‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1589 sur 1729 · TIC · texte numérisé non relu

TIC

csp<""cc< sont recherchées avec avidité par les lîcstiaux, par les lièvres et les lapins, par les abeilles, etc.

— Le T. commun (T. vulgaris), dit aussi Farigoule ou Poté, ne croît que sur les collines sèches du Midi ; fleurs blanches ou purpurines, petites, vcrlicilhées, formant un épi lâche et terminal. Il est cultivé dans les jardins à cause de son odeur aromatique et de um emploi comme assaisoiuiement. On s'en sert aussi eu parfumerie. Le T. maslichine [T. mastic/iina] est un j>etit arbrisseau d'un port agréable, qui répand une odeur aromatique très suave : fleurs blanches, terminales. Le T. à grosse tête (T. cephaloljis), du Portugal, a de petites fleurs blanches formant un épi oblong, terminal, muni de bractées colorées. Le T. poivré [ T. piperella) croît eu Espagne, en Portugal, etc. : fleurs purpurines, odeur pénétrante. Le T. acinos est commun dans les champs secs et pierreux ; il est moins odorant aue les autres espèces : fleurs purpurines, tachetées de blanc. Le J. des Alpes ( T. alpinus) a des fleurs assez grandes, bleuâtres ou violettes ; on le cultive dans les jardins. — Pour le T. bâtard ou Serpolet (T. serpillum), qui est l'espèce la plus coimnune, voy. serpolet.

Dans le langage des fleurs, le Thym est le sj-mbole de l'activité et de la jalousie.

On extrait du Thym une essence aromatique qui renferme deux principes : le thymène, hydrocarbure liquide (C'"ll'*'|, isomère du térébcnlhène, et le thymol, sorte de phénol [ioy. piiÉxoLs),qui est cristallisé et dfont la formule est C"'H'*0: ce dernier est un antiseptique assez actif.

THYMALLUS, nom latin du poisson appelé Ombre. Voy. ce mot.

THYMÉLÉ (du gr. SrujiJÀT,;, nom donné, par les Grecs, à une espèce d'estrade qui se trouvait au-devant et au milieu du proscénion, partie antérieure de la scène, et où se plaçaient les musiciens pour guider les évolutions du chœur qui se faisaient dans l'orchestre. Quand le chœur ne figurait pas dans la pièce, il se réunissait sur les gradins du thymélé.

THYMÉLÉACÉES, dites aussi Daphnotdées et Daphnace'es, famille de plantes Dicotylédones apétales à ovaire suix're, renferme des arbustes élégants ou des plantes herbacées, à feuilles simples, alternes et entières ou opposées; à Heurs d'un aspect agréable, blanches, jaunes, vertes ou l'oses, se montrant à l'aisselle des feuilles ou au sommet des rameaux. Le fruit est charnu ou sec. mince, et contient une graine renversée et pendante. — Cette famille renferme les genres Daphiié ou Thymeliea [Lauréole ou Garoii], Dirca, Dais, Passeintia, Pimelea, Gnidia, Lagetta, etc.

— I^ nom de Thymélée avait d'abord été donne par Tournefort à un genre créé par lui, qui a été supprimé par Linné, et dont les débris ont formé les genres Daphne et Pa^serina.

THYMÈNE. THTMOL. Voy. rnïM.

THYM US (du gr. Sr-J [io;, ris de veau) , glande vasculaire sanguine, située derrière le sternum, dans la partie supérieure du raédiastin antérieur et la partie inférieure du cou. Ce corps parait dans le fœtus vers le 5* mois après la conception, et augmente de volume jusqu'à la fin de la i'' année et même de la 2*, terme après lequel il s'atrophie peu à peu. Les fonctions du thymus sont encore inconnues. On pense cependant que cet organe temporaire contribue au perfectionnement de l'hématose.

THYNNUS, nom latin et scientifique du poisson appelé Thon. Voy. ce mot.

THYRA, 115' petite planète, trouvée le 6 août 1871 par Wats<^>n, 5 Ann Arbor (Etats-Unis). Voy. plasètes.

THYRÉOPHORE (du gr. Srupeôî. bouclier, et oopôî, porteur, Thureophora, genre d'Insectes, de l'ordre des Diptères, lamille des Atnéricères, tribu des Muscides : tète épaisse, ovalaire, convexe, en forme de bouclier; antennes très courtes, insérées sur la saillie du front ; abdomen allongé, étroit; ailes longues. Le T. cynophile, long de 0 m. 006, vit sur les cadavres des chiens, des chevaux et des bœufs : il est phosphoresi-ent.

THYRIDE, rAi/ri«, genre d'Insectes, de l'ordre des Lépidoptères, famille des Crépusculaires, tribu desSphingides, comprend deux espèces, la T. fenestrale et la T. vitrine, du midi de l'Europe.

