BATAILLON
4-onlre, et le baryton était alors &^^e\é' basse-taille; auj. on désigne sous le nom de basse-contre une voix qui, ayant le même timbre que la basse-taille, a moins d cfendue à l'aigu et |ilus au grave. — Un appelle basse-chantante une voix de basse dont le timbre est moins grave que <;elui de la basse-taille.
On appelle quelquefois basse le violoncelle, parce que, dans le quatuor et dans l'orchestre, cet instrument représente la partie la plus grave de l'harmonie.
BASSE-COUR. Voy. ferme.
BASSE-LISSE. Voy. lisse et tapis.
BASSET, chien courant de petite taille avant les pattes très courtes, la tète grosse et le corps très allongé. On distingue les bassets à jambes droites et les bassets à jambes torses. Ils conviennent très bien pour la chasse sous bois •où les chasseurs sont postés.
BASSETTE, jeu de cartes. Voy. pharaon.
BASSE-TUBA. Voy. tcba.
BASSIE (du prof, italien Bassi), Bassia. genre de la famille des Sapotacées, propre à l'Asie équatoriale. Ce sont des arbres lactescents, à fleurs jaunes, nutantes ou pendantes. La B. longifolia, Illipe des Indiens, est cultivée au Bengale en raison de ses usages économiques : on exprime de ses graines une huile grasse, comestible et servant à l'éclairage; les fleurs et les fruits sont comestihles: le suc laiteux de l'écorcc est employé contre les maladies de la peau; le bois est aussi dur et aussi incorruptible que le bois de tek, mais plus difficile à travailler. La li. latifolia ne le cède guère en utilité à la précédente. La li. butyracea, qui croît au Népaul, contient à l'état frais une substance analogue au beurre (beurre de Galam).
BASSIN (du celtiq. bac, creux, cavité). En Anatomie, on appelle bassin cette cavité osseuse qui termine inférieurement le tronc et qui fournit un point d'appui aux os des membres inférieurs. Le bassin se compose de 4 os irréguliei-s, larges et aplatis : le sacrum et le coccyx en arrière, et les os iliaques ou innominés, sur les côtés et en devant ; ces os sont solidement réunis par un ensemble de cartilages et de ligaments. Le basshi soutient et renferme une partie des intestins, les organes génitaux internes, la vessie et le rectum. Sa position n'est point horizontale ; il forme avec l'axe du corps un angle d'env. 140°. Le bassin de la femme est beaucoup plus large que celui de l'hoininc.
Le bassin de l'Homme dilfère de celui des autres Vertébrés par le développement considérable des os iliaques, développement rendu nécessaire par l'attitude verticale de l'Homme. Chez les Marsupiaux, le bassin offre un os particulier : cet os, situé sur le pubis et mobile, sert à soutenir la poche où ces animaux portent leurs petits. Les Oiseaux ont le bassin ouvert par devant. Les Poissons qui n'ont pas de nageoires ventrales n'ont pas de bassin; il manque aussi chez les Ophidiens.
Au point de vue géographique, on appelle bassin une région dont toutes les eaux, suivant la pente naturelle du sol, confluent vers une dépression commune. La ligne des hauteurs qui détermine la pente vers une direction donnée est dite ligne de partage des eaux. Il y a plusieui-s sortes de bassins : 1° les bassins fluviaux; 2° les bassins maritimes.
1° Bassins fluviaux. Ce sont ceux dont les eaux se ilirigent vers un même fleuve qui occupe le fond de la dépression et sert de réservoir commun. Ces bassins renferment ordinairement un certain nombre de l)assins secon- <iaires qui aboutissent au fleuve. Le Nil, depuis Assouan jusqu'à la mer, offre l'exemple d'un bassin de grande étendue et qui sur tout ce parcours ne s'enrichit d'aucun affluent. Les bassins côtiers sont des bassins fluviaux où le cours d'eau, souvent sans grande importance, aboutit directement à la mer, sans rejoindre le fleuve principal de la région. Exemple : les bassins côtiers entre Seine et Loire, Touques, Dives, Orne, Couesnon, Rance, etc.
2° Bassins maritimes. Les bassins maritimes représentent une certaine surface de l'Océan (par ex., mer du Nonl, Manche, etc.), mais il en est quelques-uns à demi fermés, comme la mer Noire, la Baltique, la baie d'Hudson, ou entièrement fermés, comme le lac dOurmiah, la mer Morte et surtout la mer Caspienne.
Dans les ports de mer, on appelle bassins de vastes réservoirs ou arrière-ports, où l'on tient les vaisseaux constamment à flot. On donne aussi ce nom à des excavations dont les bords sont revêtus de maçonnerie et l'entrée fermée par des portes étanches, destinées à recevoir les
navires a flot, puis a les mettre à sec afin de les réparer Voy. darse et korme.
