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' TIRAILLEURS, soldats d'infanterie disposés suivant des
lignes minces, à intervalles plus ou moins grands les uns
' des autres, qui engagent l'action et sont appuyés par les
I réserves au moment décisif de l'assaut. — L'institution des
I tirailleurs remonte aux guerres de la République : mais,
! avant cette époque, leur office était rempli par ce qu'on
! appelait les chasseurs à pied, les enfants perdus, etc.
I En 1811, Napoléon 1*"^ organisa jusqu'à '20 régiments de
I tirailleurs; ils furent licenciés en 1815. Sous la Kcslau-
! ration, on s'occupa beaucoup, en théorie, de la tactique des
t tirailleurs: l'ordonnance du 4 mai 1831 posa des règles à
! cet égard. En 1840. on donna d'alwrd le nom de tirailleurs
' aux bataillons armés de carabines qui ont été appelés depuis
! chasseurs d'Orléans ou de Vinccnnes. chasseurs à pied.
I Voy. CHASSEURS. — .\près 1870, le comljatàles tirailleurs,
un peu négligé par nous dans cette guerre, fut remis eu
homieur et prit im développement considérable dans les
règlements ae manœu\Tes : on l'a régularisé et il constitue
auj. la phase initiale de toute action d'infanterie.
TIRANT. C'est proprement le cordon que l'on tire |X)ur ou>Tir ou fermer une bourse. On donne encore ce nom : 1° à une pièce de bois qui tient en état les deux jambes de force du comble d'une maison ; 2° à une barre de fer attachée à une poutre, et dont l'extrémité porte un œil qui reçoit une sorte d'ancre pour prévenir l'écartement du mur ; 3° à des morceaux de cuir placés des deux côtés du soulier, qui servent, à l'aide de boucles, de cordons ou d'agrafes, à attacher la chaussure sur le cou-de-pied, etc. Tirant d'eau. C est la quantité dont un navire s'enfonce dans l'eau, mesurée depuis le bas de la quille jusqu'à la flottaison [Voy. ce mot). Le tirant d'eau est marqué, à l'avant et à l'arrière, par des dulfres placés sur l'élrave et sur létambot.
TIRASSE, engin prohibe. La tirasse est un grand traîneau que les braconniers traînent la nuit dans les champs et avec lequel ils prennent perdrix et cailles.
C'est aussi im clavier de pédale d'orgues qui n'a [wint de sommier particulier, et qui ne parle qu'en accrochant les notes de la basse du clavier à la main.
TIRE- BALLE, instrument assez semblable au tire-bouchon, dont on se sert pour décharger les fusils, et qui se termine par un double ci-ochet; on lui donne aussi le nom de tire-hourre. — On donne également ce nom à un instrument de Chirurgie destiné à extraire les Iwlles dans certains cas de plaies d'armes à feu. Ce sont ordinairement de longues pinces à branches entre-croisées, dont les mors se terminent par de petites cuillers; tels étaient Valphonsin et le bec-d'âne, dont on se servait autrefois: le tribulcon de Percy, etc. Ou emploie surtout aujourd'lini des espèces de curettes dans lesquelles ou fixe la balle au moyen d'une tige d'acier nui glisse dans une cannelure pratiquée sur le manche ae l'instrument. Voy. tire-
FOXD.
TIRE-BORD, inslniment en bois, à vis et à écrou, en>ployé dans les chantiers de construction de la Marine pour faire revenir à sa place le bordage d'un bâtiment qui s'est écarté.
TIRE- BOUCHON, sorte de vis métallique qui tient à un anneau ou à un cylindre de bois ou de métal et qui sert à enlever les lx)uchons des bouteilles. Il y a des tire-bouchons de toutes les formes et de toutes les dimensions. Ouelques-uns forment levier, d'autres sont armés d'un robinet pour vider, sans ôter le bouchon, les bouteilles qui renferment un hquide gazeux.
TIRE-BOURRE. Voy. tike-balle et mocsseros.
TIRE- FOND, se dit : l" d'un anneau de fer qui se termine par une vis, et qui sert à soutenir au plafond un lustre, un dais, un ciel de lit, etc. ; '2° d'un iiistnmient de même forme qui sert aux Tonneliers pour élever la dernière douve d'mi tonneau, afin de la laire entrer dans la rainure : on l'appelle aussi tirtoir.
Les Chirurgiens nomment tire-fond un instrument destiné à pénétrer dans les corps étrangers qu'il faut extraire.