THYROÏDE (du gr. 2rup£0c'.ô-/i;), qui a la forme d'un Itouclier. — En Anatomie, on appelle cartilage thyroïde ou scuti forme le plus grand des cartilages du larynx; il en occupe la partie antérieure et semble formé par la jonction de deux lames qui produisent, eu se réunissant,

un angle saillant en avant : c'est ce qiu'on nomme vulg. la

pomme d'Adam. Sa face superficielle donne attache aux

muscles stertio-thyroidiens et thyro-hyoïdieiis, ainsi qu'aux

constricteurs du pharynx : sa face profonde reçoit les

autres cartilages du larj-nx qu'elle recouvre en jwirlie ;

j ses deux bords postérieurs se tenninent en haut de chaque

côté par un prolongement ensiforme [grande corne) cl en

I bas par une éminence moins saillante [petite corne]. —

I Le corps thyroïde est une glande vasculaire sanguine

j dont le rôle est encore inconnu , et qui couvre la

I partie antérieure inférieure du larynx. Il est composé de

j deux lobes aplatis d'avant en arrière et réunis entre eux

j par un prolongement transversal appelé isthme. C'est ce

corps qui est le siège des goitres, l oy. ce mot.

THYRSE (du gr. Sûoto;), espèce de lance ou de javelot enveloppé de pampre et de lierre, que portaient les bacchantes dans les fêtes de Bacchus, et que les poètes donnent pour sceptre à ce dieu.

I En Botanique, on donne quelquefois ce nom vague à un I mode d'inflorescence indéfinie dans lequel les fleurs sont disposées en grappes à pédicelles rameux, ceux du milieu I étant plus longs que ceux du bas et du sonmiet, comme dans le Lilas, le 'Troène, etc.

THYSANOPTÈRES (du gr. Srûaavoi;, frange, et ttegôv, aile), insectes. Voy. thrips.

THYSANOURES (du gr. Srjjavo;. frange, et oCpâ, queue), ordre de la classe des Insectes, suivant la méthode de Latreille, n'a pas été conservé. II comprenait deux familles. les Podu relies et les Lépismènes [Voy. ces mots). Voy.

aussi APTÈRES.

TIARE (du lat. tiara, du gr. Tiipx), ornement de télé qui était un des sj-mboles du pouvoir chez les Mèdes, les Perses et les Arméniens, et qui ser%ait aux princes et aux sacrificateurs. La forme de cette coiffure ne peut être déterminée avec certitude, mais elle se rapprochait de celle du fez. — Le grand prêtre des Juifs portait aussi la tiare; elle était de lin et enrichie d'une couronne de couleur d'azur, avec ime autre couronne au-<lessus qui était d'or, et où étaient gravées des lettres sacrées.

On appelle surtout auj. <Jare ou trirègne le bonnet à triple couronne que le pape porte dans certaines cérémonies. Primitivement ce n'était qu'mie mitre ronde et élevée. Le pape Hormisdas en 523, ou, suivant d'autres, Alexandre III au XII' siècle, l'entoura d'une couronne en signe de souveraineté; Boniface VIII, qui mourut en 1503, en ajouta une seconde pour signifier que le pape possédait à la fois le pouvoir spirituel et le pouvoir temporel ; après lui, Urbain V, ou, selon d'autres, Jean XXII ou Benoît XII, en ajouta une troisième pour signifier le pouvoir du pape sur 1 Eglise souffrante, militante et triomphante, ou uien encore sur les trois parties du monde.

En Conchvliologie, on nomme vulg. : Tiare bâtarde, T. épiscopale, deux espèces de Volutes; T. fluviatile, une Mélanie; T. papyracée, T. ventrue, T. épineuse, trois variétés de la même coquille ; T. papale, une espèce du genre Mitre.

TIBIA (du lat. tibia, flûte; à cause de sa forme), l'un des deux os de la jambe. C'est un os prismatique et triangulaire placé en avant et en dedans au péroné ; il s'articule avec le fémur, le péroné et laslragale. Son extrémité supérieure, ou fémorale, est surmontée de deux surfaces articulaires que sépare une saillie dite épine du tibia, et elle porte sur les côtes deux éminences appelées tubérosités. L'extrémité inférieure, ou tarsienne, présente : en bas, une surface articulaire, laquelle se joint à l'astragale ; en dedans, une éminence triangulaire qui constitue la malléole ou cheville interne; en dehors, une surface triangu laire oui s'articule avec le péroné. L'arête antérieure du tibia, la plus prononcée des trois, porte le nom de crête. — On nomme iibial ce qui a rapport au tibia : nerfs tibiaux, artères tibiales. On dit aussi muscle tibial pour muscle jambier.

TIC (onomatopée) , contraction con>-ulsive de certains muscles, et particulièrement de ceux du visage, qui donne lieu à des grimaces ou à des gestes plus ou moins bizarres. Le tic est l'effet d'un état nerveux général ou local, ou bien le résultat d'une habitude vicieuse ; dans ce dernier cas. on peut le guérir par des etforls persévérants. On l'appelle quelquefois tic convulsif. pour le distinguer du tic douloureux qui est une né%-Mgie faciale.

Tic sedifaussi.en Hippologie.d'une habitude vicieuse sous l'influence de laquelle certains chevaux avalent de l'air.

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