‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1618 sur 1729 · TREMPE · texte numérisé non relu

TREMPE

pelit nonil)rc de Trématodes sont libres, fluvialilos et marins; la pluparl sont parasites, soit à rexlcriour du corps des MolUis(]ues, soil à l'intérieur du corps des Mollusques et dos Vertébrés : dans le premier cas, ils naissent avec la forme qu'ils doivent conserver et n'ont qu'un seul mode de reproduction : tels sont les Tristotnes et les Polustomes; dans le second, ils présentent une succession de métamorphoses accomplies dans des stations différentes, et ils présentent successivement la reproduction sexuelle et la reproduction agame : tels sont les Ùistomes.

TREMBLANTE, nom donné à une affection spéciale aux animaux de l'espèce ovine, caractérisée au début jKir des tremblements du train postérieur, et plus tard par de la paraplégie.

TREMBLE, nom vulgaire d'une espèce du Peuplier [Populus tremula], dont les feuilles tremblent au vent. Cette particularité est due à la forme du pétiole de la feuille ; ce pétiole est à sa naissance aplati dans le sens horizontal, et à son extrémité dans le sens vertical ; il en résulte une instabilité qui fait trembler la feuille au moindre vent. Voy. peuplier.

TREMBLEMENT (de trc^nbler, du lat. tremularé), agitation involontaire du corps ou des membres. Il peut, suivant sa nature ou ses causes, être général ou partiel, continu ou intermittent, spontané ou provoqué par un mouvement ou par certaines positions. Ce sont là autant de caractères servant à établir son origine. — Les empoisonnements (alcool, plomb, mercure, tabac), certaines affections du système nerveux (sclérose en plaque, paralysie générale), la sénilité sont les causes les plus ordinaires du tremblement. Le tremblement accompagne le frisson de la fièvre.

TREMBLEMENTS DE TERRE, trépidation du sol, consistant en secousses verticales saccadées, ou en oscillations horizontales, accompagnées de mouvements ondulatoires, et se traduisant quelquefois par des bruits souterrains comparables au bruit du tonnerre. Les tremblements de terre sont parfois circonscrits à une région peu étendue, comme celui d'Ischia en 1828, qui ne fut pas ressenti dans les îles voisines ; d'autres fois ils se propagent à une distance énorme, comme le fameux tremblement de terre de 17.55, qui renversa Lisbonne, et se fit sentir depuis la Martinique \usqu'cn Laponie. Non seulement les tremblements de terre renversent des villes entières, ils peuvent aussi produire des crevasses, où se perdent des rivières, ou déterminer des effondrements gigantesques, comme celui de la Calabre en 1783, qui engloutit 29 bourgs ou villages. Les causes des tremblements de terre sont multiples. Les uns ne sont que le contre -coup d'explosions volcaniques; d'autres résultent de l'effondrement souterrain de cavernes, de galeries de mines ou du toit de dépôts de gypse et de sel gemme dissous par les eaux circulantes. Enfin, et c'est le cas le plus fréquent, les tremblements de terre sont en relation intime avec les phénomènes orogéniques, ils se propagent suivant les lignes de dislocation de l'écorce terrestre. Les régions les plus fréquemment visitées par les tremblements de terre sont les bords de la Méditerranée, le littoral occidental de l'Améi-ique du Sud, le Japon, les îles de la Sonde, etc. — Parmi les tremblements de terre célèbres, on cite, outre ceux que nous avons indiqués plus haut, ceux qui désolèrent la province de Caracas en 1812, les environs d'Alep en 1822, les provinces de Murcie et de Valence en 1829, la Guadeloupe en 1845; ceux qui détruisirent les villes de Chiraz en 1853 et de Brousse en 1855, celui de la Basilicate en 1858, ceux de Casamiciola en 1883, d'Andalousie en 1884, de Ligurie en 1887, de Constantinople en 1 894. On doit de remarquables travaux sur les tremblements de terre à MM. Mallet, Suess, llœrnes, Issel, etc., et aux membres de la mission française envoyée, sous la direction de M. Fouqué, par l'Académie des Sciences pour étudier le tremblement de terre d'Andalousie.

TREMBLEUR, sorte de rhéotome {Voy. ce mot), ou appareil destiné à interrompre le courant volla'ique. Il se compose d'un électro-aimant dont l'armature de fer sert de conducteur au courant; lorsqu'elle est éloignée des pôles de cet électro-aimant, elle touche un conducteur fixe qui communique avec la pile, ce qui ferme le circuit, et le courant passe. Mais alors l'électro-aimant attire l'armature : celle-ci cesse de toucher le conducteur fixe, et le courant est interrompu. L'aimantation cesse aussitôt, l'armature revient à sa première position, et ainsi de suite; c'est donc l'oscillation ou tremblement de cette armature

qui détermine la discontinuité du courant. — C'est un Ircmbleitr qui interrompt périodiquement le courant dans la l)obine de lluhmkorlf. Dans les sonneries électriques, l'armature est munie d'un marteau qui frappe sur un timbre tant que la communication avec la pile est établie.

