terminés par 4 doigts armés de petits sabots courts et arrondis, ceux de derrière par 7> doigts seulement, la queue courte et peu velue, la peau épaisse, formant peu de plis et couverte de poils soyeux assez rares. Les Tapirs sont herbivores : ils vivent dans les forêts, surtout dans les lieux humides et marécageux de l'Amérique et de l'Inde. Le Tapir commun ( T. americanus) est long de 2 m. depuis le bout de la trompe jusqu'à l'origine de la queue et haut de I m. ; sa couleur est brune, quelq^uefois tachetée. Le T. pinchaqne [T. pinchaque), qui vil dans les Andes, est noir. Le T. indien [T. mdicus), originaire de Sumatra, Bornéo et Malacca, est plus grand que les deux espèces précédentes ; son pelage est brun-noir avec le dos gris. Le Tapir se laisse i'acilement apprivoiser. Sa chair est sèche et d'un goût désagréable. — Il existe des débris d'Animaux fossiles assez voisins du Tapir actuel, bien que d'une taille beaucoup plus grande, notamment le Lophiodon et le Dinothérium.
TAPIS (du lat. tapes, du gr. xàTrriî), pièce d'étoffe ou de tissu de laine, de soie, etc., à dessins variés, dont ou couvre une table, une estrade, le carreau ou le parquet d'une chambre, le devant d'une cheminée {foyer ou carpette), etc. On distingue : 1» les T. veloutés, qui se font sur des métiers de haute ou de basse lisse [Voy. lisse), et qui sont ébarbés de manière à offrir l'aspect d'un velours de laine ; ils se subdivisent en veloutés de haute lisse ou de la Savonnerie, dont les fils colorés sont arrêtés sur la chaîne au moyen d'un nœud, et en veloutés de haute laine, dont la laine n'est que passée et non nouée à la chaîne ; 2° les T. ras, moins chauds et moins moelleux que les précédents; 3" les T. moquettes, qui sont dites veloutées ou épinglées, selon que l'on a coupé ou non la boucle que forme la laine à chaque brin ; 4° les T. écossais, qui n'ont pas d'envers; 5" les T. vénitiens, dont le dessin ne consiste qu'en rayures; 6° les T. jaspés, dont le fond est rayé ou Lien chiné.
La fabrication des tapis est portée aujourd'hui à une grande perfection. Les progrès de cet art furent surtout favorisés en France par Henri IV, qui, en 1607, établit une manufacture de tapis à Paris, et par Colbert, qui, enl6G2, érigea en manufacture royale la célèbre maison de teinture et de tapisserie des frères Gobelin. Le peintre Lebrun dirigea d'abord les travaux de cette manufacture ; Vaucanson, au xviii° siècle, en perfectionna les métiers; au XIX' siècle, Chevreul y a introduit de nouvelles améliorations, surtout pour la teinture. — Les principales manufactures françaises sont, avec celle des Gobelins, à Paris, celles de Beauvais, Aubusson, Felletin, Tours, Tourcoing, Roubaix, Abbeville, Amiens, ^'îmes et Bordeaux. A l'étranger, on estime les tapis et tapisseries de Flandre, surtout les produits de Tournay (Belgique), ceux de Nottingham (Angleterre), du Tajiferegg CTyrol). L'Orient nous envoie les tapis de Turquie, dont ia laine est très haute, et les tapis de Perse, remarquables par l'originalité et l'élégance de leurs dessins. Voy. tapisserie.
On appelle tapis vert : i" l'étolTe de drap vert qui recouvre un billard ou une table de jeu; — 2" une grande pièce de gazon pleine et entière. Le tapis vert du jardin de Versailles est renommé.
Tapis turc ou de Perse, coquille. Voy. fasciolaihe.
TAPISSERIE (de tapis). On nomme ainsi : 1° tout ouvrage lait à l'aiguille, sur du canevas, avec de la laine, de la soie, de l'or, etc. On distingue : la T. de point de Hongrie, ou à gros points; la T. de point d' Angleterre, de point d'Espagne, etc., ou à petits points. Ces sortes de tapisseries servent à recouvrir des sièges, des boîtes à ouvrage, des coussins, des tabourets, des pantoufles, etc.: c'est un ouvrage de salon pour les dames du monde, qui souvent se bornent à remplir des dessins tracés à l'avance ou à achever le travail commencé par d'habiles ouvrières ; — 2° de grandes pièces faites au métier avec de la laine, de la soie, de l'or, représentant des tableaux, des persunnages, des dessins de toute sorte, et qui servent à tendre les appartements et à recouvrir les meubles. La fabrication de ces tapisseries est la même que celle des lapis de haute et .basse lisse [Voy. tapis). Les plus belles sortent, en France, des manufactures des Gobelins et de Rcauvais; a l'étranger, de Bruxelles, Oudenarde, Bergame, etc.
L'usage des tapisseries est fort ancien. 11 paraît avoir pris