‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1606 sur 1729 · TRACHÉE · texte numérisé non relu

TRACHÉE

TOURNISSE, nom donné, en Cliarponloric, aux polcaux qui servent de remplissage dans les jouées de lucarnes, dans les cloisons où il y a des croix de St-André, des décharges, etc.

TOURNOI (de tournoyer), fêle publique et militaire en nsa^e au temps de là clicvalcrie, où l'on s'exerçait soit à pied, soit à cheval, à plusieurs sortes de combats, et où il V avait un grand concours de princes, de seigneurs et de chevaliers qui se disputaient les prix en champ clos. Les épreuves principales étaient : les joutes, où deux chevaliers seulement couraient l'un sur l'autre \w\ir rompre une lance; les quadrilles, où l'on comljatlait par escadrons de 4, 8. 12 cavaliers ou davantage; les castiltes, ou simulacres de siège; les trépignées. qui offraient l'image d'une mêlée furieuse. Les armes ordinaires étaient des bâtons ou des cannes, des lances sans fer ou à fer rabattu, des épées sans tranchant, nommées gracieuses ou courtoises. Cependant on se servait quelquefois de lances à fer émoulu, de haches et de toutes les armes de bataille : celles-ci s'appelaient armes à outrance. Des juges de camp vediaient à l'observation des règlements; ces prix étaient décernés par les dames. On attribue à un certain Geoffroy de Ueuilly, gentilhomme tourangeau, la rédaction des premiers règlements usités, en France, dans les tournois. — Les tournois sont issus de la chevalerie, et ils disparurent avec elle. On cite encore, au xvi« siècle : les tournois tlu fameux camp du Drap d'or, sous François V' '15'20;; le tournoi de la |Mirte St-Antoine, à Paris, où Henri 11 fut blessé mortellement par Montgomery (1559), et celui où Charles 1\ fut blessé par le duc de Guise (1571]; mais ce furent les derniers. Voy. «uanniLi.i:.

TOURNOIS (livbe). Voy. livre.

TOURTE ^du lat. torta], sorte de pâtisserie qu'on fait cuire dans un vase de métal destiné à cet usage, et dans l'inlérieur de laquelle on met des viandes, des fruits, des confitures, etc.

TOURTEAU (de tourte], nom donné au résidu des graines oléagineuses, de certains fruits ou autres matières dont on a exprimé les sucs: les lourleanx de |)alniisle, de ricin sont un excellent engrais; les tourteaux de graine de lin, d'arachide, de sésame et de colza |)euvent s'employer pour la nourriture des bestiaux et |)our celle des chevaux. — En termes de Blason, tourteau se dit des figures qui oont en forme d(' disque.

Sur les cVttes de Normandie, on donne le nom de Tourteaux aux Crustacés du genre Platycarcin.

TOURTEREAU, jeune Tourterelle.

TOURTERELLE. Turlur, nom donné à plusieurs espèces du genre Colombe (Voy. ce mol). Les Tourterelles se distinguent des l'igeons par une taille plus j)etite, plus fine et plus délicate; jiar leur tète |>elile, leur plumage presque toujours couleur café tendre, avec un collier de couleur plus foncée. Le chant de la tourterelle est un roucoulement triste et plaintif. Cet oiseau habite dans les parties sombres et retirées des liois. Il s'apprivoise facilement et |)eut s'élever en cage. En liberté, les tourterelles volent ordinairement deux à deux, le màle et la femelle : aussi sont-elles le symiiole de la fidélité conjugale. — On mange les tourterelles comme les pigeons.

TOUSSAINT (i-a). c.-à-tl. la Fête de tous les saints. Voy. ce mol au Dict. d'Hist. et de Géogr.

TOUTE-BONNE, nom vulgaire de la Sauge orvale ou 5. sclarce (Salvia sclarea) et de VAnsérine sagitlée [Chenopodium bonus Uenricus).

TOUTE- ÉPICE. nom vulgaire du Piment de la Javiaïgue et do la yiclle de Crète.

TOUTE-SAINE, nom vulgaire de VUypericum Androsaemum.

TOURTRE, forme vieillie du mot Tourterelle.

TOUX (du lat. tussis). La toux consiste en expirations sui>ites. courtes et fréquentes, par lesquelles l'air, en juissant rapidement par les bronches et la trachée, produit un bruit sonore et |iarliculicr; pondant ces expirations, la glotte se ferme ou se rétrécit considérablement. La loux a pour objet l'expulsion (les corps étrangers introduits du dehors ou développés à l'intérieur des voies aériennes. On distingue la toux : en sèche ou humide, selon qu'elle est ou non accompagnée de crachats; en idiopathique ou symptomatique, selon qu'elle existe seule ou qu'elle esl liée à une maladie des organes respiratoires. La toux sèche attaque spécialemcut les peisomics irritables et nerveuses : [

elle se produit souvent par quintes : on oppose à cette sorte de toux les antispasmodiques et les narcotiques. La toux humide se traite comme le rhume, dont elle esl l'effet. On appelle en général béchiqucs les substances ou préparations propres à calmer la toux.