TREMDLEun, uom vulgaire du poisson électrique appelé Malaplérure. Voy. ce mot.

En Histoire, on connaît les Trcmbleurs des Cévcmics et les Trcmbleurs ou Quakers d'Angleterre. Voy. quakers au Dict. d'Hist. et de Géogr.

TREMBLIN, nom vulgaire de VÂmourette, vient de ce que le plus petit vent met en mouvement les pédicclles de sa paniculc.

TRÉMELLE, Tremella, genre de la famille des Champignons Basidiomycètes, renferme des espèces de forme variée, à surface tantôt lisse, tantôt recouverte d'une poussière fournie par les sporules, et qui croissent pour la plupart sur le tronc ou les branches (les arbres morts. La T. niésentérique, vulg. Feuille ou Fleur du ciel, est d'un jaune orangé, gélatineuse, membraneuse et très plissée : on lui attribuait autrefois de grandes vertus médicales.

TRÉMIE (jadis treinuie, du lat. trimodia, trois boisseaux"; à cause de sa capacité), nom donné : 1» par les marchands de blé et d'avoine à un vaisseau en forme de pyramide renversée, dont le dessus est de cuir et le dessous un treillis de fil de laiton, en sorte que les grains se criblent en passant dans la trémie pour tomber de là dans un cuvicr qui est au bas; 2° dans les moulins à farine, à une sorte d auge ou de grande cage de bois carrée, fort large par le haut, et fort étroite par le bas, qui sert à recevoir le blé à moudre et à le faire écouler peu à peu sur les meules pour le réduire en farine ; 3° à une mesure dont on se sert pour le sel. — On nomme aussi trémie une espèce de mangeoire destinée à la volaille et aux pigeons.

Dans la Construction, on appelle trémie l'espace rectangulaire compris dans un plancher entre le mur, un chcvêtre et deux solives d'enchevêtrure. Cet espace hourdé en plâtre et plâtras est destiné à porter l'àtre d'une cheminée. On appelle bande de trémie une barre de fer plat, coudée à double équerrc à ses deux extrémités et qui s'accroche aux deux solives d'enchevêtrure d'une trémie pour soutenir les plâtres des âlres de cheminée, qu'on doit toujours isoler des charpentes.

TRÉMIÈRE (rose), plante de la famille des Malvacécs. Voy. ALCÉE et passe-rose.

TR ÉMOIS, nom vulgaire du Blé de Mars, qui ne reste que trois mois en terre. — On donne aussi ce nom à un mélange de froment, de seigle, d'avoine, de pois, de vesce, etc., qui se sème pour être coupé en vert au printemps, au bout de trois mois.

TRÉMOLITE (ainsi nommée du val Tremola dans les Grisons), minéral appartenant au groupe des Amphiboles (Voy. ce mot). Elle est essentiellement constituée par un silicate de magnésium. On la trouve en longs prismes blancs non terminés dans la dolomie du St-Gothard ; on l'a rencontrée en beaux cristaux à Gouverneur (New- York). On peut rapporter à la Irémolite plusieurs variétés A'asbestc, qui semblent être une altération de ce minéral.

TREMOLO, mot italien qui signifie tremblement, désigne, en Musique, un mouvement rapide et continu sur une seule note. On obtient cet effet sur les instruments à archet en faisant aller et venir l'archet sur les cordes avec tant de rapidité que les sons se succèdent sans aucune solution de continuité.

TREMPE (de tremper], opération qui consiste à plonger dans un bain froid les métaux et leurs alliages. Tandis que certains métaux, tels que l'acier, deviennent par la trempe durs et cassants, d'autres, comme les alliages de cuivTC et d'étain, deviennent mous et malléables. L'opération de la trempe exige une grande habitude, surtout pour l'appréciation du moment où le métal est arrivé au degi'é de chaleur nécessaire. Dans la trempe de l'acier, pour éviter que l'eau crue ne donne une trempe trop vive, ce qui rendrait le métal trop cassant, on réjiand sur l'eau une couche d'huile qui s'oppose au saisissement trop prompt du métal, ou bien l'on trempe dans l'eau tiède, l'huile, la graisse, etc. On adoucit encore la trempe par l'opération du recuit ( Voy. ce mot) ; le métal se colore alors de diverses nuances : c'est ce qu'on appelle trempe paille, rouge, violette, etc. Pour obtenir la trempe dite

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