TREUIL
au paquet, on chauffe dans une cornue le fer mêlé à du cliarbon de bois; quand la cornue a atleinl la couleur rouge-hlanc, on l'ouvre et on jelle la pièce dans l'eau : il n'y a alors qu'une couche plus ou moins épaisse qui soit transformée en acier.
TREMPLIN (de l'ilal. trampellino], planche inclinée et élastique sur laquelle les sauteurs courent pour se donner de l'élan et faire des sauts périlleux.
TRENTE ET QUARANTE (JEO Bc). 11 se joue avec six jeux de cartes entit?r5. mêlés ensemble, et présentant en tout 31'2 cartes; les cartes sont tenues par un banquier: le nombre des joueurs ou poules est indéterminé. Sur le tapis sont deux cartons en losange, l'un noir, l'autre rouge. Les joueurs ayant fait leur mise, c.-à-d. placé une somme sur la couleur qui leur convient, le banquier joue d'abord pour la uoire : il découvre un certain nombre de cartes, qu'il pose l'une après l'autre au milieu de la table, jusqu'à ce qu'elles aient dépassé le nombre 50. mais sans jamais aller au delà de 40. L'as compte jxîur un point, les ligures j)our dix et les lasses cartes pour les points qui y [ sont marqués. La même opération a lieu ensuite pour la rouge. Celle des deux rangées qui approche le plus de trente et un gagne : le Iwmquier double alors les mises de la couleur gagnante. Lorsque le nombre 51 est amené, la moitié des enjeux appartient au banquier. En cas d'éga- ; lité de points, le coup est nul. !
TRENTE ET UN (jeu dc). Il se joue, suivant le nombre | des joueurs, avec un ou plusieurs jeux, dont on a retiré les basses cartes. Chaque joueur reçoit tiois cartes, une à une, et à chaque tour le iMinquier en retourne une sur le tapis. Si l'un des joueurs a trente et un dans la main, il arrête le jeu ; sinon, chaque joueur échange une carte de \ son jeu contre une des cartes retournées, jusqu'à ce que le jeu soit arrêté : on abat alors les cartes, et celui qui a le point le plus faible perd un jeton.
TRÉPAN, TRÉPANATION (de l'ital. trepano, dugr. Tpûi:avov). On nomme trépan un instrument oc Chirurgie avec lequel on perce les os, et spécialement ceux du crâne, pour donner issue aux épanchements de sang ou de pus qui se sont accumulés à l'intérieur, pour relever ou extraire certaines pièces d'os enfoncées dans les fractures de la cavité du crâne, enfin pour arrêter la carie des os longs ou pour en extraire un séquestre. L'opération s'appelle trépanation. In trépan se compose généralement d'un arbre terminé par une palette à l'une de ses extrémités, et à l'autre par une mortaise à charnière qui peut recevoir successivement différentes pièces, telles que les tiges du T. perforatif, du T. exfoliatif. des couronnes de trépan, et les accessoires tels que drilles ou porte-forets, élévatoires, leviei-s, ritgines, etc. — L'opération du trépan, qui remonte à l'époque préhistorique, est auj. remise en honneur après avoir été longtemps abandonnée à cause des revers opératoires dus à des jansements imparfaits. Avec l'antisepsie ( Voy. ce mot) le trépan donne auj. des résultats heureux, non seulement dans les traumatismes du crâne anciens ou récents, mais dans les tumeurs intracraniennes, dans l'épilepsie, etc.
TRÉPANG, espèce d'Holothurie comestible, f'oy. holothurie.
TRÉPIED (du lat. tripe»). Ce mot se dit, en général, de tout vaisseau, siège, table ou instnunent à trois pieds. Les anciens se servaient des trépieds soit pour les usages domestiques, pour y poser des lampes, des vases, soit dans les cérémonies religieuses, pour y brûler des parfums dans les temples et pendant les sacrifices, pour y conserver l'eau lustrale dans les temples ou l'eau commune dans les habitations. — Le trépied était aussi, chez les anciens, un siège sacré sur lequel les prêtres se mettaient |)our rendre des oracles : on appelait spécialement trépied sacré ou prophétique celui sur lequel la prêtresse d'.^pollon à Delphes donnait ses réponses.
TRÉPOINT ou TRÉTOixTE (pour trois points), bande de cuir mince que les Cordonniers, les Cotfretiers, les Bourreliers, etc., mettent entre deux cuirs plus épais ou deux semelles qu'ils veulent coudre ensemble, afin de soutenir la coutini'.
TRÉSETTE ou tré-sept (pour trois-sept], (ren de la), ainsi nommé à cause de l'importance qu'on y donne aux nombres trois et sept. Il se joue à 4, comme le whist, avec un jeu entier dont on a extrait les huit, les neuf et les dix. Le trois est la plus forte carte: viennent ensuite le deux, l'as, le roi, la dame, le valet, le sept, le six, le
cinq et le quatre. La partie est de -21 points, qui résultent des |K)ints qu'on a dans la main et des levées qu'on fait en jouant. Le trois, le deux et l'as d'une même couleur s'appellent napolitaine et valent trois points. Une napolitaine suivie de 7 cartes de même couleur s'appelle calladondrion et fait gagner d'emblée ; suivie de trois cartes pareilles, elle s'appelle calladon et fait gagner également. TRÉSOR (du lat. thésaurus). Le Code civil définit le trésor « toute chose cachée ou enfouie sur laquelle personne ne peut justifier sa propriété ». — « La propriété d'un trésor appartient à celui qui le trouve dans son propre fonds. S'il est trouvé dans le fonds dautrui. il appartient par moitié à celui qui l'a découvert et au propriétaire du fonds » (art. 598, 716).
Trésor public, lieu où l'on renferme les sommes provenant des impôts et autres revenus de l'Etal. Les Athéniens renfermaient leurs revenus dans la citadelle, sous la garde de trois magistrats nommés Taixtai, ou ils les déposaient dans les temples des dieux : le trésor commun des Grecs était dans le temple de Delphes. A Rome, le trésor public [aerarium) était sous la garde de deux (luesteurs; sous les empereurs, on distinguait le trésor public et celui du prince ou fisc [Voy. fisc). — En France, le trésor pubhc est auj. déposé au Ministère des finances. Napoléon 1" avait créé en 1806 un Ministère du trésor : ce ministère fut supprimé en 1814.
Caisse centrale du Trésor public, étAhïi^ement formé pour faire le service du Trésor public, et en même temps pour faciliter la circulation des capitaux au moven de mandats qu'il délivre sur tous les départements, en échange des versements qui lui sont faits, et en acquittant pour le compte des trésoriei-s-payeurs généraux les mandats qu'ils ont été autorisés à tirer sur le Trésor. Voy. boss du