TIGRE
Souvent, pour déglutir l'air, les chevaux prennent avec leurs màilioires un point d'appui sur le râtelier ,• au fond de lauge nu sur tout autre corps étranger : il en résulte une usure iKirliculièrc des dents, et on dit alors que l'animal est atrecté de tic avec usure. Parfois la déglutition d'air se fait sans appui, et on dit alors que l'animal tique en l'air ou sans usure des dents. Aux termes de la loi du
2 août 1884, ces deux formes de tic sont rédliihitoircs. — Certains autres tics ne sont pas rédhibitoires, tels : le tic de l'ours, qui consiste en un balancement latéral de la tète, de l'encolure ou quelquefois de tout le train antérieur pendant le repos ; le tic de trotter à l'écurie, etc.
TICAL, monnaie d'or et d'argent usitée aux Indes orientales. Le tical d'or vaut environ 26 fr. ; le tical d'argent,
3 fr.
TICHODROME (du gr. TEÏyoî, mur.et Spoixâç, qui court), Tichodroma, genre (l'Oiscaûx, de l'ordre des Passereaux ténuirostrcs, famille des Cerlhiadés ou Grimpereaux. Le T. échelettc, ou Grimpereau de murailles [T. muraria), a le sommet de la tète d'un cendré foncé; le dos, la nuque et les scapulaires d'un cendré clair; la gorge et le devant du cou d'un noir profond; les parties inférieures d'un cendré noirâtre, la couverture des ailes d'un rou}^e vif, la queue noire, terminée de blanc et de cendré. Cet oiseau vit solitaire dans les montagnes et les lieux déserts du midi de l'Europe ; il grimpe le long des rochers et des murailles des vieilles masures à l'aide de ses ongles qui sont très grands et très forts ; il se nourrit d'insectes, de larves et surtout d'araignées.
TIEMANNITE, séléniure de mercure naturel (HgSe), se rencontre dans le Harz eu masses compactes d'un gris métallique.
TIERCE (du lat. tertius, tertia, troisième). En Mathématiques et en Astronomie, la tierce est la 60" partie d'une seconde, qui est elle-même la 60° partie d'une minute de degré ou d'heure : on l'exprime par ce signe '".
Dans la Liturgie catholique, on appelle tierce la 2° des heures canoniales, qui se chantait, dans l'origine, à la 5" heure du jour, c.-à-d. à 9 heures du matin.
En Escrime, on nomme tierce la parade qui écarte l'épce adverse à droite du corps, les ongles tournés légèrement en dessous et la pointe haute ; la ligne où peut s'effectuer celte parade : attaquer en tierce, engagement de tierce.
En Imprimerie, la tierce est la dernière épreuve, celle que l'on collationne avec le bon à tirer de l'auteur, pour s'assurer que toutes les corrections ont été exécutées. Cette dernière épreuve garde le nom de tierce lors même qu'il aurait été fait plus de trois épreuves.
En Musique, la tierce est un intervalle compris entre trois notes, comme nt mi, ré fa, etc. On distingue : la T. diminuée, renfermant deux demi-tons (de ut dièse à mi bémol) ; la T. m'meure, renfermant trois demi-tons (de ut naturel à mi bémol) ; la T. ynajeure ou diton, qui a quatre demi-tons (de ut à mi naturels) ; la T. augmentée, qui a cinq demi-tons (de ut naturel à mi dièse)
A certains Jeux, tierce se dit d'une série de trois cartes de même couleur qui se suivent : as. roi et dame forment une tierce majeure.
Fièvre tierce. Yoy. fièvres intermittentes. Tierce opposition, en Droit. Voy. opposition. TIERCELET, nom donné au mâle des oiseaux de proie et particulièrement à l'Autour mâle, parce que ces mâles sont d'environ un tiers moins grands et moins forts que les femelles.
TIERCEMENT, nom donné, en Agriculture, à une sole de trois ans. Voy. sole et assolement. TIERCEROLLE. Voy. tierçon.
TIERCERON, nervure de voûte gothique qui partage en deux parties l'angle compris entre un des arcs d'encadrement et la croisée d'ogive : c'est un arc qui, naissant des angles, va se joindre aux liernes.
TIERÇON, ancienne mesure de liquides qui contenait le tiers d'une mesure entière, mais qui variait considérablement selon les lieux : le tierçon de Champagne contenait 91 litres ; le tierçon ou tiercerolle de Laniruedoc en contenait 228. *
C'est aussi le nom d'une petite caisse de bois de sapin dans laquelle on envoie le savon en pains.
TIERS (du lat. tertia, s.-«nt. pars), la 5° partie d'une chose.
