‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1607 sur 1729 · TRAGEDIE · texte numérisé non relu

TRAGEDIE

divise en deux braïuhos, iiomnu'os bronches {Voy. ce mot), lesquelles s'éearteiit l'une de l'autre |)our pénétrer dans les poumons. La tracliée se eompose de 10 à '20 arceaux carlilaiçineux placés les uns au-dessus des autres et retenus par une membrane • élastique et fibreuse ; les extrémités de cliaque areeau sont jointes i)ar des fdjres musculaires qui complètent le cercle ; à linlérieur est une muqueuse qui présente de nombreux follicules. — Par elle-même la tracbce n'a guère de maladies qui lui soient propres, mais elle participe souvent à celles des parties avoisinantes, notamment à la broncbite et à la laryngite : on appelle trachéite l'inflammation de la trachée.

En Entomologie, on nomme trachées les organes resniraloires des insectes : ce sont des tui)es aérifères, dont les orifices, ou stigmates, s'ouvrent sur les parties latérales du corps de l'animal.

En Botanique, on appelle trachées les vaisseaux spirales du bois ; la memltrane de ces éléments ligneux présente un épaississement interne en spirale. Ces vaisseaux sont imparfaits, c.-à-d. non perforés. Ils sont avec les vaisseaux annelés les premiers développés dans le faisceau ligneux.

TRACHÉENNES, 2" ordre de la classe des Arachnides, dans la classification de Latreille, renferme ceux de ces animaux qui respirent par des trachées. Il correspond aux Phrynéides, aux Scorpionides, aux Solpugides ou Galéoaides et aux Phalangides.

TRACHÉITE. Voy. trachée.

TRACHÉLIDES (du g.-lyiHî Trachelia), 5° famille de l'ordre des Coléoptères hétéromères, comprend 0 tribus dites : Lagriaires, Pyrochroïdes, Mordeliones, Anthicides, Horiales et Cantharidies ou Vésicanls : cette dernière est souvent considérée comme une famille à part.

TRACHÉLIE, Trachelia, genre d'Infusoires ciliés, de forme allongée, que l'on range parmi les Trichodiens. Voy. ce mot.

TRACHÉOCÈLE (de xpaysîa, trachée, et x^jX-r), tumeur), tumeur dont le jiomt de départ est la trachée.

TRACHÉOTOMIE, opération qui consiste à ouvrir le canal aérien appelée trachée, pour remédier à des accidents d'asphyxie. Voy. dko.nciiotomie. On pratique très fréquemment la trachéotomie, en Chirurgie vétérinaire, contre la paralysie des muscles laryngiens, qui provoque l'affeclion vulgairement désignée sous le nom de cornage.

TRACHINOTE, )X)isson scombéroïdc. Voy. ce.ntroxote.

TRACHINUS, nom latin scientifique des poissons du genre Vive. Voy. ce mol.

TRACHYDE, Trac/iys, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille des Serricornes (Stcrnoxes) , tribu des Buprestides. Le T. pygmée [T. minuta) se trouve dans les environs de Paris : sa larve vit dans la tige des plantes, où elle se nourrit de tissus ligneux; elle se glisse quelquefois entre les deux lames de l'épidémie des feuilles, de la substance pulpeuse desquelles elle fait sa nourriture.

TRACHYTE [du gr. xpayûç, rude), roche éruptive microlithique, composée d'une pâte poreuse, rude au toucher, constituée par un enchevêtrement de microlilhes d'orlhose et par une quantité plus ou moins grande de matière vitreuse et de microlithes de bisilicates ferromagnésiens. Dans cette pâte, dont les éléments ne peuvent être distingués qu'au microscope, sont englobés de gros cristaux de sanidine et souvent aussi de feldspaths tricliniques, de biolite, etc. Les trachytes, dont les domiles ne sont qu'une variété, constituent soit des coulées, soit des dômes, qui ont vu le jour à l'époque tertiaire, et jouent un nMe considérable dans l'orographie de l'Auvergne, des bords du Rhin, en Hongrie, en Italie.

TRACTION (du lat. tractio). L'allongement d'une barre soumise à une traction quelconque se déduit de son coefficient d'élasticité, c.-à-d. du rapport de l'allongement par mètre exprime en milhmètres à la charge en kilogrammes par millimètre carré. Les déterminations expérimentales ont surtout élc faites par Wertheim. Voy. élasticité.

TRADESCANTIE (de l'Anglais Tradescant), Tradescantia, genre de la famille des Commélinées, se compose de plantes herbacées d'Amérique, d'Asie et d'Afrique. La T. de Virginie (T. virpinica), dite vulg. Ephémère, est une johe plante herbacée vivace, à tiges droites, à feuilles étroites et pointues; à fleurs en ombelle, d'un bleu violacé, dont les sépales sont velus extérieurement : ces fleurs ne durent qu'un jour. Il existe des variétés de diverses couleurs. C'est sur cette espèce que l'on a observé le premier

exemple et le plus curieux du mouvement inlercellulaire protoplasmique ; les poils staminaux se prêtent également à l'observation de la division du noyau. Le contenu des cellules qui constituent les poils du filet de Panthère est ime masse pleine de gi-anulalions en mouvement; les décharges électriques les groupent autour d'un point, puis les tuent et arrêtent tout mouvement.

