TÉTRAMÈTRE
THALLRM
TÉTRAMÈTRE (du gr. xeTpijjLcTpo;], se disait, cliez les anciens, de tout vers composé de 4 pieds. Il y a des télramères ïambiques, trochaïques, anapcstiques, dactyliques,ctc.
TÉTRANDRIE (du préi. télra, quatre, et du gr. à'/f,p, ivosô;, organe mâle), 4' classe du système de Linné.
TÉTRAPHARMACON (onguent). Voy. BASitrcux.
TÉTRAPHYLINE. Voy. triphyline.
TÉTRAPLES (du gr. xexpaiîXâ), Bible d'Origènc contenant quatre versions grecques de l'Ancien Testament, celles des Septante, d'Aquila, de Symniaque et de Théodotion.
TÉTRARQUE (du gr. TSTpip/T.î), nom donné cliez les anciens : 1° à un officier mililau'e commandant quatre compagnies; 2° au gouverneur d'une télrarchie. Voy. ce mot au Dict. d'iUsl. et de Géogr.
TÉTRARYNQUE, genre d'Helminthes, de l'ordre des Cestodes, renferme des vers qui vivent à l'état de kyste dans plusieurs poissons osseux et quelques mollusques. Avalés par une raie, ils se développent chez celle-ci et parviennent à l'état parfait, celui de lihynchoboli-ye.
TÉTRAS (du gr. Tjxpa;), famille d'Oiseaux, de l'ordre des Gallinacés, essentiellement caractérisée par une bande nue et le plus souvent mamelonnée, qui tient la place du sourcil: elle comprend les Coqs de bruyère ou Tétras propr. dits, les Gelinottes, les Lagopèdes et les Gangas.
— Le Tétras proprement dit ( T. urogallus) a la taille du paon; sa queue est arrondie, son plumage noirâtre et ardoisé; le mâle relève les plumes de sa tète en aigrette et fait la roue avec sa queue. Un trouve cet oiseau dans les montagnes boisées des pays du nord; il se nourrit de fruits, de baies, de jeunes pousses, de vers et d'insectes. Caché le jour, il ne se montre guère que le matin et le soir ; il est d'un naturel farouche et solitaire, excepté dans la saison des amours : il est impossible de l'apprivoiser. On le chasse |K)ur sa chair, qui est excellente. Parmi les espèces, on distingue : le Tétras averhan, ou Grand Coq de bruyère: le Petit Tétras, dit Coq de bouleau. Coq à queue fourchue; le T. Cupidon, le T. pkasianelle etc.
Voy. CEI.t.VOTTE.
TÉTROBOLE (du gr. xexpu)6o)ko;), poids et monnaie des Grecs, valait 4 oboles.
TÉTRODON (du gr. xéxoa, quatre, et èSoûç, 65ô</xo<;, dent), Tétraodon, genre (\e Poissons plectognathes, de l'ordre des Ostéodermes, famille des Gymnodontes : mâchoires garnies de lames partagées au milieu de manière à présenter l'apparence de quatre dents. Ces poissons ont, de môme que les Diodons, la faculté de se gonfler comme un ballon. Quelques espèces ont la peau armée d'aiguillons mobiles. Les espèces à peau nue sont électriques. Le Tétrodon du Nil était connu des anciens. Sa chair est muqueuse et peu recherchée.
TÉTRYLES (du gr. xéxpa), nom donné, en Chimie, aux radicaux appelés aussi Dutyles, dont les hydrates sont les alcools bulyliques, et qui par double décomposition se retrouvent dans tous les dérivés de ces alcools. Ainsi l'on dit alcool, aldéhyde télrylique,&\\ lieu de bulylique; tétrylamine,&\x lieu de bulylamine : télrylène au lieu de butylène ; mais on emploie plus fréquemment les mots bulyle, bulylique, etc. Voy. bctïlique (alcool).
TETTE-CHÈVRE, nom vulg. de l'Engoulevent.
TETTIGOMÈTRE (du gr. xExxiyo ixYjxpot, larve de cigaU'i, genre d'Insectes, de l'ordre des Hémiptères homoptères, famille des Cicadaires : front nui se confond avec les parties latérales de la tète ; antemies insérées dans une cavité au-dessous des ocelles.
TETTIGONE (du gr. XEXxiyrfvia), Tettigonia, dite aussi Cicadelle, genre d'Insectes, de l'ordre des Hémiptères homoptères, famille des Cicadaires, renferme des espèces très voisines de la Cigale et dont le type est la T. verte [T. viridis), longue de 0 m. 008 : corselet vert, écusson jaune, couvertures des ailes vertes en dessous, noires en dessus; ailes gi'isâtrcs, transparentes ; dessous du corps et des pattes jaune.
TÊTU, marteau à tête .carrée avec lequel on abat la pierre, près des arêtes, pour la dégrossir. On s'en sert aussi pour assurer la pierre sur le mortier.
TEUCRIUM, nom latin du genre Germandrée.
TEUGUE ou TCGUE, terme de Marine. Voy. duxette.
TEUTHIDÉS (du gr. xîjGîç, calmar], famille de Mollusques céphalopotles, de l'ordre des Dibranchiaux, et désignée aussi sous le nom de Chondrophora.
