TÉLÉGRAPHIE
TÉLESCOI'E
les appareils, les piles, et un second compartiment à l'arriére pour des bobines dont la loiiclion est de laisser dévider le lil tclégi-aphitiue le long de la route.
Télégraphe optique, appareil de communication à distance, reposant sur remploi de rayons lumineux, rendus sensiblement parallèles, qu'on interrompt à intervalles déterminés. Ces rayons, produits par le soleil réfléclii sur un miroir, une lampe électrique ou môme une simple lampe à pétrole, sont reçus dans une lunette placée au poste opposé. On se sert de cet appareil en art militaire et aussi dans les travaux de grande triangulation. Les premiers essais ont été faits au siège de Paris en 1870, par M. Maurat, professeur au lycée St-Louis.
Télégraphe pneumatique, système employé, notamment à Paris et à Londres, pour le transport rapide des dépèches. La partie essentielle consiste en un tube cylindrique dont les extrémités sont mises en rapport avec des fKimpes à air. Les lettres sont enfermées dans un petit cyindrc creux, dont les parois touchent, à frottement doux, les parois intérieures du tube pneumatique. Par l'effet de la compression de l'air, ce cylindre est chassé rapidement. TÉLÉGRAPHIE (école professiosnelle scpéribcbe deI. Celte école, créée en 1878, a été moditiée par décret du 29 mars 1888, et destinée spécialement à former les fonctionnaires du service technique des postes et télégraphes. Outre les élèves sortant de l'Ecole polytechnique, elle reçoit d'autres élèves par voie de concours et des auditeur libres, français ou él rangers. Des cours préparatoires sont institués près l'école en faveur des agents des postes et des télégraj)lie>.
Télégraphie internationale. Une convention télégraphique internationale a été signée à Saint-Pétersbourg, en juillet 1875, entre la France. l'Allemagne, l'Autricheilongrie, la Belgique, le Danemark. l'Espagne, la Grèce. l'Italie, les Pays-Ras, la Perse, le Portugal, la Russie, la Suède et la JN'ôrvège. la Suisse et la Turquie. On en trouvera le texte, auisi que le règlement destiné à en assurer l'exécution, dans l'Officiel du 26 juin 1876. De nouvelles conventions ont été signées à Paris le 27 décembre 1890 entre la France et les Pays-Bas, le 28 février 1891 entre la France et l'Allemagne, la France et la Suisse, le 25 mars 1891 entre la France et la Russie, le 27 février 1891 entre la France et la Belgique.
TÉLÉICONOGRAPHE (du gr. tt.aî, loin, elxwv, image, el "pi-iw, tracer), instrument imaginé en 1869 par M. Revoil : c'est une chambre claire adaptée à une longue-vue. TÉLÉMAQUE, poème en prose, de Fénelon. qui est une siiiti- lie l'Odyssée, ou plutôt un récit parallèle au récit d'Homère. Cet ouvrage, composé (probablement vers 1693) pour l'éducation du «petit dauphin» (duc de Bourgogne), fut dérobé à Fénelon et publié sans son aveu en Hollande en 1699. On le considéra comme un pamphlet contre le gouvernement de Louis XIV. Fénelon protesta contre cette interprétation, qui certes est au moins très exagérée. Téléniaque n'est plus considéré que comme un beau roman anlique très intéressant, quoique un peu artificiel.
TÉLÉMÈTRE (du gr. tt.aï, loin, et [xéxpov, mesure). Ou appelle ainsi un certain nombre d'appareils destinés à fournir, soit par une simple lecture, soit à l'aide d'une niaiii|)ulation |)eu compliquée, la distance d'un objet inaccessible. Ils sont surtout utilisés en art militaire. Par ex. la lunette de Rochard. et d'autres analogues où l'image de l'objet vis»; est dédoublée, donne immédiatement la distance d'un objet de grandeur connue. D'autres où l'on mesure l'angle de deux points aux deux extrémités d'une base de longueur connue, permettent en définitive d'effectuer une triangulation rapide dont le résultat est donné immédialenient par l'instrument lui-même.
TÉLÉOLOGIE (du gr. TSASiO;, iinal, et ^ôyo;, discours), traité des causes finales. Voy. causes finales.
TÉLÉOSAURE, Teleosaurus, espèce de Crocodilien fossile des terrains jurassiques, caractérisé par ses vertèbres biconcaves.
TÉLÉOSTÉENS, ordre de la classe des Poissons. Voy. poissoxs.
TÉLÉPHIUM, nom latin de VOrpin reprise.