BASSINET, partie de la platine des anciennes armes à feu, située au droit de la lumière et disposée de façon à recevoir la poudre d'amorce.
bassinet, poche membraneuse en forme d'entonnoir aplati, siégeant dans le hile du rein des Mammifères, formée par la réunion des calices qui y versent lurine, et aboutissant par son sommet à l'uretère.
BASSINET ou BACINET. Voy. CASQUE Ct RENONCCLE.
BASSON (de basse), en italien fagotto, instrument de musiijue, à anche, dont l'origine date du milieu du xvi« siècle. Son étendue est de trois octaves, à partir du s\\> gi-ave. Le basson possède une grande variété de timbres et peut exécuter des traits d'une assez grande vélocité. Les notes graves ont la sonorité pleine de certains jeux de l'orgue; les notes hautes ont un accent pénible et douloureux. — basson quinte (inusité de nos jours), à la quinte supérieure du précéaent. — Contrebasson, sorte de l)asson plus gi-and, qui reproduit presque entièrement à l'octave grave l'échelle du basson ordinaire. — Jeu de basson, jeu d'anches, dans l'orgue.
BASTERNE (en lat. basterna), chariot couvert et traîné par des Ixeufs, en usage chez les Romains, de qui l'usage en passa aux Franks de la X" race.
BASTIDE (du bas-lat. bastire). Voy. ce mot au Dict. d'Hist. et de Géogr.
BASTILLE (de bâtir), nom donné, au moyen âge, à tout ouvrage de fortification, désignait spécialement une célèbre forteresse située à Paris et faisant partie des remparts de Charles V. Voy. le mot au Dict. d'Hist. et de Géogr.
BASTINGAGE (de l'ital. bastinga: même orig. que bastion), filets doublés de toile peinte, établis sur le plat-bord et le long des gaillards d'un navire, de manière à y former, au moyen de chandeliers en fer et de filières, un long encaissement qui contient pendant le jour les hamacs de l'équipage. — Pendant une action, les bastingages garnis de leurs hamacs forment une espèce de rempart qui protège l'équipage contre la mousqueterie. Le bastingage a remplace l'ancienne pavesade, qui se faisait avec les boucliers ou pavois rangi's sur le bord du vaisseau.
BASTION (de bastire), saillie de forme pentagonale qui se détache sur le tracé général dune fortification bastionnée. Le bastion comporte 2 faces regardant la cam-
Fîgne, réunies aux courtines par les *i flancs. La gorge est intervalle qui sépare les extrémités des flancs et |Mir lequel on pénètre dans l'intérieur du bastion, nommé terre-plein. Suivant sa forme etsa situation, le bastion est dit régulier, irrégulier, détaché ou isolé, à orillons, lorsque le flanc est couvert par un prolon cment de la face, etc.
Le bastion tire son origine des tours dont on flanquait les enceintes au moyen âge. Il n'a été adopté qu'au xvr s. C'est seulement au xvn" qu'on a cessé de le considérer comme un ouvrage ajouté à l'enceinte.
BASTITE, var. de serpentine [Voy. ce mol) en lames jaunes chatoyantes, appelée par Ilaûy diallage chatoyant.
BASTONNADE (de bâton), punition corporelle, dont l'usage remonte à la plus haute antiquité. Elle n'avait rien de déslionorant chez les anciens, non plus que de nos jours chez les Chinois et les Musulmans. Ces derniers l'appliquent sur la plante des pieds ; les autres peuples l'administrent sur le dos. — Les Romains appliquaient la bastonnade à leurs esclaves et aussi à leurs soldats [Voy. fcstigation).
BAS-VENTRE. Voy. abdomen et vextre.
BmT. Voy. SELLE.
BATAILLE (du bas-lat. battualia, corps de troupe), choc de deux armées. Une bataille est décisive quand la victoire décide du sort de la campagne. On ajjpclle ordre de bataille la disposition relative que les armées prennent |K)ur le combat. Auiourd'hui les ordres de bataille se composent en général de deux lignes parallèles terminées par des crochets; on emploie aussi l'ordre en échelon sur une aile, ou ordre oblique. Autrefois on nommait bataille rangée une action dans laquelle les deux généraux en chef engageaient la plus grande partie de leurs forces.
BATAILLON (de l'ital. battaglione), fraction d'un corps de troupe, mii, en termes militaires, constitue l'unité tactique dans 1 infanterie et le génie. Le bataillon comprend un état-major et 4 compagnies ; il est sous les ordres d'un officier supérieur, nomme <?A«/"rfe&a<ai7/o/i ou co/«»wa»»rfrtM< [Voy. ces mots). Les bataillons d'artillerie de forteresse et de chasseurs à pied forment corps : ils ont une compositioa
BATARA