En Droit, on nomme tiers quiconque n'est point partie
dans un acte : on l'oppose à Vayant-cause. On appelle : tiers opposant, celui qui, n'ayant point été partie dans une contestation jugée, prétend que la sentence ou l'arrêt lui porte préjudice, et s'oppose à l'exécution; tiers saisi, celui entre les mains du(|uel on a fait une saisie, une opposition; tiers détenteur, celui qui est actuellement possesseur d'un bien sur lequel une personne autre que celle dont il le tient a une hypothèque ou un droit quclconaue.
Tiers arbitre. Voy. arbitrage.
T'iers consolidé, nom sous lequel on a désigné la rente réduite au tiers et dont le payement fut garanti par l'Etat après cette réduction. Voy. rente.
Tiers étal ou simplement le Tiers, nom donné autrefois en France à la classe uourgeoise, qui venait au 3" rang, après la noblesse et le clergé (Voy. tiers état au Bict. d'Hist. et de Géogr.). — Consulter Aug. Thierry, Histoire de la formation et des progrès du tiers état (^1853), et le Recueil des monuments inédits de l'histoire au tiers état.
Tiers ordre, nom que l'on donne aux séculiers qui s'attachent à un ordre religieux sans renoncer à la vie civile, et qui suivent une règle à part, qu'on appelle la tierce (ou troisième) règle. On connaît surtout les tiers ordres de St-François, des Carmes, de St-Augustin, etc.
Tiers-point. En Architecture, on nomme ainsi le point de section qui est au sommet d'un triangle équilatéral. — Dans l'usage, tiers-point se dit surtout de l'arc brisé, improprement appelé ogive.
TIGE (du lat. tibia), support commun des organes des végétaux, feuilles, fleurs et fruits, qui sont destinés à vivre hors de terre. La tige existe chez toutes les plantes, sauf les Algues, les Champignons et les Lichens ; à travers toutes ses transformations, le caractère qui persiste et la définit, c'est qu'elle porte des organes aiipcndiculaires (ou les cicatrices que laisse leur chute) disposés régulièrement suivant des lois rigoureuses [Voy. phyllotaxie) : ces organes sont des feuilles ayant à leur aisselle un Iwurgeon. Le rudiment de la tige existe dans l'embryon de la graine, c'est la gemmule. — On distingue des liges aériennes, des tiges rampantes et des tiges souterraines ou rhizomes [Voy. ce mot). Au point de vue de la direction, on divise les liges en : dressées ou verticales ; ascendantes, qui se redressent après être restées horizontales ; nutanles, ayant le sommet penché ; décombantes, couchées, rampantes, qui sont couchées et émettent des racines d'espace en espace ; grimpantes, qui s'élèvent en s'appuyant sur les corps voisins ; volubiles, qui s'enroulent autour des corps. Au point de vue des ramifications qu'elles présentent, on distingue des tiges sîw/p/cs, comme les s/ipes des palmiers; rameuses, qui se divisent en branches, et alors l ensemble des ramifications est la cime, et la partie non ramifiée, le tronc. — La tige jeune est formée, chez les Dicotylédones, d'un épidémie recouvrant une écorce qui enferme un cylindre central. Ce dernier présente un cercle de faisceaux libéro-ligneux à bois interne, entourant une moelle. Quand la lige vieillit, elle s'épaissit par le jeu d'une assise génératrice libéro-ligneuse ; il se produit chaque année des anneaux de bois qui permettent de déterminer l'âge de la plante. A la périphérie de la tige se forme une assise génératrice qui exfolie l'épiderme et produit ce que l'on a|)pelle le liège [Voy. ce mot). La tige des Monocot ylédones, en général, ne s'épaissit pas: elle présente un grand nombre de faisceaux libéro-ligneux disséminés sans ordre dans le cylindre central. — La fonction principale de la tige est de conduire la sève ascendante dejjuis la racine jusqu'aux feuilles (par les vaisseaux du bois), et la sève élaborée depuis les feuilles jusqu'aux organes de la plante qui sont en voie de croissance (parles vaisseaux du liber); elle sert aussi à soutenir dans l'air les feuilles.
En Agriculture, on appelle haute tige un arbre fruitier tenu en espalier, dont la tige est très élevée, et demi-tige celui dont la tige est basse.
En Généalogie, on appelle tige ou souche le premier père duquel sont sorties toutes les branches d'une même famille,
TIGELLE, une des parties de l'embryon dans la graine. Elle donne par son développement la partie de la tige située au-dessous des cotylédons, c.-à-d. l'axe kypocotylé.
TIGETTE (dim. de tige), ornement d'Architecture, dit aussi caulicole. Voy. ce mot,
TIGRE, Felis tigris, genre de Mammifères, de l'ordre des Carnassiers, famille des Félidés, est à peu près de même
TIGRIDIE