TÉLÉPHONE, appareil inventé en 187'/ par M. Graham Bell. Une plaque de fer doux devant laquelle on parle, placée au voisinage du p<)le d'un aimant, produit, en se rapprochant ou s'éloiçnant de ce pôle, des variations dans l'intensité du magm'tisme. Le pôle étant entouré d'une bobine de iil, il se produit dans cette bobine des courants d'induc-
tion qui sont reçus dans un appareil identique. Aux variations d'intensité du courant correspondent des variations dans le mamétisme de l'aimant récepteur, et des attractions variables dans une plaque de fer qui répète (à l'intensité près) tous les mouvements de la plaque de l'appareil. Le son qui avait produit ces derniers mouvements est dès lors reproduit. Ce téléphone sans pile a été perfectionné. Après un grand nombre d'essais dont l'indication serait trop longue, on s'est arrêté, dans les applications pratiques, à une sorte de microphone [Voy. ce mot), qui sert de parleur, tout en conservant comme récepteur le téléphone de Graham Bell à peine modifié. Actuellement les commimications téléphoniques, complètement entrées dans la pratique courante, peuvent se faire à d'assez longues distances (plusieurs centaines de kilomètres).
Le téléphone à ficelle est un jouet-formé de 2 membranes tendues sur des tamlwurs en carton, et reliées par une ficelle lâche : les paroles prononcées devant une de ces membranes y déterminent des vibrations qui, transmises par la ficelle, produisent, par la mise en vibration de l'autre membrane, la reproduction du son.
TÉLÉPHONIE (du gr. Tf,>>£, loin, el ouvr;, voix). Ce non a été appliqué dès 1856 à un système de signaux acous-
ti(jUC8.
TÉLÉPHORE (du gr. tt.^c, loin, et tpopô;, qui porte:
f>arce qu'en Suède leurs larves sont souvent emportées au oin par les tourbillons de vent), Telephorus, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères pentamères. famille des Serricornes malacodermes. tribu des Lampyrides : corps mou: antennes liliformes et simples; larves cylindriques, d'un noir velouté. Le T. livide (T. fuscus) a la tète ornée d'un point noir, le corselet d'un jaune roussâtre. sans taches, les ailes d'un jaune d'ocre, et le bout des cuisses noir. Ces insectes, voisins des Vers luisants, ne possèdent pas leur propriété phosphorescente. Ils sont très carnassiers.
TÉLESCOPE (du gr. tt,A£txô-o;, oui observe de loin). Dans les télescopes, comme dans les lunettes, on produit, a l'aide d'un système objectif, l'image réelle d'un objet éloigné, image qu'on examine avec une loupe ou un microscope composé donnant un fort grossissement (système oculaire) ; mais dans les premiers cette image réelle est |)roduite par un miroir concave, tandis que dans les lunettes elle est produite au moyen d'une lentille. Voy. lunette.
Le Télescope de Newton, construit en 1671, se compose d'un tube muni d'un réflecteur concave placé au lond d'un tube, et d'un petit miroir plan, disposé entre le miroir concave et son fover principal : le miroir plan est incliné de 45" sur l'axe cfu tube. L'image est alors rejetée sur le côté du tube et on l'examine au moyen de l'oculaire placé dans un tube perpendiculaire au premier. — Le T. d'Herschel n'est autre chose qu'un miroir concave ; les objets très éloignés, comme les corps célestes, vont se peindre dans une position renversée au foyer principal du miroir, et leurs images s'y regardent au moyen dune loupe douée d'un fort grossissement. Le télescope qu'llerschcl a employé dans ses observations astronomiques avait près de 13 m. de distance focale, et près de 2""', 50 de surface. — Le T. de Grégory est formé d'un grand miroir concave percé à son raiheu d'une ouverture, et d'un autre miroir concave, plus petit, placé au delà du foyer principal et vis-à-vis du premier. Les objets très éloignés donnent d'abord une image renversée au foyer du miroir; les rayons rencontrent ensuite le petit miroir et vont former une seconde image agrandie près de l'ouverture du réflecteur. On la regarde avec l'oculaire: cette image est droite par rapport à l'objet. — Le T. de Cassegrain ne diffère du précédent que par la substitution d'un petit miroir convexe au petit miroir concave. L'image ici est renversée.
L'invention du télescope date de 1609 : on l'attribue à J. Metzu, lunetier d'Alkmaër, ou à Z. Jansen, lunetier de Middelbourg. Foucault a perfectionné les télescopes en employant comme miroir une surface de verre argentée, et en donnant des règles pour la construction de cette surface qui constitue non plus un miroir spliérique, mais un miroir parabolique. On peut citer, parmi les télescopes actuels : celui de l'observatoire Washington, aux Etats-Unis, de I m. 80 d'ouverture ; celui de l'observatoire de Paris, de 1 m. 20, etc.
TÉLESCOPE, petite constellation méridionale, située entre le Scorpion et le Sagittaire par IS"" 40"» d'ascension droite