THÉÂTRE
THALLOPHYTES, premier cmbrandicmcnt du règne végclal, comprenant les Algues et les Champignons. Voy. CCS mots.
THALWEG (de l'allem. Thaï, vallée, et Weg, chemin) : c'est le milieu du courant d'un llcuvc, d'une rivière. Le thalweg joue un rôle important dans la délimitation des frontières.
THAMNOPHILUS, nom latin scientifique du genre Batara. Voy. ce mot.
THANÉTIEN (de Thanet, en Angleterre), étage inlerieur de l'Eocène inférieur; représenté dans le bassin de Paris par les sables de lirachcux, dépôts marins caractérisés par Cucculœa crassatina, Cardita pectuncularis, Oslrea orllovacina. Le calcaire de Hilly est un équivalent lacustre de la partie supérieure de l'étage.
THAPSIE, Thapsia, genre de la famille des Ombellifères, type de la tribu des Tkapsiées, a nour type la T. garganique, plante herbacée vivacc de l'Italie méridionale et de la Sicile. Sa racine est souvent gorgée d'un suc acre, caustique, qui eudanimc les muqueuses. On le vend quelquefois sous le faux nom de Silphium cyreiiaicum. Les anciens l'employaient fréquemment en médecine. THAUMANTIAS, genre de Méduses établi par Eschscholtz et type de la famille des Thainnantiadées. Voy. méduse. THAUMATURGE (du gr. SràupLaxoupyô;). Ce mot désigne, dans l'Eglise catholique, les saints qui se sont rendus célèbres par leurs miracles : c'est dans ce sens qu'on dit St Grégoire le Ihaumalta-ge ; St Martin est appelé le grand thaumaturge des Gaules. — Il se prend aussi en mauvaise part en parlant de ceux qui font cie faux miracles : les prêtres égyptiens, qui luttèrent contre Moise, Simon le Magicien, Apollonius de Tyane, étaient des thaumaturges. Sous le titre de Thaumaturgus physicus, le P. ScWt a donné un traite de Magie naturelle.
THÉ, Thea, genre de la famille des Ternstrœmiacées, tribu des Camelliécs, renferme des arbres et des arbrisseaux exotiques, à rameaux brunâtres ; à feuilles alternes, ovales, lancéolées, dentées sur leurs bords; à lleurs blanches, d'une odeur agréable; fruit capsulaire à 2 ou 3 loges. — L'espèce type est le Thé de Chine ( Thea sinensis], vulg. Arbre à thé : c'est un arbrisseau de là 2 m., à feuilles persistantes, d'un beau vert en dessus, d'un vert pâle en dessous. A cette espèce se rattachent deux variétés, que quelques botanistes considèrent comme des espèces distinctes : le Thé vert {T. viridis), d'une taille plus élevée, à feuilles plus étroites, à lleurs à 9 pétales; et le Thé bou [T. bohea), à feuilles un peu rugueuses, à fleurs à 6 pétales. On distingue encore le Thé sesangua ou sasangua, à rameaux sarmenteux; à feuilles lancéolées, luisantes, arquées en arrière ; à fleurs blanches, dont les pétales sont plus longs que dans les espèces précédentes.
^ Le Thé est cultivé en Cbine de temps immémorial, et c'est encore ce pays qui fournit au commerce les thés les plus recherchés. De la Chine, la culture du thé a été importée : dans l'Inde, où elle se fait en gi-and, surtout dans la jjroyince d'Assam ; au Brésil, aux îles Maurice et de la Reunion.
Ce qui constitue le thé du commerce, ce sont les plus jeunes feuilles de l'arbre à thé cueillies et desséchées. On les prépare avec les plus grandes précautions. Dès que les feuilles ont été récoltées et triées, des ouvriers les plongent \m instant dans l'eau bouillante, les retirent ensuite, les font égoutter et les jettent sur des plaques de fer chauffées. On les étend alors sur des nattes, où on les roule avec la paume de la main jusqu'à leur complet refroidissement : elles prennent ainsi la forme de petits rouleaux ridés, de couleur vcrdàtrc, brune ou grisâtre, d'une odeur aromatique et d'une saveur agréable, quoique amère et un peu styptique ; les Chinois les aromatisent quelquefois par le mélange des fleurs odoriférantes de VOlea fragrans. Au Camellia sasangua et -.urtout des lioses-thé. Les thés fins, destinés à l'exportation, sont mis dans des caisses de forme cubique, vernissées, doublées d'étain, de plomb, de feudles sèches et de papier peint. On appelle thés de caravane les thés envoyés en Russie par voie de terre : ils sont enfermés dans des caisses semblables à celles qui viennent d'être décrites, revêtues de nattes de bambou ou recouvertes en peau : ce sont en général les thés les plus estimés. — Toutes les variétés de thés du commerce se divisent en deux groupes, qui ne diffèrent guère que par les procédés de fabrication : les thés verts, simple-
mejit desséchés et le plus souvent colorés au moyen d'une poudre l'aile avec du plâtre et de l'indigo : ils sont |)lus astringents et plus aromatiques; et les thés nous, qui ont une couleur brune, due sans doute à ce qu'on leur fait subir une sorte de fermentation : ils sont plus doux. On dislingue : parmi les thés noirs, les variétés dites péko, pc 1,0 d'Assam, oratige pélio, péko noir, congo, sourliong, pouchong, ning-yong, lioulong, cavtpoy, caper et bohea; parmi les thés verts, les variétés dites hyson, hyson junior ou hyswen, choulan, nysonskin, poudre à canon, Ihé impérial ou perlé et lun-lic.
