‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1592 sur 1729 · TIMBRE · texte numérisé non relu

TIMBRE

TIXGR

(l'uii instrument ou d'une voix; 2° le son d'une cloche, d'une lame métallique, etc., dont l'intonation peut être appréciée ; ">" la double corde en boyau placée contre la peau intérieure du tambour, qui vibre avec elle et le fait mieux résomier.

On appelle d'une façon générale jeu de timbres une sorte de réduction des anciens carillons composée autrefois d'un certain nombre de calottes hémisphériques, plus récemment de lames de métal de différentes dimensions,

ttouvant donner une cch(!lle ciiromatique plus ou moins ongue, et mises en vibration soit directement à l'aide d'un ])etit maillet, soit au moyen d'un clavier. Les jeux de liml>res ont été parfois employés au théâtre, dès le xvni= siècle.

TiuimE, marque imprimée par l'Etat sur le papier dont la loi oblige à se servir pour certaines écritures, comme les actes authentiques, les titres de propriété, les livres et ell'ets de commerce, les contrats, les actes de procédure, les quittances dans les services publics, et même pour cerlanies impressions, telles que les affiches, ete. On appelle papier timbré ou marqué le papier marqué d'un timbre. On distingue : le T. de dimension, qui s'emploie pour Ijule espèce d'actes aulhenlicjues, pour les expéditions,

Quittances, etc., et dont le prix, qui est fixe pour chaque imension, est en raison de la grandeur du papier employé : ce timbre s'applique en noir; le T. j^roportiotmel, en usage pour les elfets de commerce, lettres de change, billets à ordre, etc., et dont le prix varie suivant les valeurs auxquelles il est destiné ; il est frappé à sec, sans encre [timbre sec^ ; le T. « l'extraordinaire, qui s'applique sur les papiers présentés par les particuliers euxmêmes; sur les actes oui auraient dû être écrits sur papier timbré et sur les effets cie commerce qui dépassent 20000 fr., il s'applique en noir. — Depuis 1859 il existe des timbres mobiles qui peuvent s'appliquer sur les effets de commerce, les quittances, etc.

Chaque timbre porte son prix. Ce prix est : pour le T. de dimension, de 60 c. la demi-feuille, 1 fr. 20 la feuille entière de petit papier, 4 fr. 80 la feuille de moyen papier, 2 fr. 40 celle de grand papier, 3 fr. 60 celle de grand registre; pour le T. proportionnel des effets tic commerce, de 5 c. par 100 fr., sans décimes; pour les affiches, timbres mobiles de 6 c. par feuille jusqu'à 12 décim. et demi carrés, de 18 c. jusqu'à 25 décim. carrés, de 24 c. jusqu'à 50. La perception de l'impôt du timbre est confiée aux agents de l'administration de l'Enregistrement et des Domaines ; de nombreux bureaux de distribution sont établis dans les différents quartiers de Paris et dans tous les cantons de la France. — La contravention aux lois sur le timbre est punie : pour le timbre de dimension, d'une amende de 62 fr. 50, décimes compris; pour le timbre proportionnel, d'une amende de 6 pour 100, plus 2 décimes 1/2 (Loi du 5 juin 1850). La contrefaçon des timbres de l'Etat est punie par la réclusion ou les travaux forcés et la dégradation civique. Voy. contrefaçon.

Justinien est le premier qui ait établi, l'an 538 de J.-C, une espèce de timbre, qu'on appelait protocole, parce que celte marque ne paraissait alors que sur la première feuille des actes. Après avoir été introduit en Espagne et dans les Pays-Bas en 1553, le papier et le parchemin timbrés s'étendirent en Allemagne, en Autriche, en Angleterre, puis en France en 1655; cependant ce ne fut qu'en 1673 que deux déclarations successives l'établirent délinilivcment. Une loi du 11 nivôse an iv établit la distinction du timbre fixe ou de dimension et du timbre proportionnel. Les journaux et autres feuilles périodiques ont été soumis de bonne heure à l'obligation du timbre : le décret du 6 mars 1848 les en avait affranchis; mais ils y furent soumis de nouveau i)ar la loi du 27 juillet 1850. Toutefois le décret du 28 mars 1852 restreignit cette obligation aux journaux politiques et en exempta les journaux et écrits relatifs aux arts, aux sciences et à l'agricullure. Alwli pour toutes espèces de journaux, en septembre 1870, le timbre a été en quelque sorte rétabli en 1871 par la création de l'impôt sur le papier.

On appelle encore timbre la marque particulière que chaque bureau de poste imprime sur les lettres qu'il lait partir, pour indiquer le lieu et le jour du départ, et sur celles qu'il reçoit, pour constater le jour de l'arrivée. — Depuis 1849, l'administration des |X)stes fait graver des timbres-poste au moyen desquels chacun jieut affranchir soi-même ses lettres en les collant sur l'enveloppe. L'An-

gleterre nous avait précédés dans cette utile innovation. L'usage des timbres-poste est auj. adopté chez toutes les nations sans exception.

