‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1591 sur 1729 · TIMBRE · texte numérisé non relu

TIMBRE

taille que le lion, mais plus mince, plus bas sur jambes: il a la ti'le plus petite et arrondie, la queue très longue. Le Tigre royal ou T. ordinah-e a le pelage jaune-fauve en dessus, blanc en dessous, tigré, c.-à-d. marqué de bandes irrégulières et transversales, qui sont noires. Le poil est ras ; la queue est couverte d'anneaux alternativement noirs cl jaunes, avec le bout noir. La femelle, appelée tigresse, ne diffère en rien du mâle, ni pour la taille, ni |K)ur le pelage. Le Tigre se trouve surtout dans l'Asie méridionale et dans les îles de la Sonde. Sa force prodigieuse, jointe à «a férocité, en lait la terreur des pays qu'il habile. Il est susceptible d'être apprivoisé, et devient familier avec ceux qui le nourrissent : toutefois il paraît plus méfiant et plus portidc que le lion. La chasse du tigre est très dangereuse. Sa peau est très estimée, et fournit une des plus Ixîlles fourrures.

On appelle : Tigre d Amérique ou T. noir, le Jaguar; T. des chasseurs, le Guépard ; T. chat, le Serval, l'Ocelot; T. des Iroquois ou T. rouge, le Couguar; T. loup. l'Hyène ; T. marin, un Phoque.

TIGRIÔIE, Tigridia, genre de la famille des Iridacées, renferme des plantes bulbeuses, originaires du Mexique. La T. queue de paon [T. pavonia) a des feuilles cnsiformes, une hampe verte, haute de 0 m. 40, terminée par une spatlie verte, qui, en s'ouvrant, livre passage à de grandes fleurs de couleur écarlale et tigrées o\\ tachetées de jaune, qui s'épanouissent le matin et se flétrissent avant le soir; ces fleurs se composent d'un tube cylindrique auquel adhèrent 6 pétales inégaux, les 5 extérieurs grands et ovales, les 5 inférieurs plissés et petits. — La Tigridie a été introduite en Europe en 1785.

TILBURY, mot anglais qui s'emploie dans notre langue pour désigner un petit cabriolet léger, à deux places et ordinairement découvert.

TILDE, petit signe qu'on met en espagnol sur la lettre « (ù) et qui lui donne le son de gn français : doua, hogano, se prononcent dogna, hogagno. — En portugais, fi communique un son nasal aux voyelles sur lesquelles il est placé.

TILIA. nom latin botanique du Tilleul.

TILIACÉES (du g.-type Tilia. Tilleul), famille de plantes Dicotylédones dialypétales à ovaire supère, voisine des Malvacées. se compose d'arbres et d'arbrisseaux à feuilles altenies ou rarement opposées, simples, pourvues de deux stipules ; à fleurs axillaires ou terminales, solitaires, nues ou accompagnées de bractées, diversement groupées ; à étamines nombreuses groupées en faisceaux : fruit capsulaire à plusieurs loges, contenant plusieurs graines, ou drupe monosperme par avortement. La plupart des Tiliacces habitent les régions intertropicales du globe : elles abondent en sucs mucilagineux qui leur donnent des propriétés émollienles, modifiées dans quelques-unes par la présence de matières astringentes et de résines améres. — La famille desTiliacéesse divise en Tiliées, Brownlowiées, Prockiées, Elieocaipées.

TILL. dépôts diluviens d'Angleterre, de nature argileuse et d'une puissance énorme, caractérisés par la présence d'un grand nombre de blocs de toute espèce, souvent étrangers à la contrée.

TILLAC ;du Scandinave thilia. parquet), nom donné, en Marine, au ^\wn\, au plancher découvert qui fait l'étage supérieur d'un navire. On emploie plus souvent cette dénomination sur les bâtiments de commerce que sur les vaisseaux de guerre.

TILLANDSIE. Tillandsia, genre de la famille des Broméliacées, renferme des plantes herbacées américaines épipliytes ou saxicoles; à feuilles étroites ou ensiformes; à fleurs en grappes. La T. usnéoïde, vulg. Cheveu du roi, fournit un crin végétal dont on fait des cordes, et qui sert à garnir les matelas et les meubles. La T. recourbée du Pérou s'emploie contre les hémorroïdes. La T. utriculée devient, par la forme de ses feuilles, une sorte de réservoir où s'amassi; l'eau de la rosée et des pluies, et qui peut offrir dans les déserts une boisson rafraîchissante. La Caraguate est une espèce de Tillandsie.

TILLE (du lat. tilia), peau mince et lisse, qui se trouve entre lécorce et le bois du tilleul, peut servir à fabriquer des cordes. — On donne aussi le nom de tille ou de teille à l'écorce du chanvre. Vog. teu-lage.

