‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1595 sur 1729 · TISSU · texte numérisé non relu

TISSU

p. ex. dans une pièce d'os sciée par le trépan, et à se fixer dans leur substance assez fortement pour les amener au dehors. On remploie à l'extraction des i)alles lorsqu'elles sont fixées dans un os et inaccessibles aux doigts et aux pinces.

TIRE-LIGNE, petit instrument termnié par deux lames d'acier à pointe mousse, qui se resserrent plus ou moins au moyen d'une vis, et qui sert aux dessinateurs pour tirer des lijirnes plus ou moins Unes. On peut I'ada|)ter à un coînpas.

TIRELIRE (p. tire-liard, parce qu'on n'en pourrait l'.rcr les pièces de monnaie qu'une à une), petit vase de t.Tie ou d'autre matière, en forme de boîte ou de tronc, ayant une fente en liaut, par où l'on met des pièces de inannaie pour en faire une petite réserve. On casse la tirelire lorsqu'elle est pleine, ou bien on l'ouvre à l'aide d'une clef.

TIRE-LISSES, tringles de bois qui, dans les métiers 9 gaze, servent à faire baisser les lisses après qu'elles ont été levées.

TIRE-PIED, courroie ou lanière de cuir dont les cordonniers, selliers et autres ouvriers qui travaillent en cuir se servent pour affermir leur ouvrage sur un de leurs genoux, quand ils travaillent.

TIRET, petit trait horizontal qui, dans un dialogue, indique le changement d'interlocuteur. — Dans les livres modernes, le tiret indique quelquefois, comme ici, que l'on passe d'un sujet à un autre. — On emploie aussi le nom de tiret comme synonyme de trait d'union.

TIRETAINE (de l'espagn. tiritana), sorte de droguet ou de drap grossier, moitié laine et moitié fd, dont on faisait grand usage autrefois, et qu'on fabriquait surtout dans le pays de Grenade en Espagne. Voy. breluciie.

TIREUR. Dans les Fabriques d'étoffes de soie façonnées ou brochées, on nomme tireur l'ouvrier qui tire les iils servant à faire la (igure ou le broché des étoffes. — Dans les Fonderies de plomb pour les armes à feu, le tireur est l'ouvrier qui tire de la chaudière le plomb fondu, et qui le verse dans des moules pour en former des dragées ou des balles.

On appelle tireur d'or et d'argent un artisan qui tire l'or et l'argent, qui le fait passer de force à travers les trous des filières. Ces trous vont toujours en diminuant de grosseur, ce qui réduit le métal en filets très longs et très déliés, que l'on nomme fils d'or ou d'argent, ou or trait, argent trait.

En termes de Banque, tireur se dit de celui qui crée, tire une lettre de change, c.-à-d. qui donne ordre de payer et qui signe la traite; on a' .2.'.z tiré celui qui doit la payer. Voy. letthe de change.

Tireuse de cartes. Voy. cartomaxcie.

TIRE-VEILLES, cordages de filin blanc, garnis de nœuds d'espace en espace, et quelquefois revêtus de drap, que l'on attaciie au haut de la muraille d'un bâtiment pour aider et soutenir ceux qui montent à bord d'un vaisseau par l'escalier ou qui en descendent. On donne aussi le nom de tire-veilles aux garde-corps placés de chaque côté du beaupré, et même à celui des barres de cabestan.

TIRIBA ou JASECSE. Voy. peurucme.

TIROIR. Outre son acception ordinaire, ce mot s'emploie, dans les Arts, pour désigner : 1° un cylindre ou rouleau de bois, garni de dents fines et petites, qui fait partie de la machine à friser les étoffes ; 2» une pièce importante des machines à vapeur à double effet, organe mobile qui ouvre et ferme alternativement l'admission de la vapeur dans les cylindres. On distingue le tiroir de Watt, dit aussi long tiroir ou tiroir en D, le ti7'oir normal ou à coquille do Murray, le tii'oir à avance et recouvrement de Clapeyron, etc.

En Litléi-ature, on appelle pièces à tiroir les pièces de théâtre dont les scènes sont presque indépendantes les unes des autres et ne sont rattachées que par une intrigue msignifiante. Tels sont les Fâcheux de Molière et la plupart des Revues que les petits théâtres donnent à la fin de chaque année.

TIRTOIR ou TIRETOIRE, outil dont les Tonneliers se servent pour faire entrer à force les derniers cerceaux des futailles. C'est \me espèce de levier garni d'un crochet avec lequel on saisit les cerceaux.

Les Dentistes donnent ce nom à une espèce de levier dDnt ils se servent pour extraire les incisives et les racines da la mâchoire inférieure.

TIRZA, 267» petite planète, trouvée le 27 mai 1887 par Charlois à Nice. Voy. planètes.