Toux f'érine ou convulsive. Voy. coocelcciie. TOXASTER, genre d'Echinides fossiles, de la famille des 1 Spatangidés : test cordiforme, couvert de lins tubercules; I Ijouche subcentralo, anus jtostérieur ; ambulacres légère- I ment pélaloïdes, l'antérieur logé dans un sillon profond. 1 — Les Toxasters ap|iartieiment aux étages crétacés infé- ; rieurs.

TOXICOLOGIE (du gr. TO?:xôv, poison, et Xôyo;, discours), partie de la Médecine qui s'occupe des poisons. C'est une branche importante de la médecine légale : elle s'occupe non seulement de classer les |)oisons, d'en étudier les effets et de déterminer les moyens propres à combattre les accidents de l'empoisonnement, mais encore elle est appelée à éclairer la justice dans les cas d'emjioisonnement criminel. Voy. roisox, elc.

TOXINES, nom donné aux substances, encore mal définies, que sécrètent les bactéries pathogènes et qu'elles dif- ! fusent soit dans l'organisme, soit dans les milieux artificiels sur les<juels on les cullivc. Les propriétés jibysiologiques de ces toxines ont été mises ))articulièiement en évidence j)ar les importants travaux des D" Roux et Yersiu eu France, sur la toxine de la diphtérie; de Bcliring et Kita- : salo en Allemagne, sur celles de la diphtérie et du létanos. La toxine diplitérilique est l'une des mieux connues. l'our ; les besoins de la vaccination du croup, on la prépare nuj. '■ en grandes quantités, par le procède lloux et Ycrrin. Ce I procédé consiste à cultiver le bacille de la diphtérie 7>. i de Lœffler] dans du bouillon, dans un courant d'air humide à 37". Au bout d'un mois, le bouillon est filtré : le liquide limpide qui s'écoule est riche en toxine; mélangé à un peu d'iode et inoculé aux chevaux, il provoipie I dans leur sang la formation d'antitoxine : l'animal est I immunisé et peut fournir le sérum antiiliphlériquc (pieni- ■ ploie la sérumthérapie. \ oi/. sÉiajiTiiiiiuiME.

TOXIQUES, substances vénéneuses qui jouent le rôle de poison. Voy. ce mot.

TOXOCÈRE, Toxoceras, genre de Mollusques céphalo- ', podes, de l'ordre des Tenlaculil'ères, famille des Aminonii dées : coquille à cloisons ramifiées, à lobe et à siphon i dorsal, qui a la forme d'une corne ou d'un arc, et ne se I courbe jamais assez |xiiir former une spire. Les Toxix'ères \ ne se trouvent qu'à l'étal fossile, de l'étage bajocien à l'étage apticn.

i TOXOTES, poisson. Voy. arcfier.

I TRABAN (en allem. Trabant, de trahen, trotter], nom i donné, dans les régiments suisses, à des soldats vêtus à j l'espagnole, armés d'une erande hallebarde et d'un estoc, i et dont la fonction était d'accompagner le capitaine dans toutes les actions de la guerre cl de veiller à sa défense. TRABÉE(du lat. trabea], nom donné, chez les Romains, à une robe de cérémonie qui dillerait selon les personnes. Les triomphateurs jtortaient une trabée de pourpre bro«lée d'or. La trabt'e des prêtres était de j^urpre ; celle des augures, de |»ourprc et d'écarlate; celle des chevaliers était d'un fond blanc et rayée de bandes de pouqire tissues dans l'étoffe. La trabée était plus courte que la toge.

TRABUCAYRES, nom donné, en Espagne, aux partisans [guerrillcros] armés du trabuco, espèce d'espingolc ou de tromblon.

TRABUCOS, sorte de cigares de la Havane, gros et court, comme le tromblon (en esp. trabuco].

TRACANOIR. sorte de dévidoir à l'aide iluquel les Tireurs d'or et d'argent mesurent les fils d'or et d'argent pour leur donner la longueur et le poids voulus : cette opération s'appelle tracaner.

TRAÇANT, se dit. en lîolanique, des racines et des tiges des plantes qui s'élemlent horizonlalement à la surface de la terre ou à peu de profondeur. On oppose les racines traçantes aux racines pivotantes, qui s'enfoncent droit dans le sol.

TRACHÉE ou TRACHÉE-ARTÈRE (du lat. trachia, du gr. Tpa/cîa, rugueuse), première partie ou tronc commun des conduits aériens : chez Ibomnic et les animaux supérieurs, c'est un canal fibro-carlilagincux et membraneux, de forme à peu près cylindrique, situé au-<levaiit de la colonne vertébrale, depuis la partie inférieure du larvnx jusqu'au niveau de la troisième vertèbre doi-sale, où il se

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