L'analyse cliimique a trouvé dans le thé du tannin, une huile volatile, de la cire et de la résine, de la gomme, une matière extraclivc, des substances azotées analogues à l'albumine, quelques sels, et un alcaloïde qu'on a appelé théine, et qui est identique avec la caféine. Voy. ce mot.
L'usage du thé pris en infusion est depuis longtemps répandu en Chine, mais son introduction en Europe est fort récente : elle ne remonte pas au riclà du xvii' siècle. La consommation du thé était déjà très considérable en Angleterre à la fin du xviii" siècle. L'usage en est relativement moins répandu en France. — Le thé peut être employé comme médicament ou comme boisson d'agrément. En qualité de médicament, on l'administre surtout comme excitant, digestif et tonique ; on l'a quelquefois donné comme sudorifiquc, mais alors il doit surtout ses propriétés à l'eau chaude. Le thé convient parfaitement aux constitutions molles, lymphatiques, aux habitants des climats froids, humides et brumeux, tels que ceux de la Hollande et de l'Angleterre. Pris comme boisson d'agrément, c'est un excellent diffusible; mais à haute dose il agit sur le système nerveux : comme le café, il éveille l'esprit, détermine une agitation qui commande le mouvement et cause de l'insomnie. Si l'on en fait abus, il peut irriter l'estomac et produire, chez certaines personnes jirédisposées, des palpitations, des névralgies, etc. On doit à Peligol des recherches sur la composition chimique du thé, et à M. lloussaye une Monographie du Thé (Paris, 1845).
On nomme: Thé d' Amérique, la Ca|)raireet l'Ayapana; Thé de Bogota, la Symploque ; Thé de Bourbon, l'Aiigrec ; Thé du Chili, le Psoralier ; Thé d'Europe, la Véronique; Thé de France, la Sauge, la Mélisse officinale ; Thé du Labrador, le Lédon ; Thé du Mexique, la Capraire biflore et l'Ambroisie ansérine; Thé êtes Norvégiens, la Ronce du Nord ; Thé du Paraguay, le Psoralier, l'Erythroxyle, et une espèce de Houx nommée aussi Maté [Voy. maté); Thé de Pensylvanie ou A'Oswego, la Monarde; Thé suisse, le Falltranck. Voy. ce mot.
THÉACÉES, nom donné par De Mirbel à une famille de plantes nui correspond à la tribu des Camelliécs dans la famille des Ternstrœmiacées.
THÉATINS, congrégation religieuse. Voy. ïeDict. d'Hisl. et de Géogr.
THÉÂTRE (du gr. SréaTpov). Dans l'antiquité, les théâtres furent d'abord des constructions légères en bois; le |)remier théâtre en pierre fut celui de Bacchus, construit à Athènes vers 500 av. J.-C. Les théâtres grecs étaient ordinairement adossés à une colline sur les flancs de laquelle les gradins s'étagcaient en amphithéâtre demi-circulaire. On distinguait trois parties principales : 1° le théàtron, où siégeaient les spectateurs. L'hémicycle était divisé en sections par des escaliers; 2° Vorchestre, plancher artificiel recouvrant l'aire comprise entre le théâtre et la scène. On connaît mal cette partie du théâtre grec, et l'on ne sait pas exactement si le plancher s'appelait orchestf-e ou Ihymélé, mot qui ne désignait peut-être que l'autel de Dionysos, place devant la scène. C'est dans cette partie qu'évoluait le chœur; Z''\& scène {Voy. ce mot) ou logcion. plate-forme, généralement en pierre, haute de 2 pieds environ, fermée au fond et sur les côiés ])ar des corps de bâtiments servant de magasins pour les machines et de vestiaires [lour les acteurs. Cette scène, plus profonde que large, était couverte, tandis que le théâti-on et Vorchestre étaient à ciel découvert (sauf à l'Odéon de Périclès). Ces théâtres étaient en général très vastes. Celui de Bacchus contenait 30 000 spectateurs. — Chez les Romains, la forme du théâtre était en somme semblable à colle du théâtre grec; cependant il présentait quelques dilfcrences : 1» par suite de l'absence du chœur, l'orchestre contenait des places réservées aux magistrats et aux sénateurs; 2° en général il était protégé contre les intempéries par un grand vélum (velarium). La toile (aulieum), au
THÉÀTKE