TEUTHYES, Theuthydidse, famille de Poissons acanthoplérygiens, de l'ordre des Squamodermes et très voisins
des Scombéroïdes, renferme des poissons herbivores, presque tous étrangers à l'Europe. Elle comprend les genres Amphacanthe, Acanthure, IS'ason, Prionure, Axinure, Priodon et Keris.
TEXASITE, hydrocarbonate de nickel naturel [5XiO.CO* -f- 6H*0J, en masses vert-cmeraude dans le fer cnromc du Texas.
TEXTE (du lat. iexius). En Philologie, on nomme ainsi les propres paroles d'un auteur, par opposition aux notes ou commentaires. L'établissement ou la restitution du texte est le premier soin du philologue qui donne une édition.
Dans l'Eloquence sacrée, le texte est un passage de l'Ecriture qu'un prédicateur prend pour sujet de son sermon et qui revient souvent dans le discours.
TEXTILE (du lat. textilis), se dit de toute matière qui peut être divisée en fiis propres à faire un tissu. La plupart de ces matières sont empruntées au règne végétal (lin. chanvre, ramie, coton) ; quelques-unes au règne animal (soie, byssus), ou même au règne minéral (amiante).
TEXTURES, nom latin de la famille des Tisserands (Oiseaux) de Vieillot.
THALAME (du gr. 2riXa[io<:, lit nuptial), nom donné, en Botanique, à l'évasement du pédoncule qui porte les fleurs dans les Composées; — en Anatomie, à l'endroit où les nerfs prennent leur origine.
THALAMIFLORES, 2' sous-ordre des plantes Dicotvlédones polypétales à insertion hypogyne (ovaire supère), ({ans la classification de Candolle.
THALASSIDROME (du gr. SraT^iautoç, marin, et opojiE'Jî, coureur), nom scientifique d'un genre d'Oiseaux de mer détaché du genre Pétrel. Voy. ce mot.
THALASSITES ou tortues de mer. Voy. tortues.
THALER (mot allem.), monnaie d'argent usitée dans plusieurs pays d'Allemagne et du nord de l'Europe. Depuis la convention de 1857, le thaler usité dans l'Allemagne du Nord, en Autriche, etc., et connu sous le nom de thaler d'association [Vereinthaler] est au titre de 0,900 et pèse 37 gr. 034 ; sa valeur est de 7 l'r. 55. On donne plus communément le nom de thaler au demi-thaler, du poids de 18gr. 517 et de la valeur de 3 fr. 68. — Les thalers de Danemark, de 'Hollande et de Suéde, connus sous le nom de Rigsdaler ou Rixdaler, valent respectivement 2 fr. 77, 5fr.21 et 5 fr. 61
THALICTRUM, nom latin botanique du genre Pigamon. Voy. ce mot.
THALIE, Thalia, genre de la famille des Cannacées, se compose de plantes herbacées vivaces de l'Amérique tropicale : tiges et feuilles couvertes d'une poussière glauque; fleurs en épi dans une spathe bivalve. La T. blanche (T. dealbata, Peronia stricta) s'élève de 1 à 2 m. et donne de belles fleurs d'un rouge cramoisi foncé : elle sert à orner les bassins ; l'hiver on la lient en serre.
THALIE, 23' petite planète, trouvée le 15 déc. 1852, par llind, à l'Observatoire de M. Bishop, à Londres. Voy. planètes.
THALLE (du gr. &aXX<)î, rameau). Thallus, nom donné, en Botanique, à l'appareil végétatif des Algues et des Champignons, qui n'est pas différencié en tige et feuilles. Il est composé soit d'une lame, soit de filaments isolés ou enchevêtrés en faux tissu ; enfin, dans quelques plantes, le thalle est formé de cellules isolées.
THALLITE, syn. d'ÉPiDOTE.
THALLIUiVI (du gr. ^iXktù, verdir; à cause de la raie verte qu'il produit dans le spectre), élément métallique signalé par \V. Crookcs et isole par Lamy en 1862. Le thallium (Tl = 205,7) ressemble beaucoup au plomb : sa densité est 11,8. Il fond à 290°; chauffé à l'air, il se volatihse au rouge en donnant des vapeurs brunes d'oxyde. Par ses propriétés chimiques, le thalhum se rapproche tantôt du plomb et tantôt du potassium; ainsi, son oxyde T1*0 est soluble dans l'eau et jouit de propriétés alcalines énergiques; le sulfate est isomorphe du sulfate de potassium, et en s'unissant au sulfate d'aluminium donne un alun {Voy. ce mot) isomorphe de l'alun de potasse. Mais le chlorure est très peu soluble dans l'eau, comme le chlorure de plomb; le sulfure noir est insoluble, comme le sulfure (fe plomb. A l'oxyde Tl^O correspondent les sels thalleux; à un oxyde supérieur Tl*0' correspondent les sels thalliqurs moins stables. L'oxyde T1*0^ est noir et insoluble dans l'eau; un papier imbibé d'oxyde thalleux noircit en présence de l'ozone; c'est un réactif très sensible de ce gaz. Les sels de Ihallium sont vénéneux.
THALLOPHYTES