TIMBRE, t. de Blason, ornement extérieur de l'écu. On appelle timbrer des armes couvrir la partie supérieure de l'écu des ornements qu'on a le droit d'y ajouter. Le timbre le plus fréquent est le heaume ou casque.

TIMIER, le Sorbier des oiseleurs.

TIMMIA, genre de Mousses, qui a donné son nom à un groupe des Timmiacées, caractérisé par une coiffe cucullée ; une urne symétrique à sa base; le péristome double.

TIMON (du lat. tetno), longue pièce de bois qui fait partie du train de devant d'un chariot, d'un carrosse, et aux deux côtés de laquelle on attelle les chevaux; les chevaux ainsi attelés sont appelés timoniers. — Le timon d'une charrue est cette longue pièce de bois à laquelle sont attachés le manche et le soc de la charrue.

Dans la Marine, on donnait autrefois le nom de timon a la barre du gouvernail. On appelle encore timonerie le lieu situé près du mât d'arlimon, où se trouvent la roue du gouvernail, les liabilacles, les compas de route, les horloges, etc. Le chef de ce détail est le maitre de timonerie : il est chargé de tout ce qui a rapport aux signaux, sondes, loch, etc. On nomme timonier l'homme qui tient la barre ou la roue du gouvernail. Tous les matelots indistinctement sont exercés à diriger la barre, mais les hommes chargés des compas et des signaux forment à bord des bâtiments de guerre une spécialité. Ce sont eux qu'on appelle du nom de timoniers.

TIMSA, nom marocain de certaines Menthes.

TIN, morceau de bois de longueur et de grandeur variables, sorte de billot que les Charpentiers de marine emploient comme support, garniture ou soutien pour inainlenir une pièce de bois ou la quille d'un navire pendant qu'on la travaille.

Tix, synonyme de thym.

TINAMOU, Tinamus, genre d'Oiseaux, que l'on range tantôt parmi les Gallinacés à la suite des Tétras, tantôt et plus souvent parmi les Echassiers, famille des Macrodactyles. Ce sont des oiseaux de l'Amérique méridionale, assez semblables aux Perdrix, qui vivent en petites troupes dans les forêts ou dans les hautes herbes, se nourrissant de graines, d'insectes et de vermisseaux. Ils volent bas et avec vitesse. Les principales espèces sont le Tinamou magona [T. crypturiis), du Brésil et de la Guyane, le T. ynambui [T. nothurus], de Buenos Aires, et le T. isabelle [T. rhynchotus), du Paraguay.

TINCTORIALES (substances). Voy. teinture.

TINE (du lat. tina), petit vaisseau en forme de cuve allongée, dont on se sert pour porter la vendange de la vigne au pressoir ou pour transporter de l'eau.

TINEA, nom latin scientifique de la Teigne.

TINÉIDES (du g.-type Tinea), tribu de Lépidoptères, de la famille des Nocturnes, renferme des insectes dont le corps a une forme presque linéaire. Les chenilles, rases cl munies de 16 pattes en général, vivent cachées sous une toile soyeuse ou dans l'intérieur des parties de végétaux dont elles se nourrissent, mais se fabriquent le plus souvent, avec les matières qu'elles rongent, des fourreaux qui leur servent de domicile. Quoique très petits, les Tinéines sont des insectes très destructeurs : ils dévorent les étoffes de laine, les fourrures, les crins, les collections d'histoire naturelle : certaines espèces habitent les ruches et s'y nourrissent du miel; d'autres recherchent le blé, les végétaux. — La tribu des Tinéides comprend plus de mille espèces, formant au moins une cinquantaine de genres. Les plus connus sont les genres Teigne {Tinea], Alucile, Adèle, Chaidiode, Œcophore, etc.

TINELIER, nom français des Ardisia.

TINETTE (dimin. de tiné], vaisseau de forme à peu près conique, plus étroit du bas que du haut, fait de douves reliées de cerceaux, ayant du côté le plus large deux espèces d'oreilles, chacune percée d'un trou pour y passer un bâton, afin d'en arrêter le couvercle. Les tinclteâ servent à mettre diverses sortes de miarchandises et particulièrement les beurres. — Les Vidangeurs se servent aussi de tinettes.

TING-HIANG, nom chinois du girofle.

TINGIS, Tingis, genre d'Insectes, de l'ordre des Hémiptères, famille des Géocorises, tribu des Membraneuses, renferme des espèces qui, pour la plupart, vivent sur les plantes, en piquent les feuilles et y produisent quelquefois

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