BASSE
riciiiéefi, Polyporres, Uijdnées, CJavuriécs, Thélôphotces, Ctustéroinyci'les cl Protohasidiomycrles.
BASIDIOSPORES (champignons), synonyme de basidio-
JIYCKTKS.
BASILAIRE (c.-à-d. qui sert de base], épithcle donnée, en Analoniie, au sphénoïde cl au sacrum, os situés, l'un à la base du crâne, et l'autre à celle <lc la colonne vertébrale. On appelle : vertèbre basilaire la dernière vertèbre des lombes; artère ou tronc basilaire, le tronc formé par la réunion des deux artères vertébrales, vers le bord |)ostérieur de la protubérance du cerveau, etc.
En Hotaniijue, l'embryon est basilaire quand il est loeé dans la portion du périsncrme la plus voisine du style ; le style est basilaire quana il naît de la base de l'ovaire, etc.
BAS1LÉE, plante Liliacée. Toy. eccomis.
BASILIC. Los anciens donnaient ce nom à un animal fabuleux auquel ils attribuaient toute espèce de propriétés nuisibles : c était une espèce de scorpion dont la piqûre dormait instantanément la mort, dont le regard foudroyait, à moins qu'on ne l'eût aperçu le premier; sa tète portait une couronne : d'où son nom de ûacrt^îirxoî, petit roi.
Linné a donné ce nom a. un Lézard de la Guyane, de la famille des Iguaniens, qui a sur la tète une sorte de capuchon en forme de couronne : cet animal, fort inolfensif, vit sur les arbres et se nourrit de graines ou d'insectes.
BAsrLic (du gr. pautîk'.xûî, royal), Ocimum, genre de la famille des Labiées, tribu des Ocimoïdées, renferme des plantes aromatiques, originaires des pays chauds, dont plusieurs espèces sont cultivées dans nos jardins. Le B. commun [0. basilicum), originaire des Indes, a une tige droite, légèrement velue, des feuilles petites en forme de cœur, et dentelées sur les bords; des fleurs blanches ou
Eurpurines. Le B. à petites feuilles ou B. noir de eylan, à feuilles ovales, vertes ou violettes, à fleurs charnues, petites, blanches, ne s'élève qu'à 0 m. 15 ou 0 m. 20, et forme un petit buisson; son odeur est très forte.
BASILICUM (onguent), du gr. ^aaiXivcô;, onguent sup-
[•uratif, ainsi nommé à cause des vertus qu'on lui attri- )uait; il est composé de cire jaune, d'huile d'olives, de colophane et de poix noire. On le nommait aussi onguent tétrap/iarmacon (à 4 drogues), à cause des 4 éléments dont il est composé.
BASILIQUE (du gr. ^aaiXixdî). Ce mot, oui signifie maison royale, fut d'abord, dit-on, le nom de l'édifice où l'archonte-roe rendait la justice à Athènes; chez les Romains, c'était un édifice public où les tribunaux pouvaient rendre la justice à couvert et qui servait de rendez-vous d'alfaircs aux négociants. La forme des basiliques romaines était celle d'une vaste salle rectangulaire, beaucoup plus longue que large, ornée de statues et partagée en trois nefs par deux rangs de colonnes : elles étaient précédées d'un portique et se terminaient au fond par un hémicycle. La 1" basilique fut construite au forum par Caton l'Ancien (186 av. J.-C). — Dans la suite, on donna le nom de basiliques aux premières églises chrétiennes, construites presque toutes sur le modèle des basiliques romaines. Parmi ces dernières, les plus célèbres, à Rome, sont celles de Saint- Laurent, de Sainte-Agnès et de Saint-Paul-hors-les-murs ; elles furent ensuite imitées par les somptueuses basiliques de Sainte-Marie-Majeure et de Saint-Jean-de-Latran. — En France, on remarque surtout la basilique de Saint-Sernin à Toulouse et les nouvelles églises de Saint-Vincent-de-I'aul et de Notre-Dame-de-Lorette, à Paris, qui offrent une imitation du type primitif de la basilique chrétienne. — Dans le langage ordmaire, basilique est quelquefois synonyme de cathédrale, d'église principale ou royale.
BASILIQUE (veine), du gr. paaiXixôî, ainsi nommée à cause du rôle important qu'on lui attribuait autrefois. Elle est formée de la réunion des deux veines cubitales, naît à la partie interne du pU du coude, au-devant de l'artère huméralo, monte le long de la partie interne du bras, audevant du nerf cubital, et s'enfonce dans le creux de l'aisselle, pour s'ouvrir dans la veine axillaire. C'est une des veines où se pratique la saignée du bras. — La veine médiane basilique est une des branches de la précédente.