TILLETIA, genre de Champignons, de la famille des l'stilaginées. Le Tilletia caries est la cause de la carie ilu froment. Les spores de cette piaule sout tuées par une im-

mersion de quelques heures dans le sulfate de cuivre à un demi pour 100.

TILLEUL, Tilia, genre type de la famille des Tiliacées, et le seul genre indigène de cette famille, se compo^ d'arbres de moyenne grandeur, à feuilles alternes, simples, en forme de cœur; à petites fleurs blanches ou jaunâtres, d'une odeur suave, disposées en grappes pen<lantes à l'extrémité d'un pédoncule allongé, soude à une bractée inférieure qui prend un grand développement : le fruit est une petite noix ronde, velue, indéhiscente, uniloculaire, à i ou 2 graines. Le T. sauvage ou Tillau [T. sylvestris) est un arbre de 15 à 20 mètres, dont l'écorce est épaisse, crevassée; le bois, blanc, coriace, léger; les rameaux, im peu anguleux dans leur jeunesse ; les feuilles, légèrement pubescentes en dessous, munies d'une petite touffe de poils à la base des ner%ures; les fleurs, odorantes, d'un blanc jaunâtre. Le T. de Hollande ou des jardins ( T. grandifolia) a des feuilles plus molles, plus velues, plus grandes, à dentelures inégales ; des fleurs qui paraissent un mois plus tard; des fruits plus gros et ovales. Le T. argenté [T. argentea), très répandu en France, a des feuilles vertes en dessus, blanches et cotonneuses en dessous. Il est originaire de l'Amérique. On cultive encore chez nous les T. platyphyllos, ulmifolia, pan-ifolia. — Le Tilleul est surtout propre à l'ornement des promenades : on en fait de belles allées. Son bois brûle bien et pourrait servir à la charpente, mais il est surtout recherché par les sculpteurs et les luthiers ; il fournit un charlxjn excellent pour la fabrication delà poudre à canon et la peinture; la peau cachée sous son écorce {tille) sert à fabriquer des cordes, des câbles, des toiles et du papier d'emballage ; les fleurs, du tilleul passent pour antispasmodiques. La sève contient une assez grande quantité de sucre; elle peut fournir, par la fermentation, une liqueur vineuse assez agréable. — Le tronc du tilleul parvient quelquefois à une gi-osseur très considérable.

TILSTOKE, nom donne, en Angleterre, aux schistes de l'étage silurien.

TIMBALES (de l'ital. timballo), sorte d'instrument de musique composé d'une peau tendue sur un bassin demisphérique, et dont on joue en percutant la peau au moyen des deux baguettes dont le bout est généralement garni de feutre. Des vis placées autour du bassin servent à changer l'intonation en tendant plus ou moins la peau. Un orchestre symphonique est généralement pourvu d'une paire de timl)ales, blousées (selon l'expression consacrée) par le même instrumentiste ; quelquefois il en comporte un plus grand nombre. Les timbales, d'origine orientale, semblent avoir été importées en Europe vers le moyen âge : jusqu'au commencement du xix' siècle elles furent employées surtout comme accompagnement des fanfares de trompettes dans la cavalerie. l>es carabiniers, les cuirassiers et les guides ont eu longtemps des timbaliers. C'est aussi du temps de Lulli qu'elles prirent à l'orchestre une place de plus en plus importante jusqu'à nos jours.

Depuis quelques années on fabrique en Allemagne des timbales chromatiques. L'instrument primitif garde sa forme ordinaire, mais il est muni d'un appareil de pédales

3ui permet à l'instrumentiste de changer très vite l'accord es timbales, et même d'exécuter des gammes chromatiques dans un mouvement assez rapide. Ce nouvel instrument est appelé à rendre de grands services dans l'orchestre.

En Cuisine on appelle timbale une croûte en pâtisserie de forme cylindrique et de grosseur variée et que l'on garnit de macaroni, nouilles, viandes, quenelles, truffes, etc.

TIMBRE (du lat. tympanum. du gr. Tja-ravov), sorte de cloche immobile, qui n'a point de battant, et qui est frappée par un marteau placé en dehors. C'e-^t souvent au moyen d'un timbre que les horloges et les pendules sonnent les heures. On se sert aussi de timbres pour remplacer les sonnettes d'appartement, pour appeler les domestiques, etc.

TIMBRE. En Acoustique, ce mot désigne une qualité des sons qui permet de distinguer deux sons de même hauteur, provenant de deux instruments différents. Ces sons ont la même période vibratoire, mais ils sont produits jiar plusieurs mouvements super|X)sés dont chacun donnerait un hai-monique du son principal ; le timbre dépend du nombre et de l'intensité relative de ces harmoniques. Voy. sox et

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