TISANE (du \at. ptisana, du gr. itTiaivri, eau d'orge), nom donné d'abord par llinpocraie à la décoction aqueuse d'orge plus ou moins réduite par l'évaporation , a été depuis étendu à tous les médicaments liquides aqueux, contenant, en petite quantité, des infusions de substances médicamenteuses que l'on administre par verres dans la plupart des maladies. La plupart des tisanes ne sont que des boissons délayantes, uniquement bonnes pour rafraîchir le malade, ou provoquer la sueur et aider l'action des médicaments plus actifs. — H y a aussi des tisanes composées, qui renferment des substances médicamenteuses et qui sont réservées pour des indications spéciales, telles sont la T. de Fellz, la décoction blanche de Sydenham, les T. purgatives et sudorifiques, etc. Ces tisanes, autrefois très renommées, ne sont plus guère employées auj.

Voy. APOZÈME.

Tisane de Champagne, vin de Champagne renfermant moins d'alcool et plus léger que le vin ordinaire

TISIPHONE (nom mythol.), genre de Serpents, de la famille des Vipéridés et voisin des Crotales, que quelquesuns font rentrer dans le genre Trigonocépliale, a jwur type la Vipère brune de la Caivlinc (T. cuprea), dont le venin est très redoutable.

TISSAGE. Voy. tissu cl tisserand. — Le fabricant qui fait tisser une étoffe remet au tisserand sa chaîne et sa trame; mais le poids, la longueur et le nombre des fils de la chaîne, le nombre des fils de trame à introduire par unité de surface du tissu, les longueur et largeur de la pièce à fabriquer étant essentiellement variables, le règlement du prix de façon dii à l'ouvrier donne souvent lieu à des difficultés avec le patron. Il en est de même pour le bobinage, au sujet de la quantité de fil livré en écheveaux à l'ouvrière pour être enroulé sur des bobines. La loi du 7 mars 1850 a eu pour objet de remédier à cet état de clioses. Un décret du 20 juillet 1853 a étendu les prescriptions de cette loi à la coupe des velours de coton, ainsi qu'à la teinture, au blanchiment et à l'apprêt des étoffes.

TISSERAND (jadis tisserenc, de lissier [du lat. texarius] et du suffixe enc d'origine germaniq.), ouvrier qui tisse, c.-à-d. qui croise et entrelace les fils dont se composent les étoiles. Cette o])ération, qui, dans l'origine, se faisait à la main, s'exécute aujourd'hui à l'aide d'un métier dit métier de tisserand [Voy. métier). Le lin, le chanvre, le coton, la laine, la soie sont également susceptibles d'être tissés, ce qui fait donner à toutes ces matières le nom de textiles. — On appelle proprement tisserand l'ouvrier qui fait de la toile; on nomme : T. drapant, celui qui tisse le drap et les autres étoffes de laine ; T. en soie, en basin, en f'utaine, etc., celui qui fait les étoffes de soie, de basin, de futaine, etc. (Foî/. toile, drap, métier, etc.) — Consulter Falcot, Traité de la fabrication des tissus, et Loreniz et Jullien, Manuel du tisserand.

La corporation des tisserands avait pour patron St Biaise ou St Roch. Les statuts, qui datent de 1281, furent renouvelés en 1586, 1608 et 1640.

En Ornithologie, Vieillot a donné le nom de Tisserands à la 11<' famille de ses oiseaux sylvains : il y comprend les genres Loriot, Ictérie, Carouge, Troupiale, (Mssique, etc.

TISSERIN, Ploceus, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux conirostres, famille des Fringillidés, renferme des oiseaux exotiques qui doivent leur nom à l'art avec lequel ils tissent leurs nids : ces nids sont tantôt de forme pyramidale, tantôt en alambic, ou roulés en spirale ; les matériaux qu'ils y emploient sont des joncs, de la paille, des feuilles, de la laine, des brins d'herbe. Les Tisserins vivent en troupes nombreuses. Ils se nourrissent de céréales et de bourgeons. La plupart des espèces habitent l'Afrique, les Indes orientales et l'Amérique. Le Tisserin capmore (c.-à-d. tête de nègre), du Sénégal, a le corps jaune-orangé, avec les ailes noires, ainsi que la tête et la gorge. On distingue en outre le T. à tête rouge, de l'île de France, le T. nelicouroi, de l'Inde, le T. toitcnamcouroi, ou Gros-Bec des Philippines. — Voy. répubi.ii:aix.

TISSU (du V. fr. tislre, lisser), nom donné à toutes sortes d'étoffes, rubans et autres ouvrages semblables, laits de fils entrelacés sur le métier avec la navette, dont les uns. étendus en longueur, forment lu chaîne, et les autres en travers forment la trame. On distingue : les tissus simples, comme toiles, calicots, mousselines, batistes, etc.;

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