BASILIQUES, collection de lois romaines. C'est une traduction en grec du Corpus Juris de .lustinien, augmenté de diverses Novelles ou constitutions des empereurs grecs ptst 'rieurs. Foy. basile i" au Dict. d'Hist. et de Géogr.
dASIN (dimin. de bombasin, du gr. ^aji.6âxiov, soie ou coton), étoffe croisée, dont la trame est de coton, et la chaîne, de fil ou de coton. Il y a des basins larges ou étroits;
fins, movens ou gros ; brochés, cannelés, cordelés ; les uns unis avec du poil d'un côté, d'autres à netites raies im|)erccptibles, sans poil, et d'autres à grandes raies ou Iwirres, aussi sans poil. — Les villes renommées pour la fabrication des basins sont Alcnçon, Lyon, Rouen, Toulouse, Troyes, Saint-Quentin, Cambrai. On en lire aussi de l'étranger, surtout de Suisse, de Belgique, d'Angleterre et des Indes. — Les basins rayés de Troyes sont fabriqués de lil de lia ou de chanvre, avec coton doublé et retors pour la chaîne, et tout colon pour la trame.
BASIQUE, se dit, en Chimie, d'un sel qui renferme une
Juantité de base plus grande que celle qui est contenue ans le sel neutre, formé par le même acide et la même base. Voy. base.
BAS-MÂT. Voy. mât.
BASOCHE, basochiens. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.
BAS-OFFICIER. Voy. officier.
BASQUE (langue), parlée par la population qui habile sur les deux versants des Pyrénées, les provinces espagnoles de Riscaye, de Guipuzcoa, d'Avala et de Navaire, en France, la région de Mauléon et de Rayonne. Les Basques, qui se désignent eux-mêmes sous le nom tV Escualdunacs, appellent leur langue euscuara. C'est le plus ancien idiome de l'Europe ; il n'olfre aucune ressemblance avec les autres langues indo-européennes ou sémitiques, bien qu'on ail voulu chercher son origine dans le celtique, le grec, le latin, l'hébreu, le phénicien; il a vraisemblablement élé apporté par les Ibères qui, à une haute antiquité, venus d'Afrique, ont envahi toute l'Europe méridionale.
BASQUE (littérature). Cette langue sonore et souple était admirablement appropriée à une poésie populaire. Aussi les Basques eurent-ils longtemps leurs bardes, désignés sous le nom de coblacari. Quelques chants ont été conservés d'un caractère tout primitif comme celui de Lelo, qui rappelle le passage des Pyrénées par Hannihal, et celui des Cantabres, souvenir de la lutte de l'Espagne contre Auguste. Voy. Bhadé, Etudes sur l'origine des Basques; Fr. Michel, le Pays basque.
BAS-RELIEF, ouvrage de culture formant saillie sur un fond auquel il tient, ou sur lequel on l'a appliqué. — On dislingue : le bas-relief \}ro\w . dit, dont les figures sont peu saillantes et comme aplaties sur le fond ; tels sont les bas-reliefs de J. Goujon dans la cour du Louvre cl sur la fontaine des Innocents; le demi-relief ou demi-bosse, dont les figures sortent du fond de la moitié de leur épaisseur ; le haut-relief ou plein-relief, dont les figures sont presque détachées du tond cl approchent de la rondebosse. — Les Grecs ont excellé dans la sculpture des basreliefs; ceux du Parlhénon sont encore auj. les modèles de l'art. Les Romains ont également réussi dans ce genre; on cite surtout les bas-reliefs des colonnes Trajane et Anlonine, ceux de l'arc de Titus, etc. En France, Jean Goujon excella dans le bas-relief. Plus récemment, le célèbre Thorwaldsen a exécuté pour la villa Sommariva, sur le lac de Côme, une longue frise dont le sujet est le Triomphe d' Alexandre, et qu'on a voulu rapprocher des plus beaux bas-reliefs de l'antiquité.
BASSE. On donne ce nom à la partie la plus grave de l'harmonie : c'est la partie la plus importante de toute combinaison harmonique, car c'est sur elle que se fondent les accords et que s'appuie la trame musicale. On appelle : B. continue, celle qui suit la mélodie pendant toute sa durée, sans concerter avec elle ; — Basse contrainte, celle dont la marche est strictement déterminée d'avance ou qui fait une sorte de pédale; — Basse chiffrée, celle qui est surmontée de chiffres indiquant les accords que le compositeur veut employer et qu'il n'a pas disposés luimême ; — B. figurée, une partie de basse où l'on a multiplié pour l'accompagnement les figures de notes, soit sur le même degré, soit sur des degrés différents; — B. fondamentale, une basse formée uniquement des sons fondamentaux, au'on n'écrit point, mais qu'on suppose au-dessous de cliaque accord, dont elle est comme la contre-épreuve. Si on l'écrit, on la met au-dessous de la basse ordinaire, qui prend alors le nom de basse sensible; ce moyen, imaginé par Rameau, pour s'assurer de la bonté d'une harmonie, n'est plus en usage aujourd'hui.
On donne aussi le nom de basse ou de basse-taille à la voix d'homme la plus grave, qui s'étend du second fa grave du piano jusqu'au ré hors des lignes (à la clef de fa, 5' ligne). La voix de basse était autrefois appelée basse-