TRADITION (du lat. tradilio). C'est, en Droit, l'action de livrer une chose. — Autrefois la tradition réelle était, en général, nécessaire jiour transférer la propriété. Aujourd'hui la propriété est transférée par le seul consentement des parties (sauf, en matière immobilière, la nécessité de la transcription pour rendre la vente opposable aux tiers) : la tradition n'est nécessaire que lorsqu'il s'agit de choses qui s'apprécient au poids, au nombre ou à la mesure, ou de choses in génère, p. ex. tant d'hectares de terre à prendre en Algérie.

Par extension, le mot tradition s'applique à la transmission des faits purement bistoritiues qui, sans aucune preuve authenlicjue, se sont conserves en passant de bouche en Ijouche. A défaut de preuves écrites, la tradition peut fournir des renseignements utiles à l'historien, mais à la condition d'être contrôlée par une saine critique; il faut qu'elle soit claire, non interrompue, et qu'elle remonte à des temps voisins des événements [Voy, insTornE). — La tradition est. avec l'Ecriture sainte et les décisions de l'Eglise, la base de la religion chrétienne.

Outre la tradition orale, on admet quelquefois une tradition écrite, témoignage que les livres publiés successivemcMit d'âge en âge rendent sur quelque point imjxjrtant, en se confirmant les uns les autnïs.

TRADUCTION (du lat. traduclio), version d'un ouvrage dans une autre langue que celle où il a clé écrit. Les noms d'un grand nombre de traducteurs sont devenus célèbres. On peut citer entre autres : Amvot, qui a traduit Plutarque; Vaugelas, Quinle-Curce ; "Brébeuf, la Pharsale; Mme Dacier, \' Iliade et VOdyssée; Perrot d'Ablancourl, dont les traductions élégantes furent appelées les Belles infidèles; l'abbé Prévost, l'abbé d'Olivet, traducteurs de Cicéron ; Delille, le traducteur de Virgile; St-Ange, traducteur d'Ovide: Burnouf, traducteur de Tacite; Dureau de la Malle, traducteur de Tile-Live ; Letourncur, qui nous a fait connaître le théâtre de Shakesj)earc ; Sacy, Guéroult, Ricard, l'abbé Auger et, de nos jours, J.-V. Le Clerc, Cousin, Bigiian, etc.; à l'étranger, Dryden, Pope, Voss et tant d'autres [Voy., dans le Dict. d'ilisl. et de Géogr., l'indication des meilleurs traducteurs à l'article de chaque auteur original). — Ou a réuni dans de vastes collections les traductions des auteurs classiques : telles sont, entre autres, la collection des auteurs latins de Panckoucke, la collection Nisard, etc.

TRAGACANTHA (c.-à-d. en grec épine de bouc), piaule.

Voy. ASTIIAGALE.

TRAGÉDIE (du gr. TpavwS'la, chant du bouc; parce que, chez les Grecs, dans les concours de poésie, le bouc, animal consacré à Bacchus, était, dit-on, le prix décerné à la meilleure tragédie), poème dramatique ordinairement divisé en plusieurs actes, qui oITre une action importante, propre à exciter la terreur ou la pitié, et qui se termine ordinairement par un événement funeste, qu'on appelle la calasti'ophe.-

La tragédie, chez 1(!S Grecs, naquit au milieu des fêtes de Bacchus. Pour varier la monotonie des hymnes chantés par le chœur eu l'honneur du dieu, Thespis ajouta au chœur un personnage qui débitait des récits devant le peuple ; Phrynichus, Chœrilus, Pratinas, profitant de cette première idée, introduisirent le dialogue et varièrent les sujets : la tragédie était inventée. Elle atteignit la perfection avec Eschyle, Sophocle et Euripide (499-400 av. J.-C). A mesure que l'action prit de l'importance, le rôle du chœur diminua : il finit par être réduit à celui de simple spectateur. — La tragédie romaine ne fut qu'une imitation de la tragédie grecque. On n'a que des fragments fort incomplets des plus anciens tragiques latins, Livius Andronicus, Pacuvius et Accius, qui vivaient sous la république : les dix pièces attribuées à Sénèque sont les seuls monuments qui nous restent de la tragédie latine.

Chez les modernes, la tragédie ne reparut qu'à l'éiwquc de la Renaissance et par dos traductions ou aes imitations des tragédies antiques. On trouve bien, du xrii= au xvi" siècle, quelques essais en langue vulgaire, surtout en Italie; mais la première tragédie régulière esiÏASophonisbe, composée

TRAGELAPHE

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